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Description des illustrations |
Illustration |
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| L’image représente Louis XVI en habit royal bleu Ã
fleurs de lys dorées, cape d’hermine et couronne posée sur un coussin,
le visage grave tourné vers la droite. À ses côtés se tiennent un noble
en manteau rouge brodé et un membre du clergé en soutane noire, tous
deux impassibles. En face, un paysan en tenue simple porte un sac marqué
« IMPÔTS », le visage marqué par la fatigue. À l’arrière-plan, une foule
en colère brandit des outils devant des bâtiments en flammes. Un
philosophe des Lumières, probablement inspiré de Voltaire,
Rousseau ou Montesquieu, lève un doigt
vers un parchemin où figurent les mots « LIBERTÉ ÉGALITÉ ». Un édifice
classique avec colonnes et fronton domine le fond, évoquant les
institutions en crise. |
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La crise de l'Ancien Régime
La crise de l’Ancien Régime s’explique par un ensemble de
facteurs politiques, économiques, sociaux et culturels qui fragilisent la
monarchie française au XVIIIe siècle. Sur le plan politique, la monarchie
absolue incarnée par Louis XVI se heurte à une contestation
croissante des privilèges et à l’aspiration des élites éclairées à une
participation plus large au pouvoir. Sur le plan économique, les finances
royales sont minées par les guerres coûteuses, notamment la guerre
d’indépendance américaine, et par une fiscalité inégalitaire qui pèse surtout
sur le tiers état. Sur le plan social, la noblesse et le clergé conservent des
privilèges qui apparaissent de plus en plus injustes face aux revendications du
tiers état, composé de bourgeois, artisans et paysans. Sur le plan culturel, les
idées des philosophes des Lumières comme Voltaire,
Rousseau ou Montesquieu diffusent une critique
de l’absolutisme et promeuvent des valeurs de liberté, égalité et souveraineté
populaire. La crise se manifeste par des tensions croissantes, des révoltes
fiscales et frumentaires, et l’incapacité de la monarchie à réformer ses
institutions. L’échec des tentatives de réforme, notamment lors de la
convocation des États généraux en 1789, précipite
l’effondrement de l’Ancien Régime et ouvre la voie à la Révolution française. |
| L’image représente Louis XVI assis sur un trône doré au
centre d’une vaste salle solennelle aux colonnes classiques. À sa droite
se tiennent les représentants du clergé, vêtus de robes
ecclésiastiques et coiffés de mitres, certains tenant des croix ou des
livres saints. À sa gauche se trouvent les membres de la
noblesse, en habits aristocratiques ornés de broderies et de
perruques poudrées. En face du roi, les délégués du tiers état
sont regroupés autour de tables couvertes de cahiers de doléances,
habillés de vêtements simples aux tons bruns et gris, certains tenant
des feuilles ou levant la main. L’atmosphère est tendue, les visages
sont graves, annonçant les débats à venir. La lumière naturelle filtre
par les hautes fenêtres, accentuant le contraste entre les dorures du
trône et la sobriété des représentants du peuple. Cette scène illustre
le moment fondateur de la convocation des États Généraux
en 1789, prélude à la rupture de l’Ancien Régime. |
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La
convocation des Etats Généraux
La convocation des États Généraux en 1789
marque un tournant décisif dans la crise de l’Ancien Régime. Face Ã
l’aggravation des difficultés financières et à l’incapacité de réformer
la fiscalité, Louis XVI décide de réunir cette
assemblée qui n’avait pas été convoquée depuis 1614. Les États Généraux
regroupent les représentants des trois ordres, le clergé,
la noblesse et le tiers état, afin de
discuter des réformes nécessaires et de trouver des solutions à la
crise. La préparation de cette réunion entraîne la rédaction des
cahiers de doléances, où chaque ordre exprime ses
revendications et ses critiques contre les privilèges et les injustices.
Le tiers état, fort de son poids démographique et animé par les idées
des philosophes des Lumières, réclame une véritable
représentation et une réforme politique profonde. La convocation des
États Généraux ouvre ainsi la voie à la confrontation entre les ordres,
à la proclamation du Serment du Jeu de Paume et à la
naissance de l’Assemblée nationale, prélude à la Révolution française. |
| Cette scène représente une assemblée solennelle du XVIIIe siècle,
probablement liée à un moment fondateur de la Révolution française. Au
centre, un orateur emblématique se tient debout, vêtu d’un habit clair,
les bras ouverts dans une posture d’adresse publique. Devant lui, des
députés en costume d’époque écoutent avec attention, certains tenant des
documents, dont un particulièrement mis en évidence, suggérant une
déclaration ou un texte juridique majeur. L’architecture imposante, avec
colonnes et balustrades, évoque la salle du Club des Jacobins
ou celle de l’Assemblée nationale. À l’arrière-plan,
une foule nombreuse renforce la gravité du moment, témoignant d’un
événement historique marquant, tel que la proclamation des droits ou un
vote décisif. L’ensemble illustre la tension politique et l’élan
républicain qui caractérisent les débuts de la Révolution française. |
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La
création de l'Assemblée nationale
La création de l’Assemblée nationale en juin 1789 constitue un
moment fondateur de la Révolution française. Devant le refus du clergé
et de la noblesse de siéger avec le tiers état, les députés de ce
dernier, menés par des figures comme Emmanuel-Joseph Sieyès
et Honoré Gabriel Riqueti de Mirabeau, décident de se
proclamer représentants de la nation. Le 17 juin 1789, ils affirment que
l’Assemblée nationale détient seule le pouvoir législatif et qu’aucune
autorité ne peut s’y opposer. Cette décision traduit la rupture avec
l’ordre ancien et l’absolutisme incarné par Louis XVI,
en affirmant la souveraineté du peuple. La création de l’Assemblée
nationale entraîne rapidement des actes symboliques comme le
Serment du Jeu de Paume, où les députés jurent de ne pas se
séparer avant d’avoir donné une constitution à la France. Cet événement
marque la fin de la légitimité exclusive de la monarchie et ouvre la
voie à la transformation radicale des institutions. |
| L’image représente l’assaut de la Bastille le 14 juillet 1789,
avec en arrière-plan la forteresse massive aux tours cylindriques et aux
murs de pierre fissurés, symbole de l’absolutisme monarchique. Une foule
de révolutionnaires composée d’artisans, de commerçants et de membres du
tiers état se presse au premier plan, armée de piques,
de mousquets et de sabres, dans une atmosphère de fumée et de chaos. Au
centre, un jeune insurgé coiffé d’un bonnet phrygien rouge brandit une
pique, entouré d’un autre homme tenant le drapeau tricolore
bleu-blanc-rouge, emblème de la Révolution. À ses côtés, une femme en
bonnet blanc exhorte la foule, tandis que des hommes en tricornes et
vestes sombres avancent avec détermination. Les soldats en uniforme
bleu, fidèles au roi, tentent de résister mais sont submergés. Le ciel
est chargé de nuages sombres et de fumée, accentuant la tension
dramatique. La scène évoque la capture du gouverneur
Bernard-René de Launay, bientôt exécuté, et symbolise la chute
du pouvoir arbitraire de la monarchie et le début du soulèvement
populaire. |
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La prise
de la Bastille
Le 14 juillet 1789 est un événement majeur de la
Révolution française. La forteresse, symbole de l’absolutisme et du
pouvoir arbitraire de la monarchie, est assiégée par les Parisiens en
quête d’armes et de poudre pour défendre la ville. La tension est
alimentée par la présence de troupes royales autour de Paris et par le
renvoi de Jacques Necker, ministre populaire auprès du
peuple. Les insurgés, composés d’artisans, de commerçants et de membres
du tiers état, parviennent à s’emparer de la forteresse après plusieurs
heures de combat. Le gouverneur de la Bastille, Bernard-René de
Launay, est capturé puis exécuté par la foule. La chute de la
Bastille devient immédiatement un symbole de la fin de l’arbitraire
royal et de la victoire du peuple contre l’absolutisme. Elle marque le
début d’un mouvement révolutionnaire irréversible et sera célébrée comme
la fête nationale française. |
| L’image représente une scène solennelle de l’Assemblée nationale durant
la nuit du 4 août 1789, moment clé de la Révolution
française. Au centre, un député debout, probablement
Jean-Baptiste Chabroud, lève le bras pour proposer l’abolition
des privilèges. Autour de lui, plusieurs figures parlementaires, dont
Armand de Vignerot du Plessis, sont assises ou en
mouvement, exprimant leur soutien par des gestes affirmés. Tous portent
des habits du XVIIIe siècle : redingotes sombres, gilets blancs,
cravates et perruques poudrées. La salle est vaste, soutenue par des
colonnes classiques, baignée d’une lumière chaude qui accentue les
visages et les expressions de détermination. À l’arrière-plan, une foule
de députés observe ou participe, incarnant l’élan collectif vers la fin
des privilèges féodaux. Le style pictural évoque la peinture historique
réaliste, avec des tons bruns et ocres, une composition centrée sur
l’action parlementaire, et une atmosphère dramatique soulignant la
rupture avec l’Ancien Régime. |
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La nuit
du 4 août
La nuit du 4 août 1789 est un moment décisif de la
Révolution française marqué par l’abolition des privilèges. Réunis Ã
l’Assemblée nationale, les députés prennent la décision de mettre fin
aux droits féodaux, aux privilèges seigneuriaux et aux exemptions
fiscales dont bénéficiaient la noblesse et le
clergé. Sous l’impulsion de figures comme Jean-Baptiste
Chabroud et Armand de Vignerot du Plessis, les
propositions se succèdent et aboutissent à un vote qui supprime les
privilèges héréditaires, les droits de chasse, les dîmes et les
redevances féodales. Cet acte symbolise la volonté de construire une
société fondée sur l’égalité civile et la fin des distinctions
juridiques entre les ordres. La nuit du 4 août consacre ainsi la rupture
avec l’Ancien Régime et ouvre la voie à la rédaction de la
Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, qui sera
adoptée quelques semaines plus tard. |
| L’image représente la naissance de la nouvelle France en 1789. Au
centre, des citoyens en habits révolutionnaires se rassemblent devant
une façade néoclassique évoquant l’Assemblée nationale,
surmontée d’un drapeau tricolore. À droite, la Bastille
est en flammes, symbolisant la chute de l’Ancien Régime.
À gauche, des nobles déposent leurs titres et insignes, illustrant
l’abolition des privilèges lors de la nuit du 4 août.
En arrière-plan, une carte des départements
nouvellement créés évoque la réorganisation territoriale. L’atmosphère
générale mêle détermination et espoir, incarnée par des visages tournés
vers l’avenir, des bras levés, des documents brandis et des armes tenues
haut. Cette composition illustre la transition vers une monarchie
constitutionnelle, la souveraineté populaire et les principes de la
Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. |
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Une
nouvelle France
Une nouvelle France naît à l’été 1789 avec la Révolution.
Les institutions de l’Ancien Régime sont progressivement démantelées et
remplacées par des structures fondées sur la souveraineté nationale et
l’égalité civile. La création de l’Assemblée nationale
puis l’adoption de la Déclaration des droits de l’homme et du
citoyen consacrent des principes universels de liberté,
d’égalité et de fraternité. Les privilèges féodaux abolis lors de la
nuit du 4 août ouvrent la voie à une société où les
distinctions juridiques entre ordres disparaissent. La monarchie absolue
incarnée par Louis XVI est désormais encadrée par une
constitution en préparation, marquant la transition vers une monarchie
constitutionnelle. La nouvelle France se définit aussi par une
réorganisation administrative et territoriale, avec la création des
départements et la mise en place d’une justice plus uniforme. Sur le
plan symbolique, la prise de la Bastille et les grandes
journées révolutionnaires affirment la puissance du peuple comme acteur
politique. Cette nouvelle France est donc à la fois une rupture avec
l’Ancien Régime et le début d’un projet politique inédit, fondé sur la
participation citoyenne et la recherche d’un ordre social plus juste. |
| Une foule de révolutionnaires en armes envahit la cour du palais des
Tuileries dans une atmosphère de chaos et de tension. Les insurgés,
coiffés de bonnets phrygiens rouges et vêtus de vestes bleues ou brunes,
brandissent des piques, des mousquets et des drapeaux tricolores. Au
centre, un jeune homme lève le bras droit en signe de ralliement tandis
qu’il tient une baïonnette dans l’autre main. À ses côtés, un autre
insurgé agite une épée, tous deux incarnant la ferveur populaire. La
façade du palais, de style classique, est partiellement masquée par des
volutes de fumée noire qui s’échappent des fenêtres brisées. Des soldats
en uniforme bleu à parements rouges, identifiables comme membres de la
garde suisse, tentent de résister mais sont submergés. L’un d’eux, en
uniforme rayé et béret bleu, est frappé à terre. En arrière-plan, le
bâtiment monumental des Tuileries domine la scène, tandis que le ciel
chargé de nuages sombres accentue la gravité du moment. Cette scène
illustre l’insurrection du 10 août 1792, marquant la chute de la
monarchie française et la fin du règne de Louis XVI,
prélude à la proclamation de la République par l’Assemblée législative
le 21 septembre. |
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La chute
de la Monarchie
La chute de la monarchie française se produit le 10 août
1792 lors de l’insurrection parisienne contre le pouvoir royal. Les
tensions accumulées depuis la fuite de Louis XVI et son
arrestation à Varennes en juin 1791, ainsi que la
défiance croissante envers la monarchie constitutionnelle, nourrissent
un climat explosif. La guerre contre l’Autriche et la Prusse, les
difficultés économiques et la peur d’une trahison du roi accentuent la
colère populaire. Les sections parisiennes, soutenues par les fédérés
venus de province, marchent sur le palais des Tuileries.
Après des combats violents, la garde suisse est écrasée et le roi est
contraint de se réfugier auprès de l’Assemblée législative. Cet
événement marque la fin de la monarchie en France et ouvre la voie à la
proclamation de la République le 21 septembre 1792. La
chute de la monarchie symbolise la rupture définitive avec l’Ancien
Régime et l’affirmation de la souveraineté populaire. |
| La scène représente la Convention nationale sous la
République jacobine, dominée par les Montagnards. Au
centre, Maximilien Robespierre se tient debout derrière
un pupitre en bois, vêtu d’un manteau brun et d’un jabot blanc, le bras
droit levé dans un geste d’orateur. À sa gauche, Georges Danton
arbore une expression grave, vêtu d’un manteau rouge sombre, la main
gauche glissée dans son habit. À sa droite, Jean-Paul Marat
tient une feuille de papier, le regard tourné vers la foule, vêtu d’un
manteau brun et d’une chemise blanche ouverte. Derrière eux, une
bannière rouge porte l’inscription « RÉPUBLIQUE JACOBINE » en lettres
capitales. La foule est dense, composée de révolutionnaires en bonnet
rouge, tricornes et vêtements populaires, brandissant des armes et
levant le poing. Les visages expriment la ferveur, la colère ou la
détermination. En arrière-plan, une fenêtre en arc laisse filtrer une
lumière dorée qui éclaire les figures principales. L’ensemble est traité
dans un style pictural réaliste, avec des tons chauds et une forte
intensité dramatique. |
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La
République jacobine
La République jacobine s’impose entre 1792 et 1794 dans un
contexte de guerre extérieure et de tensions intérieures. Après la chute
de la monarchie et la proclamation de la République, les
Montagnards dominent la Convention nationale et instaurent un
régime centralisé et autoritaire. Sous l’influence de figures comme
Maximilien Robespierre, Georges Danton
et Jean-Paul Marat, la République jacobine se
caractérise par l’usage de la Terreur pour défendre la
Révolution contre ses ennemis intérieurs et extérieurs. Les comités,
notamment le Comité de salut public, concentrent les
pouvoirs exécutifs et législatifs afin de garantir l’efficacité des
décisions. Sur le plan social, des mesures radicales sont prises pour
instaurer une égalité plus concrète, comme le contrôle des prix, la
réquisition des biens et la mobilisation générale. Sur le plan
idéologique, la République jacobine affirme la souveraineté populaire et
la primauté de la nation sur les privilèges individuels. Ce régime,
marqué par la violence politique et les exécutions massives, s’achève
avec la chute de Robespierre le 27 juillet 1794, lors
du coup de Thermidor, ouvrant la voie à une République
plus modérée. |
| L’image représente une scène centrale de la Terreur avec
Maximilien Robespierre, Louis Antoine de Saint-Just
et Georges Couthon au premier plan, debout dans une
salle austère de la Convention nationale, vêtus de manteaux sombres et
de cravates blanches, leurs visages graves et concentrés. Autour d’eux,
des Montagnards les soutiennent, certains brandissant
des papiers ou des décrets. À gauche, un tribunal
révolutionnaire siège derrière une table en bois, avec un juge
coiffé d’un bonnet phrygien et des accusés enchaînés, dont les visages
expriment la peur ou la résignation. À droite, des soldats en uniforme
réquisitionnent des sacs de blé et des tonneaux, illustrant les mesures
économiques imposées pour soutenir l’armée. En arrière-plan, plusieurs
guillotines sont dressées sur une place publique,
entourées d’une foule dense et silencieuse, certains citoyens arborant
des cocardes tricolores, d’autres détournant le regard. Le ciel est
sombre, chargé de nuages, et une lumière rougeoyante éclaire les
visages, renforçant l’atmosphère de tension et de gravité. Au sommet
d’un bâtiment classique, le drapeau tricolore flotte, symbole de la
République en péril. |
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La
terreur
La Terreur s’étend de 1793 à 1794 et constitue la phase la plus
radicale de la Révolution française. Elle est instaurée par la
Convention nationale dominée par les Montagnards
et mise en œuvre par le Comité de salut public dirigé
notamment par Maximilien Robespierre, Georges
Couthon et Louis Antoine de Saint-Just. Ce
régime exceptionnel vise à défendre la République menacée par les
guerres extérieures contre les monarchies européennes et par les
insurrections intérieures comme la révolte de la Vendée.
La Terreur se traduit par une centralisation du pouvoir, l’usage de
tribunaux révolutionnaires et une politique de répression massive contre
les ennemis de la Révolution. Des milliers de personnes sont exécutées,
parmi elles des figures comme Georges Danton ou
Camille Desmoulins, accusées de modérantisme. Sur le plan
social et économique, des mesures radicales sont prises, telles que le
maximum des prix et la réquisition des biens, afin de répondre aux
besoins du peuple et de l’armée. Sur le plan idéologique, la Terreur se
présente comme un moyen de réaliser la vertu républicaine par la force
et d’assurer la survie de la Révolution. Elle prend fin avec la chute de
Robespierre le 27 juillet 1794 lors du coup de
Thermidor, ouvrant une période plus modérée. |
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Scène dramatique au cœur d'une salle révolutionnaire, où des hommes en
habits du XVIIIe siècle se pressent autour d'une table couverte de
papiers officiels. Au centre, Maximilien Robespierre,
debout, gesticule avec véhémence, tentant de défendre sa position face Ã
l'hostilité croissante. Autour de lui, les visages expriment la tension
: certains sont stupéfaits, d'autres accusateurs, quelques-uns déjÃ
victorieux. On reconnaît Louis Antoine de Saint-Just,
impassible, et Georges Couthon, affaibli, tandis que
Jean-Lambert Tallien et Joseph Fouché
incarnent les meneurs de la conjuration. L’atmosphère est électrique,
marquant le basculement décisif du pouvoir au sein de la Convention.
Cette représentation illustre le moment où les Thermidoriens, las de la
Terreur, renversent Robespierre le 9 Thermidor an II,
soit le 27 juillet 1794, mettant fin à son influence et amorçant une
nouvelle phase de la Révolution française. |
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La
conjuration du 9 thermidor
Conjuration du 9 Thermidor La conjuration du 9 Thermidor an II,
correspondant au 27 juillet 1794, marque la chute de la dictature
jacobine et la fin de la Terreur. Les députés de la Convention
nationale, inquiets de l’emprise croissante de Maximilien
Robespierre, de son autorité au sein du Comité de salut
public et de ses discours accusateurs, décident de s’unir
contre lui. Menés par des figures comme Jean-Lambert Tallien,
Joseph Fouché et Paul Barras, ils
organisent une coalition de députés modérés et anciens partisans de la
Montagne. Au cours de la séance du 9 Thermidor, Robespierre, son frère
Augustin Robespierre, ainsi que Louis Antoine
de Saint-Just et Georges Couthon sont arrêtés
après une confrontation houleuse. Le lendemain, ils sont exécutés sans
procès, marquant la fin du gouvernement révolutionnaire fondé sur la
Terreur. La conjuration du 9 Thermidor ouvre une nouvelle phase
politique, dite la Réaction thermidorienne,
caractérisée par un retour à plus de modération, la dissolution des
clubs jacobins et la répression des sans-culottes. Cet événement
symbolise la victoire des députés contre la concentration du pouvoir et
la volonté de rééquilibrer la Révolution. |
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Cinq hommes en habit formel du XVIIIe siècle se tiennent devant un
bâtiment classique à colonnes, incarnant l'autorité institutionnelle du
Directoire, régime en place entre 1795 et 1799. Le
personnage central, probablement Paul Barras, se trouve
derrière un pupitre, suggérant une allocution officielle ou une
proclamation politique. À ses côtés pourraient figurer des membres
influents tels que Jean-François Reubell,
Louis-Marie de La Révellière-Lépeaux, Étienne-François
Letourneur et Lazare Carnot, tous directeurs
chargés de gouverner la France après la chute de la Terreur. En
arrière-plan, une foule est rassemblée, marquant l’importance publique
de l’événement, tandis qu’un individu brandit le drapeau tricolore
bleu-blanc-rouge, symbole de la République française. Cette scène
illustre la tentative du Directoire de stabiliser le
pouvoir exécutif dans un contexte de tensions révolutionnaires, entre
aspirations démocratiques et retour à l’ordre. |
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Le
Directoire
Le Directoire est le régime politique qui gouverne la France de
1795 à 1799, après la chute de la Terreur et la fin de la Convention
nationale. Il est instauré par la Constitution de l’an III, qui établit
un exécutif collégial composé de cinq directeurs, choisis par les deux
assemblées législatives, le Conseil des Cinq-cents et
le Conseil des Anciens. Ce système vise à éviter la
concentration du pouvoir et à garantir un équilibre institutionnel. Sur
le plan politique, le Directoire se caractérise par une instabilité
chronique, marquée par des coups de force, des complots royalistes et
jacobins, et une dépendance croissante envers l’armée. Sur le plan
social et économique, il doit faire face à une crise financière
persistante, à la misère populaire et à la spéculation, ce qui alimente
le mécontentement. Sur le plan militaire, les victoires des généraux,
notamment Napoléon Bonaparte lors de la campagne
d’Italie, renforcent l’influence de l’armée et fragilisent l’autorité
civile. Sur le plan idéologique, le Directoire incarne une République
modérée, rejetant les excès de la Terreur mais incapable de stabiliser
durablement le pays. Il prend fin avec le coup d’État du 18 Brumaire an
VIII, le 9 novembre 1799, qui porte Napoléon au pouvoir et ouvre la
période du Consulat. |
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Les courants
politiques
Pendant la Révolution française, plusieurs courants
politiques émergent et s’affrontent au sein des assemblées et dans la
rue. Les Jacobins, regroupés autour du club du même
nom, défendent une République centralisée et radicale, fondée sur la
souveraineté populaire et l’usage de la Terreur pour protéger la
Révolution. Les Montagnards, proches des Jacobins,
dominent la Convention et s’appuient sur le soutien des sans-culottes
pour imposer des mesures sociales et économiques fortes. Les
Girondins, plus modérés, favorisent une République libérale et
décentralisée, mais sont éliminés en 1793 par les Montagnards. Les
Feuillants, issus d’une scission des Jacobins en 1791,
soutiennent une monarchie constitutionnelle et cherchent à limiter les
excès révolutionnaires. Les Royalistes, partisans du
retour à la monarchie absolue ou constitutionnelle, restent actifs dans
les complots et les insurrections contre la République. Enfin, les
Sans-culottes, mouvement populaire urbain, exercent une
pression constante sur les assemblées par leurs revendications
égalitaires et leur mobilisation dans les journées révolutionnaires. Ces
courants politiques traduisent la diversité des visions de la Révolution
et expliquent l’instabilité institutionnelle qui caractérise la période. |
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le
calendrier révolutionnaire
Le calendrier révolutionnaire, appelé aussi calendrier
républicain, est instauré par la Convention nationale
et entre en vigueur le 15 vendémiaire an II, soit le 6 octobre 1793. Il
prend pour point de départ le 22 septembre 1792, jour de la proclamation
de la République, considéré comme le premier jour de l’ère des Français.
Ce calendrier vise à rompre avec l’héritage chrétien et monarchique du
calendrier grégorien et à instaurer une mesure du temps fondée sur la
rationalité et le système décimal. L’année est divisée en douze mois de
trente jours chacun, portant des noms inspirés des saisons et de la
nature, créés par Fabre d’Églantine. Les mois d’automne
sont Vendémiaire, Brumaire,
Frimaire ; ceux d’hiver Nivôse,
Pluviôse, Ventôse ; ceux de printemps
Germinal, Floréal, Prairial ;
ceux d’été Messidor, Thermidor,
Fructidor. Chaque mois est découpé en trois décades de
dix jours, le dixième jour, appelé décadi, étant
consacré au repos. Pour compléter l’année solaire, cinq jours
supplémentaires appelés sans-culottides sont ajoutés,
consacrés à des fêtes républicaines comme la vertu, le travail ou la
génie, et un sixième jour est prévu les années sextiles. Le calendrier
révolutionnaire est utilisé jusqu’au 1er janvier 1806, date à laquelle
Napoléon Ier le supprime pour des raisons pratiques et
politiques, rétablissant le calendrier grégorien. |
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La
Marseillaise
La Marseillaise est le chant révolutionnaire
devenu hymne national français. Elle est composée en avril 1792 par
Claude Joseph Rouget de Lisle, officier du génie, Ã
Strasbourg, dans le contexte de la guerre déclarée à l’Autriche.
Intitulée à l’origine Chant de guerre pour l’armée du Rhin,
elle est rapidement adoptée par les volontaires marseillais qui la
chantent en montant à Paris, ce qui lui donne son nom. Le texte appelle
les citoyens à se lever contre la tyrannie et à défendre la patrie
menacée, incarnant l’esprit de la Révolution et l’union du peuple face
aux ennemis. La Marseillaise devient un symbole puissant de la
République et de la liberté, associée à la ferveur patriotique et à la
lutte contre l’oppression. Elle est déclarée hymne national en 1795,
puis connaît des périodes d’interdiction sous l’Empire et la
Restauration, avant d’être définitivement consacrée comme hymne officiel
de la France en 1879. Aujourd’hui, elle reste l’un des chants les plus
emblématiques de l’histoire française et un symbole universel de
résistance et de liberté. |
Portrait classique de Maximilien Robespierre
représenté en buste, vêtu d’un manteau brun à larges revers et
d’un jabot blanc noué avec élégance, sa chevelure blanche et
volumineuse soigneusement coiffée selon la mode du XVIIIe
siècle, sur fond sombre mettant en valeur son visage pâle et son
regard déterminé, dans un style pictural solennel typique des
représentations officielles des figures majeures de la
Révolution française telles que Georges Danton,
Louis Antoine de Saint-Just ou Camille
Desmoulins, soulignant son rôle central dans la période
de la Terreur et son importance politique au sein du Comité de
salut public.
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Maximilien
de Robespierre (1758-94)
Maximilien de Robespierre est né le 6 mai 1758 à Arras et mort
guillotiné le 28 juillet 1794 à Paris. Avocat de formation, il devint
l’une des figures majeures et les plus controversées de la Révolution
française, surnommé l’Incorruptible pour sa rigueur morale et son refus
du luxe.Né dans une famille de robins et de marchands,
Maximilien de Robespierre perdit sa mère très jeune et
fut délaissé par son père. Élève brillant, il obtint une bourse pour le
collège Louis-le-Grand à Paris où il côtoya Camille Desmoulins.
Devenu avocat en 1781, il se fit remarquer par ses critiques contre les
privilèges et le clientélisme. En 1789, il fut élu député du Tiers État
aux États généraux et participa activement à l’Assemblée constituante.
Il défendit l’égalité des droits, le suffrage universel masculin,
l’abolition de l’esclavage et de la peine de mort, ainsi que
l’intégration des juifs et des comédiens dans la citoyenneté.
Durant la Révolution, Robespierre s’imposa comme chef
du club des Jacobins et membre influent du groupe des Montagnards. Il
vota la mort du roi Louis XVI et s’opposa aux
Girondins. En juillet 1793, il entra au Comité de salut public, organe
central du gouvernement révolutionnaire. Sous son influence, le Comité
instaura la Terreur, période marquée par une politique de répression et
de surveillance destinée à protéger la République contre ses ennemis.
Des milliers de personnes furent exécutées comme suspects de
contre-révolution.
En tant que président de la Convention nationale en juin 1794,
Robespierre incarna l’autorité révolutionnaire. Son austérité
et sa vision d’une République vertueuse lui valurent autant d’admiration
que de haine. Ses discours mettaient en avant la souveraineté du peuple
et la nécessité d’une morale publique stricte. Cependant, son
intransigeance et la radicalisation de la Terreur provoquèrent des
tensions au sein même du Comité. Le 9 thermidor an II, il fut arrêté
avec ses proches, dont son frère Augustin de Robespierre,
puis exécuté le lendemain. Sa mort marqua la fin de la Terreur et ouvrit
une nouvelle phase de la Révolution.
Ainsi, Maximilien de Robespierre joua un rôle central comme défenseur
des idéaux démocratiques et de l’égalité, mais aussi comme acteur majeur
de la Terreur, laissant une image ambivalente entre idéalisme
révolutionnaire et excès autoritaire. |
Le portrait représente Georges Danton en buste, dans un
style néoclassique réaliste typique de la fin du XVIIIe siècle. Le fond
est sombre et neutre, mettant en valeur les traits puissants du visage.
Le regard de Georges Danton est dirigé vers la gauche,
marqué par une intensité farouche et une détermination palpable. Ses
sourcils épais sont froncés, son front large est plissé, ses joues
pleines affichent une carnation rosée, et sa mâchoire carrée renforce
l’impression de force. Ses lèvres sont closes, traduisant une fermeté
intérieure.
La chevelure blanche et ondulée de Georges Danton
encadre son visage, coiffée en arrière selon la mode révolutionnaire.
Elle est peinte avec des touches fines qui accentuent le volume et la
texture. Il porte un habit brun à revers larges, typique des
révolutionnaires, sur un gilet crème boutonné. Un cravat blanc
volumineux est noué autour du cou, apportant contraste et élégance. Les
plis du tissu sont rendus avec précision, soulignant le réalisme du
vêtement.
L’ensemble du portrait exprime la vigueur, la fougue et la stature
politique de Georges Danton, chef populaire de la
Révolution française, dont l’expression incarne à la
fois la passion et la gravité des temps révolutionnaires.
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Georges
Danton (1759-94)
Georges Jacques Danton est né le 26 octobre
1759 à Arcis-sur-Aube et mort guillotiné le 5 avril 1794 à Paris. Avocat
au Conseil du Roi, il devint l’une des figures majeures de la Révolution
française, reconnu pour son énergie, son éloquence et son rôle décisif
dans les moments critiques de la République.Issu d’une
famille bourgeoise, Georges Danton fit ses études chez
les Oratoriens de Troyes puis en droit à Paris. En 1787, il acheta une
charge d’avocat au Conseil du Roi, ce qui lui assura une position
confortable. Dès 1789, il s’engagea dans la Révolution et se fit
remarquer par ses discours enflammés. Fondateur et président du club des
Cordeliers en 1790, il gagna rapidement une grande popularité auprès du
peuple parisien grâce à son talent d’orateur et son tempérament
vigoureux.
Après la fuite du roi Louis XVI à Varennes et la
fusillade du Champ-de-Mars en 1791, Danton dut s’exiler
en Grande-Bretagne. De retour, il devint substitut du procureur de la
Commune de Paris et s’imposa comme une figure montante des Jacobins. Son
rôle fut déterminant lors de la journée du 10 août 1792 qui entraîna la
chute de la monarchie. Nommé ministre de la Justice, il incarna la
mobilisation nationale face à l’invasion prussienne et galvanisa les
énergies par son célèbre mot d’ordre « de l’audace, encore de l’audace,
toujours de l’audace ».
Membre du Conseil exécutif puis du Comité de salut public en 1793,
Danton participa à l’organisation du gouvernement
révolutionnaire. Toutefois, il adopta une position plus modérée que
Maximilien de Robespierre, appelant à mettre fin aux
excès de la Terreur et à rechercher la réconciliation nationale. Accusé
de corruption et de complaisance envers les ennemis de la République, il
fut arrêté avec ses proches compagnons, dont Camille Desmoulins,
et condamné à mort. Sa dernière déclaration sur l’échafaud, « N’oubliez
pas de montrer ma tête au peuple, elle en vaut la peine », illustra son
sens du panache.
Ainsi, Georges Danton fut un acteur essentiel de la Révolution
française, chef populaire et ministre de la Justice, qui contribua Ã
sauver la République en 1792 mais finit victime des luttes internes et
de la radicalisation de la Terreur. |
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