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Description des illustrations |
Illustration |
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L’image intitulée présente une composition sépia mêlant figures
religieuses et historiques dans un style classique. À gauche, un
personnage barbu auréolé tient un livre ouvert et lève un doigt vers le
ciel, évoquant un prophète ou apôtre chrétien. Derrière lui se dressent
une grande croix, un chandelier à sept branches (menorah) et un temple
grec ou romain à fronton triangulaire. Au centre, une femme en tunique
antique, couronnée de laurier, tient un parchemin et incarne une figure
allégorique ou historique. À droite, un soldat romain casqué, muni d’un
bouclier rond et d’une épée, symbolise l’histoire militaire. En
arrière-plan, on distingue une cité fortifiée et des scènes de combat.
En bas, deux femmes voilées sont représentées en prière ou en
recueillement, tandis qu’un groupe de personnes armées et porteuses de
bannières évoque les luttes collectives. L’ensemble illustre
l’interaction entre foi, pouvoir, culture et conflit à travers les âges. |

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La religion
et l'histoire
La religion et
l’histoire sont étroitement liées. L’histoire des religions est une discipline
qui étudie les croyances, les rites, les textes et les institutions religieuses
dans leur contexte social et temporel. Elle se distingue de la théologie par son
approche critique et comparative. Les religions ont souvent servi à légitimer le
pouvoir politique, à structurer les sociétés et à inspirer des réformes ou des
conflits. Elles ont accompagné les conquêtes, les colonisations et les
résistances. L’histoire religieuse éclaire aussi les dynamiques culturelles,
artistiques et sociales, car les religions influencent les arts, les fêtes, les
normes et les imaginaires. Étudier la religion dans l’histoire permet de
comprendre comment les sociétés ont pensé le sacré, le sens de la vie, la
justice et la mort.
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Elle représente cinq scènes emblématiques des mutations religieuses
contemporaines :
Une jeune femme méditant dans un parc, incarnant la montée de la
spiritualité individuelle.
Sarah Mullally dans un cadre ecclésiastique moderne, illustrant
l’évolution des rôles religieux.
Une église vandalisée en France avec une croix retirée, symbolisant les
tensions autour de la laïcité.
Une jeune femme contemplant une église restaurée à Mossoul, signe de
reconstruction post-conflit.
Un prêtre oriental devant une carte du Proche-Orient, évoquant le rôle
diplomatique du Vatican. |
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La religion
aujourd'hui
Aujourd’hui la
religion est traversée par des mutations profondes. En Europe occidentale la
pratique religieuse diminue notamment chez les jeunes tandis que la spiritualité
individuelle progresse. Des formes non institutionnelles comme la méditation ou
les croyances écologiques attirent ceux qui cherchent du sens hors des dogmes.
En France la laïcité suscite des tensions comme le montre le retrait judiciaire
d’une croix à l’entrée d’un village. Les actes de vandalisme contre les lieux de
culte sont en hausse. Dans certains pays comme l’Irlande du Nord des jeunes
redécouvrent la religion comme source de cohésion. Le Vatican joue un rôle
diplomatique actif notamment au Proche-Orient. À Mossoul des églises restaurées
symbolisent la reconstruction post-conflit. Des figures religieuses comme Sarah
Mullally incarnent l’évolution des rôles dans certaines traditions. L’éducation
religieuse reste un enjeu délicat notamment sur les questions de sexualité. La
religion aujourd’hui oscille entre repli institutionnel et renouveau spirituel
selon les contextes. |
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L’image présente une synthèse visuelle du judaïsme en
quatre dimensions : religieuse, culturelle, politique et identitaire.
Elle s’intitule « Le Judaïsme » et débute par une introduction
expliquant que cette religion monothéiste possède des racines
historiques et géographiques, et que son expression contemporaine
dépasse le cadre strictement religieux. La dimension religieuse est
illustrée par un homme tenant un rouleau de Torah, avec une légende
précisant que le judaïsme repose sur ce texte sacré. La dimension
culturelle est représentée par une femme portant une étoile de David,
soulignant la transmission familiale de pratiques alimentaires, fêtes,
rites et traditions. La dimension politique est incarnée par un homme
s’exprimant à un pupitre, évoquant l’existence de mouvements politiques
juifs tels que le sionisme. Enfin, la dimension identitaire est
illustrée par une personne arborant un pendentif en étoile de David,
indiquant que l’identité juive peut être revendiquée indépendamment de
la croyance en Dieu. L’ensemble propose une vue d’ensemble claire et
pédagogique sur la pluralité des expressions du judaïsme. |
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Le Judaïsme
Le judaïsme aujourd’hui est marqué par une diversité de courants, une résilience
face aux tensions géopolitiques, et une vigilance accrue face aux actes
antisémites. Le judaïsme contemporain se décline en plusieurs dimensions :
religieuse, culturelle, politique et identitaire. Voici une synthèse.
Le judaïsme est une religion monothéiste fondée sur la Torah et les textes du
Tanakh. Il se divise en plusieurs courants dont le judaïsme orthodoxe,
conservateur, réformé et libéral. En France et dans le monde occidental, la
pratique religieuse varie selon les générations et les contextes. Le judaïsme
réformé est critiqué par certains pour son alignement idéologique avec des
causes progressistes au détriment de la tradition. Des voix comme celle de Theo
Lapierre dénoncent une perte de clarté morale et une instrumentalisation
politique des valeurs juives. En parallèle, des figures comme Delphine
Horvilleur appellent à préserver l’humanité et le dialogue dans un contexte de
polarisation croissante autour du conflit israélo-palestinien.
La sécurité des lieux de culte juifs est devenue une priorité dans plusieurs
pays après des attaques violentes comme celle de Manchester au Royaume-Uni. En
France, les autorités renforcent la protection des synagogues et des écoles
juives. Le judaïsme reste aussi un vecteur de mémoire et de transmission,
notamment à travers les fêtes comme Yom Kippour, qui symbolisent le pardon et le
retour à Dieu. Sur le plan interreligieux, le dialogue judéo-chrétien initié par
Vatican II avec la déclaration Nostra Aetate demeure un pilier de la
réconciliation et de la reconnaissance mutuelle. Aujourd’hui, le
judaïsme oscille entre fidélité aux textes, adaptation aux enjeux contemporains,
et affirmation identitaire dans un monde souvent hostile. |
Voici une illustration typologique du christianisme contemporain,
modélisée selon les trois pôles évoqués dans ton article : le repli
institutionnel, le renouveau charismatique, et la quête de pertinence
dans un monde sécularisé. Elle intègre aussi une carte des zones
dynamiques et en déclin :
Une église vide et un prêtre isolé pour figurer le déclin institutionnel
en Europe.
Une scène de culte évangélique vibrant avec des fidèles engagés,
représentant le renouveau charismatique en Afrique, Asie et Amérique
latine.
Des jeunes croyants en débat éthique et social, incarnant la quête de
pertinence.
Une carte du monde en arrière-plan, avec zones dynamiques et zones en
recul. |
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Le
Christianisme
Le
christianisme aujourd’hui est traversé par une crise de transmission, une
diversification des pratiques, et une recomposition des courants entre tradition
et innovation.
Le christianisme est la religion la plus répandue dans le monde, mais sa
vitalité varie fortement selon les régions. En Europe occidentale, notamment en
France, la pratique religieuse diminue, les églises se vident, et les vocations
sacerdotales sont en chute libre. En 2018, deux tiers des diocèses français
n’avaient aucun séminariste. Ce déclin touche surtout le catholicisme
institutionnel, tandis que le christianisme évangélique connaît une croissance
dans certains milieux urbains et populaires. Le christianisme progressiste, très
actif dans les années 1970 et 1980, a perdu de son influence et peine à se
transmettre aux jeunes générations. À l’inverse, le courant traditionaliste,
comme celui issu de Marcel Lefebvre, représente aujourd’hui environ 20 % des
vocations sacerdotales en France. Dans le monde, le christianisme reste
dynamique en Afrique, en Asie et en Amérique latine, où les églises
pentecôtistes et évangéliques attirent de nombreux fidèles. Ces mouvements
mettent l’accent sur l’expérience personnelle de Dieu, la guérison, et
l’engagement communautaire. En Iran, des témoignages comme celui d’Abbas,
converti au christianisme, illustrent la force de la foi dans des contextes de
persécution. Le christianisme est aussi confronté à des défis éthiques et
sociaux. Des figures comme David Nolent, directeur du TopChrétien, plaident pour
une foi vivante et engagée dans les réalités contemporaines. Des tribunes
appellent à une nouvelle chrétienté, fidèle aux commandements divins mais
innovante dans sa manière d’habiter le monde moderne. La crise du christianisme
est parfois interprétée comme une crise de la société elle-même, comme l’a
analysé Andrea Riccardi dans son ouvrage L’Église brûle. Aujourd’hui, le
christianisme oscille entre repli institutionnel, renouveau charismatique, et
quête de pertinence dans un monde sécularisé. Il reste porteur d’un héritage
culturel et spirituel majeur, mais doit repenser ses formes de transmission, son
rapport à la modernité, et sa place dans le débat public. |
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L’image représente une scène typologique illustrant les courants
contemporains de l’islam. Au centre, un Coran ouvert est entouré de
figures symboliques incarnant différentes sensibilités : un homme âgé
avec turban et barbe lit le Coran avec concentration, représentant
l’autorité religieuse traditionnelle ; une femme en niqab noir laisse
apparaître uniquement ses yeux, incarnant une posture conservatrice ;
une jeune femme en hijab rouge regarde de côté avec détermination,
évoquant une posture critique ou réformiste ; une autre femme en hijab
brun et lunettes regarde vers le haut, suggérant une réflexion
intellectuelle ; un jeune homme barbu en veste marron regarde vers la
gauche avec sérieux, représentant une jeunesse en quête de sens. En
arrière-plan, une mosquée avec dôme et minaret symbolise l’ancrage
spirituel. L’ensemble est baigné dans une lumière chaude et terreuse,
sur fond beige texturé, évoquant la tension entre tradition et
modernité. |
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L'Islam
L’islam
aujourd’hui est traversé par des tensions herméneutiques, des dynamiques
identitaires, et une recomposition des pratiques entre tradition et modernité.
L’islam est la deuxième religion mondiale avec environ 1,8 milliard de fidèles.
Il repose sur le Coran, la Sunna et une tradition juridique plurielle.
Aujourd’hui, il se décline en plusieurs courants : sunnisme majoritaire,
chiisme, soufisme, et divers mouvements réformistes ou salafistes. Dans le monde
arabe, la pensée critique islamique est en débat. Des chercheurs comme Dominique
Avon et Constance Arminjon analysent les tensions entre apologétique et critique
historique. Les autorités religieuses ont souvent résisté aux approches
historico-critiques du Coran, contrairement à certaines évolutions dans le
christianisme.
Des figures comme Razika Adnani dénoncent le voile comme un vêtement patriarcal
sans fondement coranique, tandis que d’autres défendent un féminisme islamique
enraciné dans les textes. Des femmes exégètes du Coran comme Youssouf T. Sangaré
participent à cette relecture contemporaine. Les jeunes musulmans sont
confrontés à des négociations de sens entre tradition et modernité, notamment
dans les sociétés occidentales où la laïcité et les débats identitaires
influencent leur rapport à la foi.
En France, l’islam est la deuxième religion en nombre de pratiquants. Il est
souvent au cœur des débats publics sur la laïcité, le communautarisme et la
radicalisation. Les lieux de culte musulmans sont parfois ciblés par des actes
islamophobes, ce qui renforce le sentiment d’insécurité chez certains fidèles.
En parallèle, des initiatives interreligieuses et citoyennes cherchent à
promouvoir le dialogue et la coexistence.
L’islam contemporain oscille entre fidélité aux sources, adaptation aux enjeux
sociaux, et affirmation identitaire dans un monde globalisé. Les débats
herméneutiques, les tensions géopolitiques et les dynamiques migratoires
influencent fortement son évolution. |
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L’image illustre de manière pédagogique les fondements de l’hindouisme.
À gauche, Ganesha est représenté avec une tête d’éléphant, une couronne
ornée de pierres précieuses, un collier vert et or, et un dhoti rouge à
motifs dorés. Il tient une hache, une fleur de lotus et fait le geste de
protection Abhaya Mudra. À droite, Shiva apparaît avec la peau bleue,
les yeux fermés, un troisième œil sur le front, un croissant de lune
dans les cheveux, un serpent autour du cou, un collier de perles et une
peau de tigre sur l’épaule. Au centre, le symbole sacré « Om » est mis
en valeur en doré, surmontant un motif circulaire de lotus rouge et
orange. En bas à gauche, une femme en sari jaune bordé de rouge est en
prière devant un autel avec lampe à huile, lotus et offrandes. En
arrière-plan, un temple hindou s’élève. À droite, Vishnou est représenté
avec la peau bleue, une couronne dorée et quatre bras tenant une conque,
un disque, une fleur de lotus et une massue. En bas à droite, un moine
chauve en robe orange, marqué d’un tilak blanc sur le front, incarne la
sagesse ascétique. Au centre inférieur, un jeune homme en méditation est
assis en tailleur, vêtu d’un simple vêtement orange. L’ensemble est
coloré, équilibré et riche en détails, mêlant tons chauds et froids pour
évoquer la diversité spirituelle et philosophique de l’hindouisme. |
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L'hindouisme
L’hindouisme est aujourd’hui la troisième religion mondiale avec plus de 1,2
milliard de fidèles, principalement en Inde, mais aussi dans plus de 85 pays. Il
est marqué par une grande diversité de croyances, de pratiques et de courants
philosophiques. L’hindouisme n’a ni fondateur unique ni dogme centralisé. Il
repose sur des textes anciens comme les Védas, les Upanishads, le Mahabharata et
le Ramayana. Il est souvent appelé Sanatana Dharma, la « loi éternelle ». Les
croyances varient entre polythéisme, monothéisme, panthéisme et hénothéisme. Les
concepts clés incluent le Brahman (absolu), la réincarnation, le karma, le
moksha (libération), et l’ahimsa (non-violence). Les principales branches sont
le shivaisme, le vishnouisme, le shaktisme et le smartisme. Les pratiques
religieuses incluent les pujas (offrandes), les pèlerinages, les chants
dévotionnels (bhajans), et les rituels domestiques. Le yoga et la méditation,
bien que souvent sécularisés en Occident, ont des racines spirituelles hindoues.
Aujourd’hui, l’hindouisme est aussi traversé par des enjeux politiques. En Inde,
le gouvernement nationaliste du BJP, dirigé par Narendra Modi, est accusé
d’instrumentaliser l’hindouisme pour marginaliser les minorités, notamment
musulmanes. Des figures comme Yogi Adityanath, moine hindou et chef de l’Uttar
Pradesh, incarnent cette fusion entre religion et pouvoir politique. Malgré ces
tensions, l’hindouisme reste une source majeure de spiritualité, de philosophie
et de culture. Il inspire des millions de personnes dans leur quête de sens, de
paix intérieure et de lien avec le divin. |
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Illustration pédagogique sur le bouddhisme combinant éléments
historiques et contemporains. Au centre, le Bouddha est représenté en
posture de méditation sous un arbre de la Bodhi, vêtu d’une robe safran,
les mains en mudrā de concentration. À droite, une grande roue du Dharma
dorée symbolise le Noble Sentier Octuple. Un moine en prière est assis à
côté, les mains jointes. En bas à gauche, une femme en méditation porte
une robe blanche, à côté de manuscrits anciens illustrant les
enseignements bouddhistes. En bas à droite, une scène contemporaine
montre un groupe de personnes engagées dans une manifestation pacifique,
dont une femme tenant une pancarte « PEACE », entourée de pratiquants en
tenue traditionnelle. En arrière-plan, un temple et un paysage naturel
évoquent l’ancrage spirituel. L’ensemble utilise des tons chauds et une
texture parcheminée pour relier tradition et modernité. |
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Le bouddhisme
Le
bouddhisme aujourd’hui est à la fois une tradition spirituelle millénaire et une
source contemporaine de méditation, d’éthique et de résistance politique dans
plusieurs régions du monde.
Le bouddhisme est né en Inde au VIe siècle av. J.-C. avec l’éveil de Siddhartha
Gautama, le Bouddha. Il repose sur les Quatre Nobles Vérités, le Noble Sentier
Octuple, et la recherche du nirvana, libération de la souffrance. Il se décline
en plusieurs courants : Theravāda (Asie du Sud-Est), Mahāyāna (Chine, Corée,
Japon), et Vajrayāna (Tibet, Mongolie). Chaque tradition développe des pratiques
spécifiques de méditation, de rituels et de philosophie.
Aujourd’hui, le bouddhisme est pratiqué par environ 623 millions de personnes
dans le monde. En Occident, il attire par ses approches de pleine conscience, de
non-violence (ahimsa) et de développement personnel. Des centres bouddhistes se
multiplient en Europe, souvent liés au bouddhisme tibétain ou zen. Le bouddhisme
est aussi présent dans les débats sur la santé mentale, l’écologie et
l’éducation.
En Asie, le bouddhisme reste majoritaire dans des pays comme le Sri Lanka (70 %
de la population), la Birmanie (85 %), et la Thaïlande. Il y joue un rôle
culturel et politique. Au Sri Lanka, après la guerre civile, un bouddhisme
nationaliste s’est développé, parfois hostile aux minorités musulmanes, avec des
groupes comme Bodu Bala Sena. En Inde, le bouddhisme a connu un renouveau au XXe
siècle avec le mouvement néo-bouddhiste d’Ambedkar, qui a permis à des milliers
d’intouchables de se convertir pour échapper au système des castes.
Le bouddhisme contemporain oscille entre spiritualité universelle, enracinement
culturel et enjeux politiques. Il reste une voie de sagesse, de compassion et de
transformation intérieure, mais aussi un acteur social dans les contextes
postcoloniaux et multiculturels. |
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