La Bible

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Description des illustrations

Illustration  
L’image présente une synthèse visuelle sur la Bible avec un livre brun orné d’une croix jaune en couverture. Elle indique que la Bible est composée de l’Ancien Testament et du Nouveau Testament, qu’elle contient des récits historiques, des lois, des psaumes et des prophéties, qu’elle a été rédigée en hébreu, araméen et grec ancien, et qu’elle constitue une source de foi, de morale et de liturgie.  

 

Qu'est-ce que la Bible ?
La Bible est un ensemble de textes religieux considérés comme sacrés dans les traditions juive et chrétienne. Elle est composée de deux grandes parties : l’Ancien Testament et le Nouveau Testament. L’Ancien Testament correspond en grande partie à la Bible hébraïque, appelée Tanakh, qui regroupe la Torah (la Loi), les Nevi’im (les Prophètes) et les Ketouvim (les Écrits). Le Nouveau Testament est propre au christianisme et comprend les Évangiles, les Actes des Apôtres, les Épîtres et l’Apocalypse. La Bible contient des récits historiques, des lois, des poèmes, des prophéties et des enseignements spirituels. Elle a été rédigée en hébreu, en araméen et en grec ancien. Elle est utilisée comme source de foi, de morale et de liturgie. Sa structure est divisée en chapitres et versets pour faciliter la lecture et la référence. Les différentes confessions chrétiennes (catholiques, protestantes, orthodoxes) n’incluent pas exactement les mêmes livres dans leur canon biblique.

L’image représente le Pentateuque, les cinq premiers livres de la Bible, avec des illustrations symboliques pour chacun : la Genèse est associée à un globe et une silhouette humaine pour évoquer la création, l’Exode à des tables de la loi et une pyramide pour rappeler la sortie d’Égypte, le Lévitique à une tête de taureau pour les lois sacrificielles, les Nombres à trois figures humaines pour le recensement et le peuple d’Israël, et le Deutéronome à un rouleau pour la répétition de la loi. Moïse est représenté au centre tenant les tables de la loi, soulignant son rôle central. En bas, les mots théologie, juridique et identitaire résument les grands thèmes du Pentateuque.

 

Le Pentateuque
Le Pentateuque est l'ensemble des cinq premiers livres de la Bible hébraïque et chrétienne. Il comprend la Genèse, l'Exode, le Lévitique, les Nombres et le Deutéronome. Ces textes sont traditionnellement attribués à Moïse mais leur rédaction est considérée par les chercheurs comme composite et progressive. La Genèse raconte la création du monde, les débuts de l'humanité et les récits des patriarches. L'Exode décrit la sortie d'Égypte, la révélation au Sinaï et l'établissement de l'alliance entre Dieu et Israël. Le Lévitique expose les lois rituelles, les règles de pureté et les fonctions sacerdotales. Les Nombres relatent les péripéties du peuple dans le désert, les recensements et les rébellions. Le Deutéronome reprend et reformule les lois dans un discours final de Moïse avant l'entrée en Terre promise. L'ensemble constitue le socle théologique, juridique et identitaire du judaïsme et sert de fondement à de nombreuses doctrines chrétiennes.

L’image illustre de manière humoristique et pédagogique les sept jours de la création selon le livre de la Genèse, en style bande dessinée. Chaque panneau montre un personnage barbu, représentant Dieu, accomplissant une étape : le premier jour il crée la lumière, le deuxième il sépare les eaux pour former le ciel, le troisième il fait apparaître la terre et la mer, le quatrième il place le soleil et la lune, le cinquième il crée les oiseaux et les poissons, le sixième il forme l’homme et la femme, et le septième il se repose.

 

La création du monde
La création du monde, selon le Pentateuque, est racontée dans les premiers chapitres de la Genèse. Dieu crée l’univers en six jours et se repose le septième. Ce récit fonde la vision biblique du monde, de l’humanité et du temps. Le récit commence par l’affirmation que Dieu crée le ciel et la terre. La terre est d’abord informe et vide, plongée dans les ténèbres. Dieu introduit la lumière, puis sépare les éléments : lumière et ténèbres, eaux d’en haut et d’en bas, terre ferme et mers. Il ordonne ensuite l’apparition de la végétation, des astres, des animaux et enfin de l’être humain, créé à son image, homme et femme. Chaque étape est ponctuée par la formule « Il y eut un soir, il y eut un matin », marquant une progression ordonnée et rythmée. Le septième jour, Dieu cesse son œuvre et sanctifie ce jour, établissant ainsi le modèle du sabbat. Ce récit n’est pas seulement cosmologique : il est théologique. Il affirme que le monde est voulu, ordonné et bon, que l’humain a une place centrale et une responsabilité dans la création. Il introduit aussi les notions de bénédiction, de travail, de repos et de relation entre Dieu et l’humanité. Ce texte a été interprété de multiples façons : littéralement, symboliquement, théologiquement. Il sert de fondement à la vision biblique du temps, de l’histoire et du sens de la vie humaine. Il est aussi le point de départ de la révélation biblique, qui se poursuivra avec la chute, l’alliance et la rédemption.

L’image représente une scène classique et paisible du Jardin d’Éden, avec une végétation luxuriante, une rivière en arrière-plan et une grande variété d’animaux comme des lions, des chevaux, des cerfs et des oiseaux coexistant harmonieusement. Au centre, deux figures humaines, probablement Adam et Ève, sont entourées de cette nature abondante.  

Adam et Eve
Adam et Ève sont les premiers êtres humains selon le récit biblique de la Genèse. Leur histoire introduit la notion de péché originel et marque le début de l’humanité. Dieu forme Adam à partir de la poussière et lui insuffle la vie. Il le place dans le jardin d’Éden pour le cultiver et le garder. Dieu interdit à Adam de manger le fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal. Ève est ensuite créée à partir d’une côte d’Adam pour être son vis-à-vis. Le serpent, décrit comme rusé, tente Ève en lui suggérant que manger le fruit défendu rendra les humains semblables à Dieu. Ève en mange, puis en donne à Adam. Leurs yeux s’ouvrent, ils prennent conscience de leur nudité et se cachent. Dieu les interroge, puis les confronte à leur désobéissance. Il maudit le serpent, annonce des souffrances pour la femme et une vie laborieuse pour l’homme. Adam et Ève sont chassés du jardin d’Éden, et l’accès à l’arbre de vie est interdit. Ce récit est interprété comme l’origine du mal, de la souffrance et de la séparation entre Dieu et l’humanité.

L’image montre une scène dramatique inspirée d’un récit biblique, probablement celui de Caïn et Abel. Un homme en tenue ancienne lève une grosse pierre au-dessus de sa tête dans un geste menaçant, tandis qu’un autre homme est agenouillé au sol, la main sur la poitrine, avec une expression de détresse. À côté de lui repose un agneau dans un récipient, renforçant la dimension sacrificielle de la scène.


Abel assassiné par Caïn
Caïn et Abel sont les deux premiers fils d’Adam et Ève. Caïn est cultivateur, Abel est berger. Tous deux offrent un sacrifice à Dieu : Caïn présente des fruits de la terre, Abel des premiers-nés de son troupeau. Dieu accepte l’offrande d’Abel mais rejette celle de Caïn, sans explication explicite. Caïn est envahi par la jalousie et la colère. Dieu l’avertit que le péché est tapi à sa porte et qu’il doit le dominer. Malgré cet avertissement, Caïn invite son frère à aller aux champs et le tue. C’est le premier meurtre, un fratricide. Dieu interroge Caïn, qui nie toute responsabilité. Dieu le maudit : la terre ne lui donnera plus ses fruits, il devient errant. Pourtant, Dieu le protège en le marquant pour que personne ne le tue. Ce récit illustre la montée de la violence, la responsabilité individuelle, la justice divine non rétributive, et la tension entre jalousie humaine et appel à la maîtrise de soi.

La première image de l’arche de Noé en style cartoon montre un bateau flottant sur les vagues, rempli d’animaux comme des girafes, des éléphants, des lions et des oiseaux. Un arc-en-ciel vibrant traverse le ciel au-dessus de l’arche, symbolisant l’espoir et la promesse divine. La seconde image de l’arche de Noé en peinture réaliste montre un grand bateau en bois sur un paysage verdoyant entouré d’eau et de falaises.

 

 

Le Déluge
Le déluge biblique est un cataclysme universel envoyé par Dieu pour effacer l’humanité corrompue, à l’exception de Noé, sa famille et les animaux qu’il sauve dans l’arche. Ce récit se trouve dans les chapitres 6 à 9 de la Genèse. Dieu constate que la méchanceté humaine est devenue insupportable. Il décide d’effacer toute vie terrestre par un déluge. Il ordonne à Noé, homme juste, de construire une arche selon des dimensions précises et d’y faire entrer sa famille ainsi qu’un couple de chaque espèce animale. Le déluge commence à l’âge de 600 ans de Noé, au deuxième mois, le dix-septième jour. Les « réservoirs du grand Abîme » se rompent, les « ouvertures du ciel » s’ouvrent, et la pluie tombe pendant quarante jours et quarante nuits. Les eaux recouvrent toute la terre, y compris les plus hautes montagnes. Toute créature ayant souffle de vie périt. Seuls Noé et ceux qui sont avec lui dans l’arche survivent. La crue dure cent cinquante jours. Puis Dieu fait souffler un vent, les eaux se retirent progressivement. L’arche s’immobilise sur les montagnes d’Ararat. Noé envoie une colombe qui revient d’abord, puis finit par ne plus revenir, signe que la terre est redevenue habitable. Dieu établit une alliance avec Noé : il promet de ne plus jamais détruire la terre par un déluge. L’arc-en-ciel devient le signe de cette alliance. Ce récit, probablement inspiré de mythes mésopotamiens plus anciens, marque une rupture et un nouveau départ pour l’humanité.

L’image représente la tour de Babel dans une peinture classique, montrée comme une immense structure en spirale composée de plusieurs niveaux cylindriques empilés, construite en pierre rougeâtre et s’élevant vers le ciel. Autour de la tour de Babel, de nombreuses figures en tenue ancienne sont engagées dans diverses activités, probablement les bâtisseurs ou les habitants. Le paysage environnant est vaste, avec des collines au loin et un ciel dramatique chargé de nuages, ce qui ajoute de la profondeur et une atmosphère solennelle à la scène. Cette représentation illustre le récit biblique de la tour de Babel, symbole de l’ambition humaine et de la diversité des langues.


La tour de Babel
La tour de Babel est un récit biblique situé dans le livre de la Genèse. Après le déluge, les hommes parlent une seule langue et décident de construire une ville et une tour dont le sommet atteindrait le ciel, dans la plaine de Shinar. Leur objectif est de se faire un nom et d’éviter d’être dispersés sur la Terre. Dieu, voyant leur orgueil, décide de confondre leur langage pour qu’ils ne se comprennent plus et les disperse sur toute la surface du globe. Le nom Babel est associé à la confusion des langues. Ce récit explique l’origine de la diversité linguistique et critique l’orgueil humain qui cherche à s’élever sans limite.

L’image montre cinq hommes en robes dans un paysage naturel composé de collines et d’un ciel partiellement nuageux. Le personnage central, un vieil homme à la longue barbe blanche et aux cheveux blancs, porte une robe brun rougeâtre avec un vêtement intérieur blanc. Il tend la main droite comme pour désigner ou expliquer quelque chose aux quatre autres hommes, eux aussi barbus et vêtus de tuniques aux tons terreux, qui l’écoutent avec attention. La scène évoque un moment de transmission, de révélation ou d’enseignement, probablement lié aux patriarches bibliques, dans une atmosphère solennelle et contemplative renforcée par les couleurs chaudes et les expressions détaillées.  

L'histoire des Patriarches
L’histoire des Patriarches dans la Bible commence avec Abraham, appelé par Dieu à quitter sa terre natale pour fonder un peuple. Il reçoit la promesse d’une descendance nombreuse et d’un pays. Abraham est considéré comme le père des croyants. Son fils Isaac hérite de cette promesse. Isaac est le père de Jacob et d’Ésaü. Jacob, après avoir lutté avec un ange, reçoit le nom d’Israël. Il a douze fils qui deviennent les ancêtres des douze tribus d’Israël. L’histoire des Patriarches est marquée par des alliances, des épreuves, des migrations et des révélations divines. Elle s’étend de Genèse 12 à Genèse 50 et constitue le socle de l’identité hébraïque.

L’image représente la scène biblique du sacrifice d’Isaac avec Abraham, un vieil homme à la longue barbe blanche, tenant un couteau au-dessus de son fils Isaac allongé sur un autel de pierre, vêtu d’une tunique simple et semblant calme. Un jeune homme observe la scène à l’arrière-plan, probablement un serviteur, tandis qu’un ange descend du ciel avec le bras tendu pour interrompre le geste d’Abraham. À droite, un bélier est pris dans un buisson, symbolisant le substitut du sacrifice. Le ciel sombre et nuageux renforce la tension dramatique et la portée spirituelle de ce moment clé du récit de la Genèse.

 

Le sacrifice d'Abraham
Le sacrifice d’Abraham est un épisode central du chapitre 22 de la Genèse, où Dieu met Abraham à l’épreuve en lui demandant d’offrir son fils Isaac en holocauste. Ce récit est connu sous le nom de ligature d’Isaac et marque un tournant dans la compréhension du rapport entre foi, obéissance et sacrifice. Dieu appelle Abraham et lui demande de prendre son fils unique Isaac, celui qu’il aime, et de l’offrir en holocauste sur une montagne du pays de Moriah. Abraham obéit sans discuter. Il se lève tôt, prépare le bois, prend Isaac et deux serviteurs, et part vers le lieu indiqué. Après trois jours de marche, il laisse les serviteurs et monte avec Isaac. Isaac porte le bois, Abraham le feu et le couteau. Isaac demande où est l’agneau pour le sacrifice. Abraham répond que Dieu y pourvoira. Arrivé au sommet, Abraham construit l’autel, dispose le bois, lie Isaac et le place sur l’autel. Il saisit le couteau pour immoler son fils. Un ange l’arrête à ce moment précis et lui dit de ne pas faire de mal à l’enfant. Dieu reconnaît qu’Abraham le craint et ne lui a pas refusé son fils. Abraham aperçoit alors un bélier pris dans un buisson et l’offre à la place d’Isaac. Il nomme le lieu Adonaï-Yirè, ce qui signifie Dieu pourvoira. Dieu renouvelle sa bénédiction à Abraham, lui promettant une descendance nombreuse et victorieuse, source de bénédiction pour toutes les nations. Ce récit est interprété comme une rupture avec les sacrifices humains et une affirmation de la foi absolue. Il est commémoré dans les traditions juive, chrétienne et musulmane, chacune avec des variantes sur le fils concerné et la portée théologique.

L'image encadrée intitulée "The Life of Moses" illustre six scènes clés de la vie biblique de Moïse. On y voit une femme plaçant le bébé Moïse dans un panier sur le Nil, Moïse observant le buisson ardent, Moïse assis avec les tables de la loi, Moïse levant les bras pour séparer les eaux de la mer Rouge, Moïse tenant les tables des Dix Commandements, et enfin Moïse allongé, semblant décédé dans un décor paisible. Chaque scène est accompagnée d’un court libellé, offrant une narration visuelle des moments fondateurs de son parcours spirituel et historique.

Les 10 plaies d'Egypte...
1. L'eau du fleuve se transforme en sang pendant sept jours.
2. Des grenouilles pullulent dans le pays.
3. Des moustiques infestent l'homme et le bétail.
4. Des Taons envahissent les maisons
5. La peste anéantit chevaux, ânes, chameaux, bovins et moutons.
6. Des ulcères affligent l'homme et le bétail.
7. La grêle tue l'homme et le bétail, détruit les récoltes et les arbres.
8. Des nuées de sauterelles couvrent le pays et dévorent toutes les plantes.
9. Les ténèbres durent trois jours.
10. La mort s'abat sur tous les premiers-nés de l'homme et du bétail.


Moïse, un hébreu d'Egypte
Moïse est un Hébreu né en Égypte à une époque où les Israélites étaient réduits en esclavage par Pharaon. Il devient le libérateur du peuple hébreu et le législateur de la Torah. Moïse naît dans une famille de la tribu de Lévi alors que Pharaon a ordonné de tuer tous les nouveau-nés mâles hébreux. Sa mère le cache pendant trois mois, puis le place dans un panier sur le Nil. Il est recueilli par la fille de Pharaon qui l’élève comme son fils. En grandissant, Moïse découvre ses origines hébraïques. Un jour, il tue un Égyptien qui maltraitait un esclave hébreu. Craignant les représailles, il s’enfuit au pays de Madian. Là, il épouse Tsippora, fille de Jéthro, et devient berger. Un jour, Dieu lui apparaît dans un buisson ardent et lui confie la mission de libérer les Hébreux. Moïse retourne en Égypte, accompagné de son frère Aaron, et demande à Pharaon de laisser partir le peuple. Pharaon refuse, et Dieu envoie dix plaies sur l’Égypte. Après la dernière plaie, la mort des premiers-nés, Pharaon cède. Moïse conduit les Hébreux hors d’Égypte. Lorsqu’ils sont poursuivis par l’armée égyptienne, Moïse ouvre la mer Rouge, permettant au peuple de passer. Les Égyptiens sont engloutis. Moïse guide ensuite les Hébreux dans le désert pendant quarante ans. Sur le mont Sinaï, il reçoit les Dix Commandements et les lois de la Torah. Il meurt avant d’entrer en Terre promise, sur le mont Nébo.

 

L’image encadrée représente les Dix Commandements gravés sur deux tables de pierre, avec un fond évoquant une texture de parchemin. Le titre "The Ten Commandments" est centré en haut en lettres majuscules et en gras. Les commandements sont numérotés en chiffres romains de I à X et disposés en deux colonnes. Chaque commandement est formulé dans un style solennel, évoquant les prescriptions bibliques fondamentales : ne pas avoir d’autres dieux, ne pas prendre le nom de Dieu en vain, sanctifier le jour du sabbat, honorer ses parents, ne pas tuer, ne pas commettre d’adultère, ne pas voler, ne pas mentir, ne pas convoiter. L’ensemble adopte une présentation classique et formelle, soulignant la portée spirituelle et morale du texte.

Les 10 commandements...
1. Tu n'auras pas d'autre Dieu
2. Tu ne prononceras pas en vain le nom de Yahvé
3. Tu travailleras 6 jours ; le septième jouer est le jour de repos de Dieu : tu ne feras aucun ouvrage/
4. Tu honoreras ton père et ta mère
5. Tu ne tueras point
6. Tu ne commettras pas d'adultère
7. Tu ne voleras point
8. Tu ne porteras point de faux témoignage contre ton prochain
9. Tu ne convoiteras pas la femme de ton voisin
10. Tu ne convoiteras pas les biens de ton prochain.

 

Les dix commandements
Les Dix Commandements sont les dix lois données par Dieu à Moïse sur le mont Sinaï, destinées à guider moralement et religieusement le peuple hébreu. Ils sont inscrits dans le Livre de l’Exode (chapitre 20) et le Deutéronome (chapitre 5). Voici leur formulation classique : Tu n’auras pas d’autres dieux devant moi. Tu ne te feras aucune idole ni image taillée. Tu ne prendras pas le nom de Dieu en vain. Souviens-toi du jour du sabbat pour le sanctifier. Honore ton père et ta mère. Tu ne tueras pas. Tu ne commettras pas d’adultère. Tu ne voleras pas. Tu ne porteras pas de faux témoignage contre ton prochain. Tu ne convoiteras ni la maison ni la femme ni les biens de ton prochain. Ces commandements sont considérés comme le fondement de la morale biblique. Les quatre premiers concernent la relation entre l’homme et Dieu, les six suivants régissent les rapports entre les humains. Ils sont au cœur de l’Alliance entre Dieu et Israël et ont influencé les systèmes juridiques et éthiques dans les traditions juive, chrétienne et occidentale. Moïse les reçoit sur des tables de pierre, qu’il brise en découvrant le culte du veau d’or, avant de les recevoir à nouveau sur de nouvelles tables.

 

Cette image représente quatre scènes fondatrices — la création du monde, le jardin d’Éden, le déluge et la tour de Babel — dans un style inspiré des motifs sumériens et babyloniens, avec une lumière dorée évoquant la révélation divine.  

La bible et le mythe
La Bible contient des récits que l’on peut qualifier de mythiques dans le sens anthropologique et littéraire du terme. Le mythe est un récit symbolique qui cherche à expliquer les origines du monde, le sens de la vie, la place de l’homme et sa relation avec le divin. Dans ce cadre, des passages comme la création du monde, le jardin d’Éden, le déluge ou la tour de Babel relèvent d’une logique mythique. Ils ne visent pas à transmettre une vérité historique mais à exprimer des vérités spirituelles ou existentielles. Le mythe dans la Bible n’est pas un mensonge mais un langage ancien qui permet de dire l’indicible. Il structure la pensée, fonde une culture et transmet une vision du monde. Les récits bibliques ont souvent des équivalents dans d’autres civilisations comme les récits sumériens, babyloniens ou grecs, ce qui montre leur portée universelle. Toutefois, dans la tradition juive et chrétienne, ces récits sont porteurs d’une révélation, d’un message théologique qui dépasse le simple cadre du mythe. Ils sont interprétés comme des paroles inspirées, des récits fondateurs qui orientent la foi et la morale. Ainsi, la Bible utilise le langage du mythe mais le dépasse en proposant une relation vivante entre Dieu et l’humanité.

Le Déluge et l’arche : Des représentations de Uta-Napishtim dans l’épopée de Gilgamesh montrent un homme recevant l’ordre divin de construire une embarcation pour survivre au déluge. Ces images sont souvent comparées à celles de Noé dans la Genèse, où l’arche devient un symbole de salut universel. Les deux récits partagent la structure du message divin, la construction de l’arche, la préservation des espèces, et le renouvellement du monde.


Les emprunts de la Mésopotamie
La Bible a intégré plusieurs éléments issus des traditions mésopotamiennes en les réinterprétant dans une perspective monothéiste. Le récit du Déluge dans la Genèse présente des similitudes frappantes avec l’épopée de Gilgamesh où un homme nommé Uta-Napishtim est averti par un dieu du déluge et construit une arche pour sauver sa famille et des animaux. Le récit de la création dans la Genèse reprend certains motifs du poème babylonien Enuma Elish où le monde est formé à partir du chaos primordial. La tour de Babel évoque les ziggourats mésopotamiennes et reflète une critique de l’hybris humaine. Le jardin d’Éden et l’arbre de vie ont des parallèles dans des textes sumériens qui décrivent des lieux paradisiaques et des plantes sacrées. Les lois du Pentateuque présentent des ressemblances avec le Code d’Hammurabi notamment dans les principes de justice et de rétribution. Ces emprunts ne sont pas des copies mais des réélaborations qui traduisent une vision théologique propre centrée sur un Dieu unique, juste et créateur. La Bible transforme les mythes mésopotamiens en récits porteurs d’une révélation morale et spirituelle.

Voici l’illustration prête à accompagner votre article sur le rapport entre la Bible et l’histoire : elle représente une Bible ouverte dont les pages se métamorphosent en scènes historiques — l’exil à Babylone, le temple de Salomon, les pyramides égyptiennes — sur fond de ruines archéologiques et de ciel étoilé, avec une lumière divine émanant du livre. Elle incarne visuellement l’idée que la Bible ne se contente pas de rapporter des faits : elle les interprète, les sacralise, et les inscrit dans une mémoire collective.

 

La Bible et l'histoire
La Bible n’est pas un livre d’histoire au sens moderne, mais elle contient des récits qui s’inscrivent dans des contextes historiques réels, parfois confirmés par l’archéologie. Les récits bibliques mêlent mémoire collective, tradition orale et interprétation théologique. Certains épisodes comme l’Exil à Babylone, les règnes de David et Salomon ou les conflits avec l’Assyrie et l’Égypte correspondent à des périodes attestées par des sources extérieures. L’archéologie permet de mieux comprendre le cadre géographique, social et politique des textes bibliques, mais elle ne confirme pas tous les événements décrits. Par exemple, la conquête de Canaan ou l’Exode ne sont pas vérifiables dans les archives égyptiennes ou les fouilles actuelles. Cela ne signifie pas que ces récits sont faux, mais qu’ils relèvent d’une mémoire religieuse et identitaire plus que d’un compte rendu factuel. La Bible construit une histoire sacrée où les événements sont interprétés comme des signes de l’action divine. Elle propose une lecture du passé orientée vers le sens et la foi, et non une chronologie neutre. Les livres historiques comme les Rois, les Chroniques ou les Maccabées cherchent à relier les faits à une vision morale et théologique. Ainsi, la Bible dialogue avec l’histoire mais ne s’y réduit pas. Elle transforme les événements en récits porteurs de sens pour une communauté croyante.

L’image représente une synthèse visuelle du Nouveau Testament centrée sur Jésus-Christ, figuré en haut avec une auréole cruciforme, levant la main droite en signe de bénédiction et tenant un livre fermé dans la main gauche. Sous lui, un livre ouvert porte l’inscription « LE NOUVEAU TESTAMENT », affirmant le fondement scripturaire. En dessous, quatre figures symboliques illustrent les Évangélistes selon la tradition chrétienne : un homme ailé ou ange pour Matthieu représentant l’humanité du Christ, un lion ailé pour Marc évoquant la royauté et la force, un bœuf ailé pour Luc symbole du sacrifice, un aigle pour Jean figure de la vision spirituelle et céleste. Le fond parcheminé aux tons dorés et sépia renforce l’atmosphère sacrée et intemporelle. La composition verticale exprime la transmission du message évangélique depuis le Christ vers les quatre témoins majeurs de la foi chrétienne.

 

Le nouveau testament
Le Nouveau Testament est la seconde partie de la Bible chrétienne, centrée sur la vie, la mort et la résurrection de Jésus-Christ, ainsi que sur l’enseignement de ses disciples. Il contient 27 livres rédigés entre le Ier et le début du IIe siècle. Le mot « testament » vient du latin testamentum, lui-même issu du grec diathèkè, qui signifie alliance. Le Nouveau Testament représente la nouvelle alliance entre Dieu et l’humanité, accomplie par Jésus. Il est composé de plusieurs types d’écrits. Les quatre Évangiles (Matthieu, Marc, Luc et Jean) racontent la vie, les paroles et les actes de Jésus. Les Actes des Apôtres décrivent les débuts de l’Église et les missions des disciples, notamment Pierre et Paul. Les épîtres sont des lettres adressées aux premières communautés chrétiennes pour les instruire et les exhorter dans la foi. Elles sont attribuées à Paul, Pierre, Jacques, Jean, Jude et à des disciples. Enfin, l’Apocalypse de Jean est un texte prophétique sur la fin des temps et la victoire finale du Christ. Ces textes ont été rédigés en grec ancien, dans un contexte de transmission orale et de foi. Ils ont été reconnus comme canoniques par l’Église au fil des siècles, notamment lors des conciles de Laodicée (363), de Rome (382) et de Carthage (397 et 419). Le Nouveau Testament ne suit pas un ordre chronologique : la première épître aux Thessaloniciens est probablement le texte le plus ancien, écrit vers 50 après J.-C., tandis que l’Évangile de Jean et l’Apocalypse sont parmi les plus tardifs. Pour les chrétiens, le Nouveau Testament est la pleine révélation de Dieu à travers Jésus, considéré comme le Messie annoncé dans l’Ancien Testament. Il transmet des messages fondamentaux comme l’amour, la miséricorde, la résurrection, la foi et la promesse de vie éternelle.
L’image représente les liens entre l’Ancien Testament et le Nouveau Testament à travers une composition symbolique centrée sur Jésus-Christ, auréolé, vêtu de rouge et bleu, tenant un livre marqué « Nouveau Testament ». À gauche, Moïse est représenté avec les Tables de la Loi, identifié par l’inscription « MOÏSE », incarnant la Loi mosaïque. À droite, Élie tient un rouleau et se tient près d’un char enflammé, identifié par « ÉLIE », représentant les prophètes et l’attente eschatologique. En bas, plusieurs symboles renforcent cette continuité : le Temple évoque le lieu du culte ancien, la tablette « LOI » accompagnée de bâtons croisés symbolise la Torah, l’ancre dorée marquée « ALLIANCES » représente la fidélité divine, et le livre ouvert « NOUVEAU TESTAMENT » affirme l’accomplissement des Écritures. Des flèches rouges relient les éléments de l’Ancien Testament à Jésus, soulignant leur accomplissement en lui. L’ensemble forme une structure triangulaire où Loi, Prophètes et Christ convergent, illustrant la relecture chrétienne de l’Ancien Testament à la lumière de la résurrection.  

Liens entre le Nouveau Testament et l'Ancien
Le Nouveau Testament entretient un lien profond avec l’Ancien Testament qu’il cite, réinterprète et accomplit selon la foi chrétienne. Jésus est présenté comme l’accomplissement des prophéties messianiques de l’Ancien Testament notamment celles d’Isaïe, Jérémie ou les Psaumes. Les Évangiles reprennent des figures et des motifs anciens comme Moïse, Élie, le Temple, la Loi et les alliances pour montrer leur renouvellement en Christ. Paul dans ses lettres relit la Genèse, l’Exode et les prophètes pour expliquer la justification par la foi et l’universalité du salut. L’Apocalypse reprend les images de Daniel, d’Ézéchiel et de Zacharie pour annoncer la victoire finale de Dieu. Le Nouveau Testament ne rejette pas l’Ancien mais le relit à la lumière de la résurrection. Il affirme que la Loi et les prophètes trouvent leur sens ultime dans l’amour et la personne de Jésus. Ainsi, les deux Testaments forment une unité dynamique où l’ancien prépare le nouveau et le nouveau accomplit l’ancien.