La révolution française

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Description des illustrations

Illustration  
L’image représente Louis XVI en habit royal bleu à fleurs de lys dorées, cape d’hermine et couronne posée sur un coussin, le visage grave tourné vers la droite. À ses côtés se tiennent un noble en manteau rouge brodé et un membre du clergé en soutane noire, tous deux impassibles. En face, un paysan en tenue simple porte un sac marqué « IMPÔTS », le visage marqué par la fatigue. À l’arrière-plan, une foule en colère brandit des outils devant des bâtiments en flammes. Un philosophe des Lumières, probablement inspiré de Voltaire, Rousseau ou Montesquieu, lève un doigt vers un parchemin où figurent les mots « LIBERTÉ ÉGALITÉ ». Un édifice classique avec colonnes et fronton domine le fond, évoquant les institutions en crise.

La crise de l'Ancien Régime
La crise de l’Ancien Régime s’explique par un ensemble de facteurs politiques, économiques, sociaux et culturels qui fragilisent la monarchie française au XVIIIe siècle. Sur le plan politique, la monarchie absolue incarnée par Louis XVI se heurte à une contestation croissante des privilèges et à l’aspiration des élites éclairées à une participation plus large au pouvoir. Sur le plan économique, les finances royales sont minées par les guerres coûteuses, notamment la guerre d’indépendance américaine, et par une fiscalité inégalitaire qui pèse surtout sur le tiers état. Sur le plan social, la noblesse et le clergé conservent des privilèges qui apparaissent de plus en plus injustes face aux revendications du tiers état, composé de bourgeois, artisans et paysans. Sur le plan culturel, les idées des philosophes des Lumières comme Voltaire, Rousseau ou Montesquieu diffusent une critique de l’absolutisme et promeuvent des valeurs de liberté, égalité et souveraineté populaire. La crise se manifeste par des tensions croissantes, des révoltes fiscales et frumentaires, et l’incapacité de la monarchie à réformer ses institutions. L’échec des tentatives de réforme, notamment lors de la convocation des États généraux en 1789, précipite l’effondrement de l’Ancien Régime et ouvre la voie à la Révolution française.

L’image représente Louis XVI assis sur un trône doré au centre d’une vaste salle solennelle aux colonnes classiques. À sa droite se tiennent les représentants du clergé, vêtus de robes ecclésiastiques et coiffés de mitres, certains tenant des croix ou des livres saints. À sa gauche se trouvent les membres de la noblesse, en habits aristocratiques ornés de broderies et de perruques poudrées. En face du roi, les délégués du tiers état sont regroupés autour de tables couvertes de cahiers de doléances, habillés de vêtements simples aux tons bruns et gris, certains tenant des feuilles ou levant la main. L’atmosphère est tendue, les visages sont graves, annonçant les débats à venir. La lumière naturelle filtre par les hautes fenêtres, accentuant le contraste entre les dorures du trône et la sobriété des représentants du peuple. Cette scène illustre le moment fondateur de la convocation des États Généraux en 1789, prélude à la rupture de l’Ancien Régime.
La convocation des Etats Généraux
La convocation des États Généraux en 1789 marque un tournant décisif dans la crise de l’Ancien Régime. Face à l’aggravation des difficultés financières et à l’incapacité de réformer la fiscalité, Louis XVI décide de réunir cette assemblée qui n’avait pas été convoquée depuis 1614. Les États Généraux regroupent les représentants des trois ordres, le clergé, la noblesse et le tiers état, afin de discuter des réformes nécessaires et de trouver des solutions à la crise. La préparation de cette réunion entraîne la rédaction des cahiers de doléances, où chaque ordre exprime ses revendications et ses critiques contre les privilèges et les injustices. Le tiers état, fort de son poids démographique et animé par les idées des philosophes des Lumières, réclame une véritable représentation et une réforme politique profonde. La convocation des États Généraux ouvre ainsi la voie à la confrontation entre les ordres, à la proclamation du Serment du Jeu de Paume et à la naissance de l’Assemblée nationale, prélude à la Révolution française.
Cette scène représente une assemblée solennelle du XVIIIe siècle, probablement liée à un moment fondateur de la Révolution française. Au centre, un orateur emblématique se tient debout, vêtu d’un habit clair, les bras ouverts dans une posture d’adresse publique. Devant lui, des députés en costume d’époque écoutent avec attention, certains tenant des documents, dont un particulièrement mis en évidence, suggérant une déclaration ou un texte juridique majeur. L’architecture imposante, avec colonnes et balustrades, évoque la salle du Club des Jacobins ou celle de l’Assemblée nationale. À l’arrière-plan, une foule nombreuse renforce la gravité du moment, témoignant d’un événement historique marquant, tel que la proclamation des droits ou un vote décisif. L’ensemble illustre la tension politique et l’élan républicain qui caractérisent les débuts de la Révolution française.
La création de l'Assemblée nationale
La création de l’Assemblée nationale en juin 1789 constitue un moment fondateur de la Révolution française. Devant le refus du clergé et de la noblesse de siéger avec le tiers état, les députés de ce dernier, menés par des figures comme Emmanuel-Joseph Sieyès et Honoré Gabriel Riqueti de Mirabeau, décident de se proclamer représentants de la nation. Le 17 juin 1789, ils affirment que l’Assemblée nationale détient seule le pouvoir législatif et qu’aucune autorité ne peut s’y opposer. Cette décision traduit la rupture avec l’ordre ancien et l’absolutisme incarné par Louis XVI, en affirmant la souveraineté du peuple. La création de l’Assemblée nationale entraîne rapidement des actes symboliques comme le Serment du Jeu de Paume, où les députés jurent de ne pas se séparer avant d’avoir donné une constitution à la France. Cet événement marque la fin de la légitimité exclusive de la monarchie et ouvre la voie à la transformation radicale des institutions.
L’image représente l’assaut de la Bastille le 14 juillet 1789, avec en arrière-plan la forteresse massive aux tours cylindriques et aux murs de pierre fissurés, symbole de l’absolutisme monarchique. Une foule de révolutionnaires composée d’artisans, de commerçants et de membres du tiers état se presse au premier plan, armée de piques, de mousquets et de sabres, dans une atmosphère de fumée et de chaos. Au centre, un jeune insurgé coiffé d’un bonnet phrygien rouge brandit une pique, entouré d’un autre homme tenant le drapeau tricolore bleu-blanc-rouge, emblème de la Révolution. À ses côtés, une femme en bonnet blanc exhorte la foule, tandis que des hommes en tricornes et vestes sombres avancent avec détermination. Les soldats en uniforme bleu, fidèles au roi, tentent de résister mais sont submergés. Le ciel est chargé de nuages sombres et de fumée, accentuant la tension dramatique. La scène évoque la capture du gouverneur Bernard-René de Launay, bientôt exécuté, et symbolise la chute du pouvoir arbitraire de la monarchie et le début du soulèvement populaire.
La prise de la Bastille
 Le 14 juillet 1789 est un événement majeur de la Révolution française. La forteresse, symbole de l’absolutisme et du pouvoir arbitraire de la monarchie, est assiégée par les Parisiens en quête d’armes et de poudre pour défendre la ville. La tension est alimentée par la présence de troupes royales autour de Paris et par le renvoi de Jacques Necker, ministre populaire auprès du peuple. Les insurgés, composés d’artisans, de commerçants et de membres du tiers état, parviennent à s’emparer de la forteresse après plusieurs heures de combat. Le gouverneur de la Bastille, Bernard-René de Launay, est capturé puis exécuté par la foule. La chute de la Bastille devient immédiatement un symbole de la fin de l’arbitraire royal et de la victoire du peuple contre l’absolutisme. Elle marque le début d’un mouvement révolutionnaire irréversible et sera célébrée comme la fête nationale française.
L’image représente une scène solennelle de l’Assemblée nationale durant la nuit du 4 août 1789, moment clé de la Révolution française. Au centre, un député debout, probablement Jean-Baptiste Chabroud, lève le bras pour proposer l’abolition des privilèges. Autour de lui, plusieurs figures parlementaires, dont Armand de Vignerot du Plessis, sont assises ou en mouvement, exprimant leur soutien par des gestes affirmés. Tous portent des habits du XVIIIe siècle : redingotes sombres, gilets blancs, cravates et perruques poudrées. La salle est vaste, soutenue par des colonnes classiques, baignée d’une lumière chaude qui accentue les visages et les expressions de détermination. À l’arrière-plan, une foule de députés observe ou participe, incarnant l’élan collectif vers la fin des privilèges féodaux. Le style pictural évoque la peinture historique réaliste, avec des tons bruns et ocres, une composition centrée sur l’action parlementaire, et une atmosphère dramatique soulignant la rupture avec l’Ancien Régime.
La nuit du 4 août
La nuit du 4 août 1789 est un moment décisif de la Révolution française marqué par l’abolition des privilèges. Réunis à l’Assemblée nationale, les députés prennent la décision de mettre fin aux droits féodaux, aux privilèges seigneuriaux et aux exemptions fiscales dont bénéficiaient la noblesse et le clergé. Sous l’impulsion de figures comme Jean-Baptiste Chabroud et Armand de Vignerot du Plessis, les propositions se succèdent et aboutissent à un vote qui supprime les privilèges héréditaires, les droits de chasse, les dîmes et les redevances féodales. Cet acte symbolise la volonté de construire une société fondée sur l’égalité civile et la fin des distinctions juridiques entre les ordres. La nuit du 4 août consacre ainsi la rupture avec l’Ancien Régime et ouvre la voie à la rédaction de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, qui sera adoptée quelques semaines plus tard.
L’image représente la naissance de la nouvelle France en 1789. Au centre, des citoyens en habits révolutionnaires se rassemblent devant une façade néoclassique évoquant l’Assemblée nationale, surmontée d’un drapeau tricolore. À droite, la Bastille est en flammes, symbolisant la chute de l’Ancien Régime. À gauche, des nobles déposent leurs titres et insignes, illustrant l’abolition des privilèges lors de la nuit du 4 août. En arrière-plan, une carte des départements nouvellement créés évoque la réorganisation territoriale. L’atmosphère générale mêle détermination et espoir, incarnée par des visages tournés vers l’avenir, des bras levés, des documents brandis et des armes tenues haut. Cette composition illustre la transition vers une monarchie constitutionnelle, la souveraineté populaire et les principes de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen.
Une nouvelle France
Une nouvelle France naît à l’été 1789 avec la Révolution. Les institutions de l’Ancien Régime sont progressivement démantelées et remplacées par des structures fondées sur la souveraineté nationale et l’égalité civile. La création de l’Assemblée nationale puis l’adoption de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen consacrent des principes universels de liberté, d’égalité et de fraternité. Les privilèges féodaux abolis lors de la nuit du 4 août ouvrent la voie à une société où les distinctions juridiques entre ordres disparaissent. La monarchie absolue incarnée par Louis XVI est désormais encadrée par une constitution en préparation, marquant la transition vers une monarchie constitutionnelle. La nouvelle France se définit aussi par une réorganisation administrative et territoriale, avec la création des départements et la mise en place d’une justice plus uniforme. Sur le plan symbolique, la prise de la Bastille et les grandes journées révolutionnaires affirment la puissance du peuple comme acteur politique. Cette nouvelle France est donc à la fois une rupture avec l’Ancien Régime et le début d’un projet politique inédit, fondé sur la participation citoyenne et la recherche d’un ordre social plus juste.
Une foule de révolutionnaires en armes envahit la cour du palais des Tuileries dans une atmosphère de chaos et de tension. Les insurgés, coiffés de bonnets phrygiens rouges et vêtus de vestes bleues ou brunes, brandissent des piques, des mousquets et des drapeaux tricolores. Au centre, un jeune homme lève le bras droit en signe de ralliement tandis qu’il tient une baïonnette dans l’autre main. À ses côtés, un autre insurgé agite une épée, tous deux incarnant la ferveur populaire. La façade du palais, de style classique, est partiellement masquée par des volutes de fumée noire qui s’échappent des fenêtres brisées. Des soldats en uniforme bleu à parements rouges, identifiables comme membres de la garde suisse, tentent de résister mais sont submergés. L’un d’eux, en uniforme rayé et béret bleu, est frappé à terre. En arrière-plan, le bâtiment monumental des Tuileries domine la scène, tandis que le ciel chargé de nuages sombres accentue la gravité du moment. Cette scène illustre l’insurrection du 10 août 1792, marquant la chute de la monarchie française et la fin du règne de Louis XVI, prélude à la proclamation de la République par l’Assemblée législative le 21 septembre.
La chute de la Monarchie
La chute de la monarchie française se produit le 10 août 1792 lors de l’insurrection parisienne contre le pouvoir royal. Les tensions accumulées depuis la fuite de Louis XVI et son arrestation à Varennes en juin 1791, ainsi que la défiance croissante envers la monarchie constitutionnelle, nourrissent un climat explosif. La guerre contre l’Autriche et la Prusse, les difficultés économiques et la peur d’une trahison du roi accentuent la colère populaire. Les sections parisiennes, soutenues par les fédérés venus de province, marchent sur le palais des Tuileries. Après des combats violents, la garde suisse est écrasée et le roi est contraint de se réfugier auprès de l’Assemblée législative. Cet événement marque la fin de la monarchie en France et ouvre la voie à la proclamation de la République le 21 septembre 1792. La chute de la monarchie symbolise la rupture définitive avec l’Ancien Régime et l’affirmation de la souveraineté populaire.
La scène représente la Convention nationale sous la République jacobine, dominée par les Montagnards. Au centre, Maximilien Robespierre se tient debout derrière un pupitre en bois, vêtu d’un manteau brun et d’un jabot blanc, le bras droit levé dans un geste d’orateur. À sa gauche, Georges Danton arbore une expression grave, vêtu d’un manteau rouge sombre, la main gauche glissée dans son habit. À sa droite, Jean-Paul Marat tient une feuille de papier, le regard tourné vers la foule, vêtu d’un manteau brun et d’une chemise blanche ouverte. Derrière eux, une bannière rouge porte l’inscription « RÉPUBLIQUE JACOBINE » en lettres capitales. La foule est dense, composée de révolutionnaires en bonnet rouge, tricornes et vêtements populaires, brandissant des armes et levant le poing. Les visages expriment la ferveur, la colère ou la détermination. En arrière-plan, une fenêtre en arc laisse filtrer une lumière dorée qui éclaire les figures principales. L’ensemble est traité dans un style pictural réaliste, avec des tons chauds et une forte intensité dramatique.
La République jacobine
La République jacobine s’impose entre 1792 et 1794 dans un contexte de guerre extérieure et de tensions intérieures. Après la chute de la monarchie et la proclamation de la République, les Montagnards dominent la Convention nationale et instaurent un régime centralisé et autoritaire. Sous l’influence de figures comme Maximilien Robespierre, Georges Danton et Jean-Paul Marat, la République jacobine se caractérise par l’usage de la Terreur pour défendre la Révolution contre ses ennemis intérieurs et extérieurs. Les comités, notamment le Comité de salut public, concentrent les pouvoirs exécutifs et législatifs afin de garantir l’efficacité des décisions. Sur le plan social, des mesures radicales sont prises pour instaurer une égalité plus concrète, comme le contrôle des prix, la réquisition des biens et la mobilisation générale. Sur le plan idéologique, la République jacobine affirme la souveraineté populaire et la primauté de la nation sur les privilèges individuels. Ce régime, marqué par la violence politique et les exécutions massives, s’achève avec la chute de Robespierre le 27 juillet 1794, lors du coup de Thermidor, ouvrant la voie à une République plus modérée.
L’image représente une scène centrale de la Terreur avec Maximilien Robespierre, Louis Antoine de Saint-Just et Georges Couthon au premier plan, debout dans une salle austère de la Convention nationale, vêtus de manteaux sombres et de cravates blanches, leurs visages graves et concentrés. Autour d’eux, des Montagnards les soutiennent, certains brandissant des papiers ou des décrets. À gauche, un tribunal révolutionnaire siège derrière une table en bois, avec un juge coiffé d’un bonnet phrygien et des accusés enchaînés, dont les visages expriment la peur ou la résignation. À droite, des soldats en uniforme réquisitionnent des sacs de blé et des tonneaux, illustrant les mesures économiques imposées pour soutenir l’armée. En arrière-plan, plusieurs guillotines sont dressées sur une place publique, entourées d’une foule dense et silencieuse, certains citoyens arborant des cocardes tricolores, d’autres détournant le regard. Le ciel est sombre, chargé de nuages, et une lumière rougeoyante éclaire les visages, renforçant l’atmosphère de tension et de gravité. Au sommet d’un bâtiment classique, le drapeau tricolore flotte, symbole de la République en péril.
La terreur
La Terreur s’étend de 1793 à 1794 et constitue la phase la plus radicale de la Révolution française. Elle est instaurée par la Convention nationale dominée par les Montagnards et mise en œuvre par le Comité de salut public dirigé notamment par Maximilien Robespierre, Georges Couthon et Louis Antoine de Saint-Just. Ce régime exceptionnel vise à défendre la République menacée par les guerres extérieures contre les monarchies européennes et par les insurrections intérieures comme la révolte de la Vendée. La Terreur se traduit par une centralisation du pouvoir, l’usage de tribunaux révolutionnaires et une politique de répression massive contre les ennemis de la Révolution. Des milliers de personnes sont exécutées, parmi elles des figures comme Georges Danton ou Camille Desmoulins, accusées de modérantisme. Sur le plan social et économique, des mesures radicales sont prises, telles que le maximum des prix et la réquisition des biens, afin de répondre aux besoins du peuple et de l’armée. Sur le plan idéologique, la Terreur se présente comme un moyen de réaliser la vertu républicaine par la force et d’assurer la survie de la Révolution. Elle prend fin avec la chute de Robespierre le 27 juillet 1794 lors du coup de Thermidor, ouvrant une période plus modérée.
Scène dramatique au cœur d'une salle révolutionnaire, où des hommes en habits du XVIIIe siècle se pressent autour d'une table couverte de papiers officiels. Au centre, Maximilien Robespierre, debout, gesticule avec véhémence, tentant de défendre sa position face à l'hostilité croissante. Autour de lui, les visages expriment la tension : certains sont stupéfaits, d'autres accusateurs, quelques-uns déjà victorieux. On reconnaît Louis Antoine de Saint-Just, impassible, et Georges Couthon, affaibli, tandis que Jean-Lambert Tallien et Joseph Fouché incarnent les meneurs de la conjuration. L’atmosphère est électrique, marquant le basculement décisif du pouvoir au sein de la Convention. Cette représentation illustre le moment où les Thermidoriens, las de la Terreur, renversent Robespierre le 9 Thermidor an II, soit le 27 juillet 1794, mettant fin à son influence et amorçant une nouvelle phase de la Révolution française.
La conjuration du 9 thermidor
Conjuration du 9 Thermidor
La conjuration du 9 Thermidor an II, correspondant au 27 juillet 1794, marque la chute de la dictature jacobine et la fin de la Terreur. Les députés de la Convention nationale, inquiets de l’emprise croissante de Maximilien Robespierre, de son autorité au sein du Comité de salut public et de ses discours accusateurs, décident de s’unir contre lui. Menés par des figures comme Jean-Lambert Tallien, Joseph Fouché et Paul Barras, ils organisent une coalition de députés modérés et anciens partisans de la Montagne. Au cours de la séance du 9 Thermidor, Robespierre, son frère Augustin Robespierre, ainsi que Louis Antoine de Saint-Just et Georges Couthon sont arrêtés après une confrontation houleuse. Le lendemain, ils sont exécutés sans procès, marquant la fin du gouvernement révolutionnaire fondé sur la Terreur. La conjuration du 9 Thermidor ouvre une nouvelle phase politique, dite la Réaction thermidorienne, caractérisée par un retour à plus de modération, la dissolution des clubs jacobins et la répression des sans-culottes. Cet événement symbolise la victoire des députés contre la concentration du pouvoir et la volonté de rééquilibrer la Révolution.
Cinq hommes en habit formel du XVIIIe siècle se tiennent devant un bâtiment classique à colonnes, incarnant l'autorité institutionnelle du Directoire, régime en place entre 1795 et 1799. Le personnage central, probablement Paul Barras, se trouve derrière un pupitre, suggérant une allocution officielle ou une proclamation politique. À ses côtés pourraient figurer des membres influents tels que Jean-François Reubell, Louis-Marie de La Révellière-Lépeaux, Étienne-François Letourneur et Lazare Carnot, tous directeurs chargés de gouverner la France après la chute de la Terreur. En arrière-plan, une foule est rassemblée, marquant l’importance publique de l’événement, tandis qu’un individu brandit le drapeau tricolore bleu-blanc-rouge, symbole de la République française. Cette scène illustre la tentative du Directoire de stabiliser le pouvoir exécutif dans un contexte de tensions révolutionnaires, entre aspirations démocratiques et retour à l’ordre.
Le Directoire
Le Directoire est le régime politique qui gouverne la France de 1795 à 1799, après la chute de la Terreur et la fin de la Convention nationale. Il est instauré par la Constitution de l’an III, qui établit un exécutif collégial composé de cinq directeurs, choisis par les deux assemblées législatives, le Conseil des Cinq-cents et le Conseil des Anciens. Ce système vise à éviter la concentration du pouvoir et à garantir un équilibre institutionnel. Sur le plan politique, le Directoire se caractérise par une instabilité chronique, marquée par des coups de force, des complots royalistes et jacobins, et une dépendance croissante envers l’armée. Sur le plan social et économique, il doit faire face à une crise financière persistante, à la misère populaire et à la spéculation, ce qui alimente le mécontentement. Sur le plan militaire, les victoires des généraux, notamment Napoléon Bonaparte lors de la campagne d’Italie, renforcent l’influence de l’armée et fragilisent l’autorité civile. Sur le plan idéologique, le Directoire incarne une République modérée, rejetant les excès de la Terreur mais incapable de stabiliser durablement le pays. Il prend fin avec le coup d’État du 18 Brumaire an VIII, le 9 novembre 1799, qui porte Napoléon au pouvoir et ouvre la période du Consulat.
  Les courants politiques
Pendant la Révolution française, plusieurs courants politiques émergent et s’affrontent au sein des assemblées et dans la rue. Les Jacobins, regroupés autour du club du même nom, défendent une République centralisée et radicale, fondée sur la souveraineté populaire et l’usage de la Terreur pour protéger la Révolution. Les Montagnards, proches des Jacobins, dominent la Convention et s’appuient sur le soutien des sans-culottes pour imposer des mesures sociales et économiques fortes. Les Girondins, plus modérés, favorisent une République libérale et décentralisée, mais sont éliminés en 1793 par les Montagnards. Les Feuillants, issus d’une scission des Jacobins en 1791, soutiennent une monarchie constitutionnelle et cherchent à limiter les excès révolutionnaires. Les Royalistes, partisans du retour à la monarchie absolue ou constitutionnelle, restent actifs dans les complots et les insurrections contre la République. Enfin, les Sans-culottes, mouvement populaire urbain, exercent une pression constante sur les assemblées par leurs revendications égalitaires et leur mobilisation dans les journées révolutionnaires. Ces courants politiques traduisent la diversité des visions de la Révolution et expliquent l’instabilité institutionnelle qui caractérise la période.
  le calendrier révolutionnaire
Le calendrier révolutionnaire, appelé aussi calendrier républicain, est instauré par la Convention nationale et entre en vigueur le 15 vendémiaire an II, soit le 6 octobre 1793. Il prend pour point de départ le 22 septembre 1792, jour de la proclamation de la République, considéré comme le premier jour de l’ère des Français. Ce calendrier vise à rompre avec l’héritage chrétien et monarchique du calendrier grégorien et à instaurer une mesure du temps fondée sur la rationalité et le système décimal. L’année est divisée en douze mois de trente jours chacun, portant des noms inspirés des saisons et de la nature, créés par Fabre d’Églantine. Les mois d’automne sont Vendémiaire, Brumaire, Frimaire ; ceux d’hiver Nivôse, Pluviôse, Ventôse ; ceux de printemps Germinal, Floréal, Prairial ; ceux d’été Messidor, Thermidor, Fructidor. Chaque mois est découpé en trois décades de dix jours, le dixième jour, appelé décadi, étant consacré au repos. Pour compléter l’année solaire, cinq jours supplémentaires appelés sans-culottides sont ajoutés, consacrés à des fêtes républicaines comme la vertu, le travail ou la génie, et un sixième jour est prévu les années sextiles. Le calendrier révolutionnaire est utilisé jusqu’au 1er janvier 1806, date à laquelle Napoléon Ier le supprime pour des raisons pratiques et politiques, rétablissant le calendrier grégorien.
  La Marseillaise
 La Marseillaise est le chant révolutionnaire devenu hymne national français. Elle est composée en avril 1792 par Claude Joseph Rouget de Lisle, officier du génie, à Strasbourg, dans le contexte de la guerre déclarée à l’Autriche. Intitulée à l’origine Chant de guerre pour l’armée du Rhin, elle est rapidement adoptée par les volontaires marseillais qui la chantent en montant à Paris, ce qui lui donne son nom. Le texte appelle les citoyens à se lever contre la tyrannie et à défendre la patrie menacée, incarnant l’esprit de la Révolution et l’union du peuple face aux ennemis. La Marseillaise devient un symbole puissant de la République et de la liberté, associée à la ferveur patriotique et à la lutte contre l’oppression. Elle est déclarée hymne national en 1795, puis connaît des périodes d’interdiction sous l’Empire et la Restauration, avant d’être définitivement consacrée comme hymne officiel de la France en 1879. Aujourd’hui, elle reste l’un des chants les plus emblématiques de l’histoire française et un symbole universel de résistance et de liberté.
Portrait classique de Maximilien Robespierre représenté en buste, vêtu d’un manteau brun à larges revers et d’un jabot blanc noué avec élégance, sa chevelure blanche et volumineuse soigneusement coiffée selon la mode du XVIIIe siècle, sur fond sombre mettant en valeur son visage pâle et son regard déterminé, dans un style pictural solennel typique des représentations officielles des figures majeures de la Révolution française telles que Georges Danton, Louis Antoine de Saint-Just ou Camille Desmoulins, soulignant son rôle central dans la période de la Terreur et son importance politique au sein du Comité de salut public.

Maximilien de Robespierre (1758-94)
Maximilien de Robespierre est né le 6 mai 1758 à Arras et mort guillotiné le 28 juillet 1794 à Paris. Avocat de formation, il devint l’une des figures majeures et les plus controversées de la Révolution française, surnommé l’Incorruptible pour sa rigueur morale et son refus du luxe.

Né dans une famille de robins et de marchands, Maximilien de Robespierre perdit sa mère très jeune et fut délaissé par son père. Élève brillant, il obtint une bourse pour le collège Louis-le-Grand à Paris où il côtoya Camille Desmoulins. Devenu avocat en 1781, il se fit remarquer par ses critiques contre les privilèges et le clientélisme. En 1789, il fut élu député du Tiers État aux États généraux et participa activement à l’Assemblée constituante. Il défendit l’égalité des droits, le suffrage universel masculin, l’abolition de l’esclavage et de la peine de mort, ainsi que l’intégration des juifs et des comédiens dans la citoyenneté.
Durant la Révolution, Robespierre s’imposa comme chef du club des Jacobins et membre influent du groupe des Montagnards. Il vota la mort du roi Louis XVI et s’opposa aux Girondins. En juillet 1793, il entra au Comité de salut public, organe central du gouvernement révolutionnaire. Sous son influence, le Comité instaura la Terreur, période marquée par une politique de répression et de surveillance destinée à protéger la République contre ses ennemis. Des milliers de personnes furent exécutées comme suspects de contre-révolution.
En tant que président de la Convention nationale en juin 1794, Robespierre incarna l’autorité révolutionnaire. Son austérité et sa vision d’une République vertueuse lui valurent autant d’admiration que de haine. Ses discours mettaient en avant la souveraineté du peuple et la nécessité d’une morale publique stricte. Cependant, son intransigeance et la radicalisation de la Terreur provoquèrent des tensions au sein même du Comité. Le 9 thermidor an II, il fut arrêté avec ses proches, dont son frère Augustin de Robespierre, puis exécuté le lendemain. Sa mort marqua la fin de la Terreur et ouvrit une nouvelle phase de la Révolution.
Ainsi, Maximilien de Robespierre joua un rôle central comme défenseur des idéaux démocratiques et de l’égalité, mais aussi comme acteur majeur de la Terreur, laissant une image ambivalente entre idéalisme révolutionnaire et excès autoritaire.

Le portrait représente Georges Danton en buste, dans un style néoclassique réaliste typique de la fin du XVIIIe siècle. Le fond est sombre et neutre, mettant en valeur les traits puissants du visage. Le regard de Georges Danton est dirigé vers la gauche, marqué par une intensité farouche et une détermination palpable. Ses sourcils épais sont froncés, son front large est plissé, ses joues pleines affichent une carnation rosée, et sa mâchoire carrée renforce l’impression de force. Ses lèvres sont closes, traduisant une fermeté intérieure.
La chevelure blanche et ondulée de Georges Danton encadre son visage, coiffée en arrière selon la mode révolutionnaire. Elle est peinte avec des touches fines qui accentuent le volume et la texture. Il porte un habit brun à revers larges, typique des révolutionnaires, sur un gilet crème boutonné. Un cravat blanc volumineux est noué autour du cou, apportant contraste et élégance. Les plis du tissu sont rendus avec précision, soulignant le réalisme du vêtement.
L’ensemble du portrait exprime la vigueur, la fougue et la stature politique de Georges Danton, chef populaire de la Révolution française, dont l’expression incarne à la fois la passion et la gravité des temps révolutionnaires.

 

 


Georges Danton (1759-94)
Georges Jacques Danton est né le 26 octobre 1759 à Arcis-sur-Aube et mort guillotiné le 5 avril 1794 à Paris. Avocat au Conseil du Roi, il devint l’une des figures majeures de la Révolution française, reconnu pour son énergie, son éloquence et son rôle décisif dans les moments critiques de la République.

Issu d’une famille bourgeoise, Georges Danton fit ses études chez les Oratoriens de Troyes puis en droit à Paris. En 1787, il acheta une charge d’avocat au Conseil du Roi, ce qui lui assura une position confortable. Dès 1789, il s’engagea dans la Révolution et se fit remarquer par ses discours enflammés. Fondateur et président du club des Cordeliers en 1790, il gagna rapidement une grande popularité auprès du peuple parisien grâce à son talent d’orateur et son tempérament vigoureux.
Après la fuite du roi Louis XVI à Varennes et la fusillade du Champ-de-Mars en 1791, Danton dut s’exiler en Grande-Bretagne. De retour, il devint substitut du procureur de la Commune de Paris et s’imposa comme une figure montante des Jacobins. Son rôle fut déterminant lors de la journée du 10 août 1792 qui entraîna la chute de la monarchie. Nommé ministre de la Justice, il incarna la mobilisation nationale face à l’invasion prussienne et galvanisa les énergies par son célèbre mot d’ordre « de l’audace, encore de l’audace, toujours de l’audace ».
Membre du Conseil exécutif puis du Comité de salut public en 1793, Danton participa à l’organisation du gouvernement révolutionnaire. Toutefois, il adopta une position plus modérée que Maximilien de Robespierre, appelant à mettre fin aux excès de la Terreur et à rechercher la réconciliation nationale. Accusé de corruption et de complaisance envers les ennemis de la République, il fut arrêté avec ses proches compagnons, dont Camille Desmoulins, et condamné à mort. Sa dernière déclaration sur l’échafaud, « N’oubliez pas de montrer ma tête au peuple, elle en vaut la peine », illustra son sens du panache.
Ainsi, Georges Danton fut un acteur essentiel de la Révolution française, chef populaire et ministre de la Justice, qui contribua à sauver la République en 1792 mais finit victime des luttes internes et de la radicalisation de la Terreur.