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Description des illustrations |
Illustration |
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| Une peinture historique représente la naissance de Napoléon
Bonaparte en 1769 Ã Ajaccio, dans une maison
corse traditionnelle. À gauche, une jeune femme en robe crème,
identifiée comme Letizia Buonaparte, est allongée sur
un lit en bois et tient dans ses bras son nouveau-né, enveloppé dans un
linge blanc. Elle regarde l’enfant avec douceur, sous une fenêtre
ouverte laissant voir les collines corses et un ciel d’été. Au centre,
un homme barbu en manteau brun, Charles Bonaparte, pose
une main sur le lit et observe l’enfant avec fierté. Derrière lui, un
jeune homme en veste rouge et tricorne noir, probablement un proche ou
un témoin, reste en retrait. À droite, une femme en robe sombre et
foulard rouge, peut-être une servante ou une parente, tient une bassine
en bois et sourit en direction du bébé. L’intérieur est rustique, avec
des murs en pierre, un plafond à poutres apparentes et une cheminée
éteinte. Par la porte ouverte, on aperçoit un paysage côtier corse avec
une tour génoise surplombant la mer. La lumière chaude du 15 août et le
calme de la scène évoquent à la fois la fête de l’Assomption
et les origines modestes du futur empereur. |

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La naissance en Corse
Napoléon Ier est né le 15 août 1769 à Ajaccio en Corse alors récemment annexée
par le Royaume de France
Napoléon Bonaparte naît sous le nom de Napoleone di Buonaparte dans une
famille de la petite noblesse corse d’origine italienne. Son père Charles
Bonaparte, avocat et greffier, s’était rallié à la France après avoir combattu
aux côtés de Pascal Paoli contre l’annexion française. La date du 15 août
coïncide avec la fête de l’Assomption et fut utilisée comme élément de
propagande impériale. Le lieu exact de naissance reste incertain entre la maison
familiale d’Ajaccio et le maquis corse. Dès 1779, Napoléon quitte la Corse pour
suivre une formation militaire en France, amorçant son intégration dans l’armée
française et son ascension vers le pouvoir |
| L’image représente Napoléon Bonaparte adolescent
quittant la Corse en 1779. Il est placé au centre, vêtu
d’un manteau bleu marine et coiffé d’un bicorne noir, le regard tourné
vers l’horizon. Son visage exprime une détermination mélancolique. À sa
gauche, sa mère Letizia Ramolino en robe sombre et
châle noir, le visage marqué par la tristesse, incarne l’attachement
familial. Derrière elle, son père Carlo Buonaparte
porte un manteau brun et un béret noir, le regard grave. Un jeune frère,
probablement Joseph Bonaparte, se tient en retrait, le
visage inquiet. Le paysage corse s’étend en arrière-plan avec des
montagnes escarpées, des maisons aux toits rouges et une végétation
dense de maquis. À droite, un navire français à trois mâts attend dans
le port, prêt à embarquer Napoléon vers l’école
militaire de Brienne. Le ciel mêle des teintes chaudes
et grises, suggérant la rupture affective et politique. L’ensemble
évoque le déracinement, la tension identitaire et le début d’une
trajectoire impériale. |
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L'arrachement de la terre natale
L’arrachement de la terre natale désigne le départ contraint de Napoléon
Bonaparte de la Corse en 1779 pour intégrer l’école militaire de Brienne
en France
Ce départ marque une rupture affective et politique. Napoléon,
élevé dans une famille corse attachée à son identité insulaire, est
arraché à un territoire encore marqué par la résistance à l’annexion
française. Ce déracinement alimente chez lui une tension entre
attachement à la Corse et ambition impériale. Il quitte une terre de
maquis, de clans et de luttes pour entrer dans un monde militaire
français où il sera perçu comme un étranger. Ce déplacement fonde une
trajectoire d’intégration forcée, de dépassement identitaire et de
conquête. |
| L’image représente le jeune Napoléon Bonaparte Ã
l’école militaire de Brienne en 1779. Il est assis à un
bureau en bois, concentré sur un livre ouvert dans lequel il écrit avec
une plume. Son uniforme bleu à revers blancs et col rouge souligne son
appartenance à l’institution militaire. Son visage fermé et son regard
baissé traduisent sa rigueur et son isolement. Autour de lui, plusieurs
camarades en uniforme identique observent la scène avec sérieux. À
droite, un professeur âgé, vêtu d’un manteau gris foncé, tient une
baguette et désigne un tableau noir. L’ambiance est austère, la salle
sobre, avec des murs ternes et peu décorés, évoquant la discipline et la
sévérité de la formation reçue. L’image illustre la solitude, la
détermination et l’apprentissage stratégique qui marquent les débuts
militaires de Napoléon. |
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Une éducation de soldat
L’éducation de soldat de Napoléon commence en 1779 lorsqu’il entre Ã
l’école militaire de Brienne à l’âge de dix ans
Issu d’une famille corse récemment ralliée à la France,
Napoléon y reçoit une formation austère centrée sur les mathématiques,
l’histoire militaire et la discipline. Isolé par son accent et son
origine, il développe une rigueur intellectuelle et une volonté de
dépassement. En 1784, il est admis à l’École militaire de Paris où il se
spécialise dans l’artillerie. Cette formation forge son esprit
stratégique et son goût pour l’organisation, fondements de ses futures
campagnes. L’éducation militaire devient pour lui un outil d’ascension
sociale et de revanche sur les humiliations subies. |
| L’image représente Napoléon Bonaparte à cheval, en tête
de ses troupes durant la campagne d’Italie. Il est vêtu d’un uniforme
militaire bleu foncé avec des épaulettes dorées, une redingote ouverte
sur un gilet blanc, et arbore le célèbre bicorne noir orné d’une cocarde
tricolore. Son regard est déterminé, tourné vers l’horizon, incarnant la
posture du chef stratège. Le cheval brun qu’il monte est harnaché de
cuir sombre et de détails dorés. En arrière-plan, des soldats français
en uniforme bleu et blanc avancent dans un paysage montagneux sous un
ciel chargé de fumée et de nuages. Plusieurs drapeaux tricolores
flottent au vent, renforçant l’atmosphère patriotique. L’ensemble évoque
la fougue tactique et la maîtrise du terrain qui ont marqué les
victoires de Napoléon à Arcole,
Rivoli et Austerlitz, illustrant son
ascension fulgurante comme l’un des plus grands stratèges de l’histoire. |
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Un grand général
Napoléon Bonaparte devient un grand général dès la campagne d’Italie en
1796 où il révèle ses talents stratégiques et son audace tactique
À 27 ans, il prend le commandement de l’armée d’Italie et
remporte une série de victoires décisives contre les Autrichiens et
leurs alliés. Son sens du terrain, sa capacité à manœuvrer rapidement et
à galvaniser ses troupes lui valent une renommée fulgurante. Il enchaîne
avec la campagne d’Égypte en 1798, combinant ambitions scientifiques et
militaires. Ses victoires à Arcole, Rivoli et Austerlitz illustrent une
maîtrise exceptionnelle de l’art de la guerre. Ses plans sont encore
étudiés dans les écoles militaires du monde entier. Il est reconnu comme
l’un des plus grands stratèges de l’histoire, surpassant Jules César et
Alexandre le Grand selon certaines analyses statistiques |
| L’image représente Napoléon Bonaparte au centre, monté
sur un cheval blanc, en uniforme bleu à parements dorés, coiffé du
bicorne orné de la cocarde tricolore. Il pointe l’horizon du bras droit,
incarnant la détermination et le commandement. Autour de lui, des
soldats de l’armée d’Italie en uniforme bleu, blanc et rouge, coiffés de
shakos à plumets rouges, avancent en formation serrée. L’un d’eux
brandit un drapeau vert et blanc à motif central, évoquant les premières
alliances locales. À l’arrière-plan, le paysage montagneux des Alpes est
partiellement noyé dans la fumée des combats. Des éclairs de canon et
des silhouettes en lutte suggèrent l’intensité des affrontements contre
les troupes austro-piémontaises. La lumière dorée du ciel dramatise la
scène, soulignant la posture héroïque de Napoléon et la
ferveur de ses troupes. Le style pictural évoque le néoclassicisme
romantique, avec une composition dynamique et des contrastes marqués
entre les ombres du sol et les éclats du ciel. |
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La
campagne d'Italie
La campagne d’Italie de 1796 à 1797 marque l’émergence
de Napoléon Bonaparte comme stratège militaire de premier plan
À la tête de l’armée d’Italie, jeune et mal équipée, il affronte les
forces austro-piémontaises avec audace et mobilité. Il remporte des
victoires décisives à Montenotte, Lodi, Arcole et Rivoli, forçant
l’Autriche à signer le traité de Campo-Formio. Napoléon applique une
guerre de mouvement fondée sur la surprise, la rapidité et la
concentration des forces. Il impose sa légitimité politique par ses
bulletins de victoire et sa capacité à négocier en chef d’État. Cette
campagne transforme un général obscur en figure nationale et européenne,
tout en enrichissant la France par les butins et les œuvres d’art
confisquées. |
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L’image représente Napoléon Bonaparte au premier plan,
debout en uniforme bleu à parements dorés, bicorne noir sur la tête, le
bras tendu vers l’horizon égyptien. Derrière lui, des soldats français
en rangs serrés, certains portant des shakos à plumet rouge, d’autres
des casques blancs, brandissent le drapeau tricolore. À gauche, un
personnage en turban blanc et robe beige, probablement un soldat
ottoman, observe la scène. En arrière-plan, les pyramides de
Gizeh et le Sphinx baignent dans une
lumière dorée. Sur la mer, une flotte de navires français est ancrée
près du port d’Alexandrie. En bas à droite, trois
savants étudient une tablette gravée de hiéroglyphes, évoquant la
découverte de la pierre de Rosette. L’ensemble illustre
la dimension militaire, scientifique et symbolique de l’expédition de
1798, avec une palette chaude et une composition
centrée sur Napoléon comme figure de commandement et
d’ambition impériale. |
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L'aventure égyptienne
L’aventure égyptienne de Napoléon Bonaparte débute
en mai 1798 par une expédition militaire et scientifique visant Ã
affaiblir l’Angleterre et à établir une colonie française en Orient
Parti de Toulon avec une flotte de plus de trois cents navires et
trente-cinq mille hommes, Napoléon débarque à Alexandrie le 1er juillet
1798. Il remporte la bataille des Pyramides contre les Mamelouks mais
perd sa flotte à Aboukir face à l’amiral Nelson. L’expédition se double
d’une mission savante avec cent soixante-sept chercheurs qui fondent
l’Institut d’Égypte et découvrent la pierre de Rosette. Malgré des
succès militaires initiaux, l’échec du siège de Saint-Jean-d’Acre et
l’isolement stratégique conduisent Napoléon à quitter l’Égypte en août
1799, laissant ses troupes sous le commandement de Kléber. L’aventure se
termine par la capitulation française en 1801. |
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L’image représente le moment décisif du coup d’État du 18
Brumaire au château de Saint-Cloud. Au centre, Napoléon
Bonaparte en uniforme militaire bleu sombre, bicorne noir et
cocarde rouge, avance d’un pas ferme vers les députés du Conseil
des Cinq-Cents, le bras tendu, le regard déterminé. Autour de
lui, les députés réagissent avec stupeur, indignation ou peur. À gauche,
un homme lève la main en signe d’alerte tandis qu’un autre brandit un
document. À droite, plusieurs membres du Conseil reculent ou protestent,
certains assis, d’autres debout, les mains levées. L’architecture
intérieure est majestueuse, avec de hautes fenêtres en arc, un plafond
élevé et un décor classique. La lumière naturelle éclaire la scène,
accentuant la tension dramatique. L’ensemble évoque la fin du
Directoire et l’irruption de l’autorité militaire dans le
processus politique, sous l’impulsion de Bonaparte,
soutenu par Sieyès et Talleyrand. Le
style pictural, néoclassique et romantique, souligne l’intensité
émotionnelle et la portée historique de l’événement. |
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Le coup
d'Etat du 18-Brumaire
Le coup d’État du 18-Brumaire an VIII correspond au 9
novembre 1799 et marque la fin du Directoire et le début du Consulat
dirigé par Napoléon Bonaparte
Profitant de l’instabilité politique et du discrédit du régime,
Napoléon revient d’Égypte et s’allie à Sieyès et à Talleyrand pour
renverser le pouvoir. Sous prétexte d’un complot jacobin, il fait
transférer les assemblées au château de Saint-Cloud. Le lendemain, 10
novembre, il entre dans la salle du Conseil des Cinq-Cents et impose par
la force la dissolution. Le pouvoir exécutif est confié à trois consuls
provisoires dont Bonaparte devient rapidement le maître. Ce coup d’État,
légalement maquillé, inaugure une nouvelle ère autoritaire fondée sur
l’efficacité, la centralisation et la légitimité militaire. |
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L’image représente le sacre de Napoléon Bonaparte Ã
Notre-Dame de Paris le 2 décembre 1804. Au centre,
Napoléon, vêtu d’un manteau impérial rouge bordé
d’hermine et richement brodé d’or, est assis sur un trône doré. Il tient
dans sa main droite un sceptre surmonté d’une fleur de lys et dans sa
main gauche un globe impérial. Son regard est déterminé et son port
altier. Derrière lui, le pape Pie VII, en mitre blanche
et ornements liturgiques dorés, lève une couronne de laurier au-dessus
de sa tête, illustrant le moment où Napoléon se
couronne lui-même. L’arrière-plan dévoile l’architecture gothique de la
cathédrale avec ses arcs en ogive et ses vitraux colorés. À gauche, des
membres du clergé en habits blancs observent la scène avec gravité. À
droite, des dignitaires en uniformes brodés d’or et en écharpes rouges
assistent à la cérémonie avec solennité. L’ensemble de la composition
met en valeur la grandeur impériale, la centralisation du pouvoir et la
rupture avec la monarchie de droit divin. |
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Empereur
des Français
Napoléon Bonaparte devient empereur des
Français le 2 décembre 1804 lors d’une cérémonie solennelle à Notre-Dame
de Paris
Sacré par le pape Pie VII mais se couronnant lui-même, il affirme
ainsi la primauté du pouvoir civil sur le pouvoir religieux. Ce geste
marque la rupture avec la tradition monarchique de droit divin et
inaugure un empire fondé sur le mérite, la centralisation et l’autorité.
Le titre d’empereur des Français remplace celui de roi de France pour
souligner la souveraineté populaire issue de la Révolution. Napoléon
s’entoure d’une nouvelle noblesse d’Empire, codifie les lois avec le
Code civil et mène une politique de grandeur nationale. L’Empire devient
un régime autoritaire mais modernisateur, étendant son influence sur une
grande partie de l’Europe. |
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L’image représente Napoléon Bonaparte en uniforme
impérial, debout au centre d’une salle solennelle, entouré de cinq
dignitaires portant les titres hiérarchiques de la noblesse d’Empire. À
sa droite se tient un prince vêtu d’un manteau bleu
brodé d’or avec une cape blanche bordée d’hermine, arborant une étoile
dorée et un sabre. À sa gauche, un duc porte une tenue
similaire avec une épaulette dorée et une médaille en croix. Plus Ã
gauche, un comte, un baron et un
chevalier sont alignés, chacun vêtu d’un uniforme bleu
foncé orné de broderies dorées et de décorations distinctives. Le
chevalier, plus jeune, tient une lettre patente
scellée. En arrière-plan, le Conseil du sceau des titres
est représenté par une table couverte de documents officiels et de
sceaux rouges. Une bannière impériale et un rideau rouge encadrent la
scène. L’ambiance est solennelle, le style pictural néoclassique, et la
lumière met en valeur les visages et les insignes. |
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La noblesse
d’Empire
La noblesse d’Empire est une élite créée par
Napoléon Bonaparte pour récompenser les services civils
et militaires rendus à l’État entre 1804 et 1814. Elle repose sur le
mérite et la fidélité à l’Empire, en rupture avec la noblesse d’Ancien
Régime fondée sur la naissance. Les titres sont strictement hiérarchisés
selon l’ordre protocolaire suivant : prince,
duc, comte, baron,
chevalier. Les titres de marquis et
vicomte sont volontairement exclus car jugés ridicules par
l’Empereur. Le décret impérial du 1er mars 1808 officialise cette
noblesse et institue le Conseil du sceau des titres,
chargé de sceller les lettres patentes et de gérer les majorats. Ces
majorats sont des biens ou rentes inaliénables garantissant l’hérédité
du titre. Le titre devient héréditaire uniquement si un majorat est
constitué. Le fils aîné hérite du titre immédiatement inférieur à celui
de son père. Le titre de chevalier peut devenir
héréditaire après trois générations successives. Les membres de la
Légion d’honneur sont automatiquement chevaliers
d’Empire. Plus de trois mille titres sont décernés, dont près de 70 % Ã
des militaires. Cette noblesse ne confère aucun privilège particulier
mais vise à créer une assise sociale pour les institutions impériales.
Elle est confirmée par les chartes constitutionnelles de Louis
XVIII en 1814 et de Louis-Philippe en 1830.
Malgré son ampleur, Napoléon considère cette noblesse
comme un échec partiel car elle ne parvient pas à stabiliser durablement
son régime |
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Cette image regroupe six scènes de batailles emblématiques de
Napoléon Bonaparte dans un style pictural réaliste. En haut Ã
gauche, la bataille d’Austerlitz montre
Napoléon sur un cheval clair, dominant le champ de bataille
avec des troupes françaises en bleu et blanc affrontant les
Austro-Russes dans un paysage vallonné et enfumé. Au centre en haut, la
bataille d’Iéna présente Napoléon sur
un cheval brun, dirigeant ses soldats contre les Prussiens vêtus de
noir, dans un décor boisé et brumeux. À droite en haut, la bataille de
Friedland le montre sur un cheval blanc, pointant vers
l’avant tandis que ses troupes en uniforme bleu repoussent les Russes en
vert foncé. En bas à gauche, la bataille de Wagram
illustre Napoléon sur un cheval brun foncé, orchestrant
l’assaut contre les Autrichiens en blanc et gris, avec des canons et des
collines en arrière-plan. Au centre en bas, la bataille de
Rivoli le représente sur un cheval brun, menant ses hommes
contre les Autrichiens dans un paysage rocheux. Enfin, en bas à droite,
la bataille des Pyramides montre Napoléon
en Égypte, sur un cheval brun, face aux Mamelouks en
robes et turbans, avec les pyramides en arrière-plan et les carrés
français en formation défensive. |
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Des
victoires célèbres
Parmi les victoires les plus célèbres de
Napoléon Bonaparte figurent Austerlitz, Iéna, Friedland, Wagram, Rivoli
et les Pyramides. Elles illustrent son génie tactique et sa capacité Ã
vaincre des coalitions européennes.
La bataille d’Austerlitz le 2 décembre 1805 est considérée
comme la plus brillante victoire de Napoléon Bonaparte.
Face aux forces austro-russes supérieures en nombre, il piège ses
adversaires en dégarnissant volontairement son flanc droit. L’ennemi s’y
engouffre, permettant à Napoléon de concentrer ses
troupes au centre et d’écraser l’armée coalisée. Cette victoire consacre
l’Empire et affaiblit la Troisième Coalition.
La bataille d’Iéna le 14 octobre 1806 oppose la Grande
Armée à l’armée prussienne. Grâce à une manœuvre rapide et à la
discipline de ses troupes, Napoléon inflige une défaite
totale à la Prusse, qui perd son prestige militaire. Cette victoire
permet à l’Empire de dominer l’Europe centrale.
La bataille de Friedland le 14 juin 1807 voit Napoléon
affronter les Russes. Il utilise une stratégie de concentration des
forces sur un point faible de l’ennemi, provoquant une déroute. Cette
victoire mène aux traités de Tilsit, qui scellent une
paix temporaire avec la Russie et redessinent la carte de l’Europe.
La bataille de Wagram les 5 et 6 juillet 1809 oppose
Napoléon à l’Autriche. Malgré une résistance acharnée, la
Grande Armée parvient à vaincre grâce à l’artillerie et
à la mobilité. Cette victoire marque la fin de la Cinquième Coalition
mais révèle les premiers signes d’essoufflement de l’Empire.
La bataille de Rivoli les 14 et 15 janvier 1797, pendant la
campagne d’Italie, permet à Napoléon de repousser les
Autrichiens et de consolider son contrôle sur le nord de l’Italie. Elle
renforce son prestige et son ascension politique.
La bataille des Pyramides le 21 juillet 1798, lors de la
campagne d’Égypte, voit Napoléon vaincre les Mamelouks
grâce à la formation en carrés. Cette victoire spectaculaire, bien que
loin des pyramides, est utilisée comme outil de propagande pour
renforcer son image de conquérant visionnaire. |
’image représente la naissance du roi de Rome le 20 mars 1811
dans une salle impériale richement décorée. Au centre,
Napoléon Bonaparte en uniforme bleu à épaulettes dorées
tient dans ses bras le nouveau-né Napoléon François
Charles Joseph, vêtu d’une robe blanche. À ses côtés,
Marie-Louise d’Autriche porte une robe empire
blanche brodée d’or et une tiare, le regard tourné vers
l’enfant. Autour du lit, plusieurs dignitaires et membres de la
cour applaudissent et sourient, parmi eux une jeune femme en
robe verte, un homme en redingote sombre, et un officier en
uniforme brodé. L’arrière-plan montre une grande fenêtre drapée
de rideaux dorés, un pilier de marbre, et des drapeaux
tricolores. La lumière dorée qui baigne la scène accentue
l’atmosphère solennelle et festive, symbole de la continuité
dynastique et de la propagande impériale.
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Un fils,
enfin !
Le 20 mars 1811 naît à Paris le fils tant attendu de Napoléon
Bonaparte et de Marie-Louise d’Autriche.
L’enfant reçoit le titre de roi de Rome, symbole de
continuité impériale et d’héritage dynastique. La naissance de ce fils
assure à Napoléon une légitimité nouvelle, celle d’un
empire héréditaire comparable aux monarchies traditionnelles.
L’événement est célébré dans toute la France par des fêtes et des
cérémonies officielles. Le petit roi de Rome, prénommé
Napoléon François Charles Joseph, devient l’objet d’une
immense propagande impériale. Sa naissance est présentée comme un signe
de stabilité et de grandeur nationale. Cependant, il ne règnera jamais,
car après l’abdication de son père en 1814, il est emmené Ã
Vienne par sa mère et élevé à la cour autrichienne sous le nom
de duc de Reichstadt. Sa destinée tragique, marquée par
l’exil et la maladie, contraste avec les espoirs placés en lui lors de
sa naissance. |
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L’image représente Napoléon Bonaparte debout au centre
d’une carte de l’Europe du début du XIXe siècle, vêtu d’un uniforme
militaire bleu foncé à col haut brodé d’or, avec épaulettes dorées,
gilet blanc, culotte blanche et bottes noires, arborant une médaille
dorée sur fond rouge et un bicorne noir orné d’une cocarde dorée.
Derrière lui, la carte montre l’Empire français à son apogée, avec la
France en rouge foncé, l’Espagne et le
Portugal en orange, le royaume d’Italie
en rouge clair, la Confédération du Rhin en vert, le
royaume de Westphalie en beige, le royaume de
Naples en jaune et l’Empire russe en vert
pâle. À sa gauche, des soldats en uniforme bleu foncé avec shako noir Ã
plume blanche tiennent des fusils à baïonnette. À sa droite, un officier
monté sur un cheval brun porte un bicorne à plume blanche et tient les
rênes. À l’arrière-plan, un ciel nuageux surplombe un paysage européen
stylisé. L’ensemble illustre la domination militaire, territoriale et
dynastique de Napoléon, avec ses frères Joseph,
Jérôme et son beau-frère Joachim Murat
gouvernant les royaumes satellites, et le blocus continental symbolisé
par la carte et les troupes. |
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Napoléon, maître de l'Europe
Après ses victoires éclatantes, Napoléon Bonaparte
devient maître de l’Europe entre 1805 et 1810. La bataille d’Austerlitz
contre les armées austro-russes lui assure une domination incontestée
sur le continent. La Prusse est écrasée à Iéna
et Auerstaedt, tandis que la Russie
est vaincue à Friedland, ce qui conduit aux traités de
Tilsit en 1807. L’Empire français
atteint alors son apogée territorial, s’étendant de l’Espagne
à la Pologne. Napoléon impose son
influence par la création de royaumes satellites confiés à ses frères et
proches, comme le royaume d’Espagne à Joseph
Bonaparte, le royaume de Naples Ã
Joachim Murat ou le royaume de Westphalie Ã
Jérôme Bonaparte. Il réorganise l’Allemagne
avec la Confédération du Rhin et affaiblit l’Autriche
après Wagram en 1809. Le blocus continental contre l’Angleterre
illustre sa volonté d’étendre sa puissance économique autant que
militaire. À travers ses réformes et ses conquêtes, Napoléon
incarne la centralisation et l’autorité, mais son ambition suscite des
résistances nationales qui annoncent les futures coalitions. |
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L’image représente Napoléon Bonaparte au centre d’un
paysage enneigé lors de la campagne de Russie en 1812, vêtu d’un grand
manteau gris et d’un bicorne noir orné d’une cocarde rouge et or, le
visage fermé et les mains enfouies dans son manteau. À gauche, un soldat
appuyé sur une roue de canon enneigée, tête baissée sous son shako Ã
plumet rouge, évoque l’épuisement de la Grande Armée. À
droite, plusieurs soldats et officiers en uniforme sombre marchent
péniblement dans la neige, certains le regard grave, d’autres la tête
baissée. À l’arrière-plan, des groupes de soldats avancent dans un
paysage désolé, ponctué d’arbres nus et d’un ciel gris chargé. En haut
de l’image, le titre « Le début de la fin » s’inscrit
en lettres noires, soulignant le tournant dramatique de l’histoire
napoléonienne. |
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Le début
de la fin
Le début de la fin pour Napoléon Bonaparte s’amorce avec la campagne de
Russie en 1812. Après avoir dominé l’Europe, l’Empereur décide
d’imposer le blocus continental à la Russie qui refuse
de se plier à ses exigences économiques. L’invasion commence en juin
1812 avec plus de 600 000 hommes, mais la stratégie de la terre brûlée
pratiquée par les Russes et l’hiver rigoureux provoquent une
catastrophe. La retraite de Moscou décime la Grande Armée,
qui perd la majorité de ses effectifs.
En 1813, les puissances coalisées, Prusse,
Autriche, Russie et Angleterre,
reprennent l’offensive. La défaite de Leipzig, dite
bataille des Nations, marque un tournant décisif. L’Empire recule et les
alliés entrent dans Paris en mars 1814.
Napoléon abdique le 6 avril 1814 et est exilé sur l’île d’Elbe.
Revenu brièvement au pouvoir lors des Cent-Jours en
1815, il est définitivement vaincu à Waterloo par les
troupes de Wellington et de Blücher.
Cette défaite entraîne son second exil à Sainte-Hélène,
où il meurt en 1821. Le début de la fin est donc marqué par une
combinaison de surextension militaire, de résistances nationales et de
coalitions européennes qui finissent par briser l’hégémonie
napoléonienne. |
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Napoléon Bonaparte est représenté sur l’île d’Elbe
en 1814, vêtu de son manteau gris et de son bicorne noir orné d’une
cocarde rouge et or, debout devant une table en bois sur laquelle repose
le document de son abdication. Il porte une redingote grise ouverte sur
un uniforme blanc avec gilet et pantalon assortis, une ceinture rouge
croisée sur l’épaule droite. Son visage fermé et son regard baissé
traduisent la gravité du moment. À sa gauche, un officier âgé aux
cheveux blancs, vêtu d’un uniforme bleu à épaulettes dorées et col
rouge, observe la scène avec sérieux. Derrière eux, plusieurs soldats de
la Garde impériale en uniforme bleu foncé avec galons dorés et shakos
noirs à plumets rouges se tiennent au garde-à -vous. À droite, un groupe
de soldats en uniforme noir et shakos similaires regarde
Napoléon avec respect. En arrière-plan, un soldat s’éloigne en
direction du port de Portoferraio, portant un sac sur
l’épaule. Le paysage montre une côte méditerranéenne avec collines, mer
et fortifications, sous un ciel nuageux aux teintes bleutées et jaunes.
L’ensemble évoque la solennité du premier exil et la persistance du
prestige impérial. |
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L'abdication et le premier exil
L’abdication de Napoléon Bonaparte intervient le 6 avril 1814 après
l’entrée des armées coalisées dans Paris. Confronté à la
défaite militaire et à l’épuisement de la France, il renonce au trône au
profit de son fils, le roi de Rome, mais les alliés refusent cette
solution et imposent la restauration des Bourbons.
Napoléon signe alors son abdication sans condition et reçoit en
contrepartie la souveraineté sur l’île d’Elbe, située
en Méditerranée, entre la Corse et l’Italie. Le traité de Fontainebleau
lui garantit le titre d’Empereur, une garde personnelle de 600 hommes et
une rente annuelle.
Le 20 avril 1814, il fait ses adieux à la Garde impériale
dans la cour du château de Fontainebleau, scène restée célèbre par son
émotion et sa solennité. Le 4 mai, il débarque à Portoferraio
et organise rapidement son nouveau domaine. Sur l’île d’Elbe, il met en
place une administration, réforme l’agriculture, améliore les routes et
conserve une petite armée. Ce premier exil est paradoxal : réduit à un
territoire minuscule, Napoléon continue de se comporter
en souverain et attire l’attention de l’Europe. Mais son prestige reste
intact auprès de ses fidèles, et son retour spectaculaire lors des
Cent-Jours en mars 1815 montre que son abdication
n’avait pas éteint son ambition. |
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La scène représente Napoléon Bonaparte au centre, vêtu
de son uniforme militaire et coiffé de son célèbre bicorne, montant un
cheval blanc légèrement cabré, dans une posture de commandement ou de
salut. Il est entouré d’une foule de soldats en uniforme, armés de
fusils et portant des drapeaux, dont un drapeau tricolore
français bien visible sur la droite. L’arrière-plan est dominé
par une imposante église de style gothique, probablement une cathédrale,
tandis que le ciel chargé de fumée ou de nuages suggère une atmosphère
dramatique liée à un contexte de guerre. Cette composition évoque un
moment emblématique des guerres napoléoniennes,
soulignant le charisme militaire de Napoléon, son rôle
central dans l’histoire de la France du début du XIX
siècle, et l’élan patriotique de ses troupes. |
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Les
Cent-Jours
Les Cent-Jours désignent la période du retour de Napoléon Bonaparte au
pouvoir entre le 1er mars et le 22 juin 1815. Après son premier
exil sur l’île d’Elbe, il parvient à s’échapper et
débarque à Golfe-Juan le 1er mars. Commence alors une
marche triomphale vers Paris : les troupes envoyées
pour l’arrêter se rallient à lui, séduites par son charisme et son
prestige militaire. Le 20 mars, il entre dans la capitale et reprend le
pouvoir, contraignant Louis XVIII Ã fuir.
Durant ces Cent-Jours, Napoléon tente de consolider son
autorité en réformant les institutions et en cherchant à rallier
l’opinion publique. Il promulgue l’Acte additionnel aux
constitutions de l’Empire, qui introduit des éléments libéraux
pour séduire les élites et les classes moyennes. Mais les puissances
européennes, réunies au Congrès de Vienne, refusent de
tolérer son retour et forment la Septième Coalition.
La campagne de Belgique s’ouvre en juin 1815. Après des succès initiaux
à Ligny et Quatre-Bras,
Napoléon affronte les armées de Wellington et
de Blücher à Waterloo le 18 juin. La
défaite est totale et scelle la fin définitive de son règne. Le 22 juin,
il abdique une seconde fois et est exilé à Sainte-Hélène,
où il restera jusqu’à sa mort en 1821. Les Cent-Jours incarnent à la
fois le retour fulgurant d’un chef charismatique et l’inéluctable chute
d’un empire, pris en étau entre les résistances nationales et la
coalition européenne. |
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L’image représente Napoléon Bonaparte debout sur le
rivage rocailleux de l’île de Sainte-Hélène, vêtu d’un
long manteau gris et coiffé de son bicorne noir, le regard tourné vers
l’horizon avec une expression mélancolique. À l’arrière-plan, un navire
à trois mâts, le Northumberland, est ancré dans une
baie calme, symbolisant le voyage d’exil. Les falaises abruptes et
verdoyantes de l’île dominent le paysage, accentuant l’isolement du
lieu. Le ciel est chargé de nuages diffusant une lumière dorée et douce. |
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Destination Sainte-Hélène
Après sa défaite à Waterloo le 18 juin 1815, Napoléon Bonaparte abdique
une seconde fois le 22 juin. Espérant trouver refuge en
Angleterre, il se rend volontairement aux autorités britanniques. Mais
celles-ci, craignant son influence et son prestige, décident de l’exiler
loin de l’Europe. La destination choisie est l’île de
Sainte-Hélène, possession britannique située dans l’Atlantique
Sud, à plus de 1 800 kilomètres des côtes africaines. Ce lieu isolé
garantit qu’aucun retour ne sera possible. Le 15 octobre 1815,
Napoléon débarque sur l’île après un long voyage à bord du
Northumberland. Il s’installe d’abord à Briars
Pavilion, puis à Longwood House, résidence
humide et insalubre où il passe les dernières années de sa vie. Entouré
d’un petit cercle de fidèles comme Bertrand,
Montholon, Las Cases et Gourgaud,
il dicte ses mémoires et entretient le mythe napoléonien. La
surveillance britannique est constante, dirigée par le gouverneur
Hudson Lowe, avec qui les relations sont tendues. La
captivité est marquée par l’isolement, la nostalgie et le déclin
physique. Napoléon meurt le 5 mai 1821 Ã
Sainte-Hélène, probablement des suites d’un cancer de
l’estomac. |
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L’image représente Napoléon Bonaparte assis dans une
pièce sombre et austère de Longwood House, vêtu d’un
manteau militaire gris ouvert sur un gilet blanc, les traits tirés et le
regard perdu, incarnant la lassitude et le déclin. Autour de lui, ses
compagnons d’exil — Bertrand, Montholon,
Las Cases et Gourgaud — apparaissent
en retrait, silencieux et graves, accentuant l’atmosphère de solitude.
Une table couverte de livres et de manuscrits évoque ses activités
intellectuelles, tandis qu’une fenêtre ouverte sur un jardin brumeux
rappelle l’enfermement et l’éloignement. Les tons terreux et les ombres
renforcent la mélancolie de cette scène, où l’exilé se transforme en
légende. |
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Six ans
de solitude et d'ennui
Les six années de solitude et d’ennui correspondent à la captivité de
Napoléon Bonaparte à Sainte-Hélène entre 1815 et 1821. Après sa
défaite à Waterloo et sa seconde abdication, il est
envoyé par les Britanniques sur cette île isolée de l’Atlantique Sud.
Installé à Longwood House, une résidence humide et
insalubre, il vit entouré d’un petit cercle de fidèles dont
Bertrand, Montholon, Las Cases
et Gourgaud. La surveillance constante du gouverneur
Hudson Lowe rend son quotidien pesant et accentue son
sentiment d’isolement. Privé de pouvoir et de liberté, Napoléon
consacre ses journées à dicter ses mémoires, à relire les grands
auteurs, à marcher dans les jardins et à évoquer ses campagnes passées.
La monotonie, la nostalgie et la maladie rythment cette existence
recluse. Ces six années sont marquées par l’ennui, la solitude et le
déclin physique, mais elles nourrissent aussi la légende napoléonienne.
En se présentant comme un héros trahi et exilé, Napoléon
façonne sa mémoire pour la postérité. Il meurt le 5 mai 1821 Ã
Sainte-Hélène, laissant derrière lui une image romantique de
souverain vaincu mais immortalisé par son destin. |
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L’image représente Napoléon Bonaparte en uniforme
impérial bleu nuit avec broderies dorées, épaulettes et ceinture rouge,
debout au centre d’un intérieur opulent. Il est entouré de quatre femmes
incarnant les figures féminines majeures de sa vie. À sa gauche,
Joséphine de Beauharnais est assise dans une robe dorée brodée,
coiffée d’un diadème, le regard tourné vers une femme en robe blanche.
Cette dernière, debout contre Napoléon, porte une robe empire à taille
haute et un diadème doré, sa main posée sur le torse de l’Empereur,
incarnant probablement Marie Walewska. À droite,
Marie-Louise d’Autriche se tient debout dans une robe
bleu pâle et un voile blanc, les mains jointes, le regard posé sur le
couple central. En bas à droite, une femme en robe sombre, aux cheveux
relevés, regarde vers le sol avec une expression méditative, évoquant
Éléonore Denuelle de La Plaigne. L’arrière-plan
présente un cadre doré et des tentures rouges, renforçant l’atmosphère
néoclassique. L’ensemble illustre la tension entre passion intime et
vision patriarcale, avec un Code civil ouvert posé près de Napoléon,
symbole de la subordination légale des femmes. |
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Napoléon et
les femmes
Napoléon Bonaparte entretient avec les femmes
une relation faite de passion intime et de vision patriarcale.
Marié en 1796 à Joséphine de Beauharnais, il l’aime
profondément mais leur union est marquée par l’infidélité et l’absence
d’héritier, ce qui conduit au divorce en 1809. En 1810, il épouse
Marie-Louise d’Autriche, alliance dynastique qui lui
assure un fils, le roi de Rome, Napoléon François Charles Joseph,
né en 1811. À côté de ses mariages, il entretient des liaisons avec des
maîtresses comme Éléonore Denuelle de La Plaigne, qui
lui donne un fils illégitime, et Marie Walewska,
aristocrate polonaise qui incarne un attachement sincère et romantique.
Sur le plan politique et juridique, il impose une conception patriarcale
du rôle féminin. Le Code civil de 1804 place la femme
mariée sous l’autorité du mari, l’empêchant de signer des contrats ou de
gérer ses biens sans consentement. Napoléon affirme que
la femme est destinée à donner des enfants et appartient à l’homme comme
l’arbre au jardinier. Cette vision enferme les femmes dans la sphère
domestique et consacre leur subordination légale. Ainsi, l’Empereur
apparaît à la fois comme un homme passionné dans sa vie privée et comme
un législateur qui réduit le rôle des femmes dans la société. |
L’image représente Napoléon Bonaparte en
uniforme impérial au centre, entouré des symboles des
institutions qu’il a fondées et qui perdurent. En haut à gauche,
le Conseil d’État est illustré par un bâtiment
néoclassique à colonnes. À sa droite, un préfet en habit
officiel incarne l’autorité administrative locale. Plus Ã
droite, la Cour de cassation et la Cour
des comptes sont représentées par deux édifices
monumentaux. Au centre droit, un livre ouvert porte
l’inscription Code civil, évoquant le socle
juridique français. En dessous, une balance symbolise les
Conseils de prud’hommes. À droite, la
Banque de France apparaît sous la forme d’un bâtiment Ã
coupole. En bas à gauche, un lycée classique représente
l’enseignement secondaire, accompagné d’un diplôme de
baccalauréat orné d’une couronne de laurier. Enfin, en
bas à droite, la Légion d’honneur est figurée
par sa médaille étoilée entourée de feuillage. L’ensemble est
organisé autour de Napoléon, dont le regard
déterminé incarne la volonté de centralisation et de
modernisation de l’État.
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Des Institutions
toujours en vigueur
Napoléon Bonaparte a créé des institutions qui
structurent encore la France contemporaine. Le Conseil
d’État fondé en 1799 demeure l’organe de conseil et de contrôle
juridique des lois et règlements. Les préfets instaurés
en 1800 assurent la centralisation administrative dans les départements.
La Cour de cassation et la Cour des comptes
renforcées sous l’Empire garantissent respectivement l’unité du droit et
la surveillance des finances publiques. Le Code civil
de 1804, dit Code Napoléon, reste la pierre angulaire du droit français,
complété par le Code de commerce de 1807 et le
Code pénal de 1810. Les conseils de prud’hommes
créés pour régler les conflits du travail existent toujours. La
Banque de France fondée en 1800 demeure une institution
centrale du système monétaire. Dans le domaine éducatif, les
lycées créés en 1802 et le baccalauréat
instauré en 1808 structurent encore l’enseignement secondaire et
supérieur. La Légion d’honneur instituée en 1802 reste
la plus haute distinction française. Ces institutions traduisent la
volonté de Napoléon de donner à la France un socle
durable fondé sur la centralisation, la rationalisation et la
modernisation de l’État. |
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