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Corvidés (nicheurs) en
France
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Espèces en France |
Espèces
representatives |
Description |
Corvus
(5 espèces)
Le
Grand corbeau (Corvus
corax) est représenté perché sur une souche dans un
décor forestier, avec son plumage noir lustré et sa silhouette
massive. Au-dessus, la
Corneille noire (Corvus
corone) est illustrée en vol, plus élancée et
légèrement plus petite, évoluant dans le même environnement
boisé. L’image met en évidence les différences de taille, de
posture et de comportement entre ces deux espèces de corvidés.
Le
Choucas des tours (Corvus
monedula) est
perché sur une branche devant un paysage de falaises, avec son
plumage noir aux reflets gris et son œil clair caractéristique. En
dessous, le
Corbeau freux
(Corvus
frugilegus) se
tient au sol dans une prairie, reconnaissable à son bec pâle et à sa
silhouette élancée. L’image met en évidence les différences de
taille, de posture et de coloration entre ces deux corvidés
européens.
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Grand corbeau (Corvus corax)
(54-67 cm, enverg 115-130 cm, moins de 2 kg)
Corneille noire (Corvus corone)
(44-51 cm, enverg 93-104 cm, moins de 1 kg)
Choucas des tours (Corvus monedula)
(33-34 cm, enverg 67-74 cm, moins de 500 g)
Cordeaux freux (Corvus frugilegus)
(44-46 cm, enverg 81-99 cm, moins de 1 kg)
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Taille et description Les espèces du genre Corvus
sont des passereaux de grande taille, mesurant entre 44 et 67 cm selon
les espèces, avec une envergure de 85 à 130 cm et un poids variant de
400 à 1500 g. Elles possèdent un plumage noir ou noir-grisâtre, souvent
brillant, un bec puissant et droit, des yeux clairs ou sombres selon
l’espèce, et une silhouette robuste. Leur vol est direct, avec des
battements lents et réguliers. Leur intelligence est remarquable, avec
des capacités de mémorisation, d’outil, et de reconnaissance sociale.
Présence en France et en Aquitaine Le genre Corvus est
bien représenté en France avec plusieurs espèces : le corbeau freux (Corvus
frugilegus), la corneille noire (Corvus corone), la
corneille mantelée (Corvus cornix, rare et localisée), le grand
corbeau (Corvus corax) et le choucas des tours (Coloeus
monedula, parfois inclus dans Corvus). En
Nouvelle-Aquitaine, la corneille noire et le choucas sont très communs
en plaine et en zone urbaine, le corbeau freux est présent dans les
zones agricoles, et le grand corbeau niche dans les secteurs forestiers
ou escarpés, notamment dans les Pyrénées et le Massif central.
Particularités Les Corvus sont omnivores
opportunistes, capables de consommer des graines, des fruits, des
invertébrés, des petits vertébrés, des charognes et des déchets humains.
Ils sont connus pour leur intelligence sociale, leur capacité à résoudre
des problèmes, à utiliser des outils et à coopérer. Le grand corbeau est
capable d’imiter des sons et de manipuler des objets complexes. Les
corneilles et les freux forment des dortoirs collectifs en hiver et
peuvent s’adapter à des environnements très anthropisés.
Dangerosité Les espèces de Corvus sont inoffensives
pour l’humain. Elles ne présentent aucun comportement agressif et ne
sont pas vectrices de maladies spécifiques. Leur présence peut être
perçue comme une nuisance sonore ou visuelle dans les zones urbaines,
notamment en période de nidification ou dans les grands dortoirs. Elles
peuvent occasionner des dégâts mineurs aux cultures, en particulier les
semis, mais leur rôle écologique dans le nettoyage des déchets et la
régulation des populations de petits animaux est essentiel. Certaines
espèces sont protégées, d’autres peuvent être régulées localement selon
les contextes agricoles. |
Pica
(1 espèce)
La
Pie bavarde ou
Pica pica, surnommée
« voleuse » dans la tradition populaire, est un oiseau au plumage noir
et blanc très contrasté, avec des reflets bleu-vert irisés sur les ailes
et la queue. Elle est perchée sur une branche fine, les ailes déployées
en plein mouvement, révélant les longues rémiges blanches bordées de
noir. Le fond flou met en valeur la posture dynamique de l’oiseau,
typique des
Corvidae,
et souligne son comportement curieux et agile. |
Pie bavarde, ou voleuse (Pica pica)
(40-51 cm, enverg 52-62 cm, moins de 500 g)
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Taille et description Les espèces du genre Pica,
notamment la pie bavarde (Pica pica), mesurent entre 40 et 51
cm, dont près de la moitié pour la queue. Leur envergure varie de 52 à
62 cm et leur poids se situe entre 180 et 250 g. Elles possèdent un
plumage noir et blanc très contrasté, avec des reflets métalliques
bleutés ou verdâtres sur les ailes et la queue. Le bec est fort, droit
et légèrement recourbé, les pattes sont robustes et le vol est ondulant,
souvent ponctué de glissés.
Présence en France et en Aquitaine La pie bavarde est largement
répandue dans toute la France, y compris en Nouvelle-Aquitaine. Elle
fréquente les milieux ouverts, les zones agricoles, les lisières
forestières, les parcs urbains et les jardins. En Gironde, elle est
commune dans les zones périurbaines et rurales, souvent visible perchée
sur les toits, les poteaux ou en vol entre les arbres. Elle est
sédentaire et bien adaptée aux environnements anthropisés.
Particularités La pie est omnivore et opportuniste, se
nourrissant de fruits, graines, invertébrés, petits vertébrés, œufs et
déchets humains. Elle est réputée pour son intelligence sociale et sa
capacité à résoudre des problèmes. Elle construit un nid volumineux en
forme de boule, souvent protégé par une coupole de brindilles. Elle peut
reconnaître des individus, mémoriser des lieux et adapter son
comportement à l’environnement. Elle est aussi connue pour sa curiosité
envers les objets brillants, bien que ce trait soit souvent exagéré.
Dangerosité La pie bavarde est inoffensive pour l’humain. Elle
ne présente aucun comportement agressif et n’est pas vectrice de
maladies. Elle peut occasionner des nuisances sonores en période de
nidification et être perçue comme prédatrice d’œufs ou de poussins dans
les élevages ou les jardins, mais son impact réel est limité. Elle joue
un rôle écologique dans le nettoyage des déchets et la régulation des
populations d’insectes. Certaines pratiques agricoles peuvent entraîner
des conflits, mais |
Garrulus
(1 espèce)
Le Geai des chênes,
ou Garrulus glandarius,
est représenté en plein vol dans un environnement forestier tempéré, les
ailes largement déployées laissant apparaître les marques bleues et
noires caractéristiques sur les couvertures alaires. Son plumage brun
rosé contraste avec les reflets vifs de ses ailes, et son vol souple
souligne son agilité entre les feuillages. Ce corvidé forestier, discret
mais bruyant, joue un rôle essentiel dans la dissémination des glands,
contribuant à la régénération des chênaies. |
Geai des chênes (Garrulus glandarius)
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Taille et description Le genre Garrulus est
représenté en France par le geai des chênes (Garrulus glandarius),
un passereau de grande taille mesurant entre 32 et 35 cm, avec une
envergure de 52 à 58 cm et un poids de 140 à 190 g. Il possède un
plumage brun rosé, une calotte striée, des ailes noires et blanches
ornées d’une zone bleu vif barrée de noir, et une queue noire. Son bec
est robuste, ses pattes puissantes, et son vol est ondulant et bruyant.
Il émet une grande variété de cris, dont certains imitent d’autres
espèces ou sons anthropiques.
Présence en France et en Aquitaine Le geai des chênes est
largement répandu dans toute la France, y compris en Nouvelle-Aquitaine.
Il fréquente les forêts feuillues, les bois mixtes, les parcs arborés et
les zones bocagères. En Gironde, il est commun dans les forêts de pins,
les chênaies, les lisières boisées et les jardins arborés. Il est
sédentaire mais peut effectuer des déplacements locaux en automne,
notamment pour stocker des glands.
Particularités Le geai est connu pour son comportement de
cacheur : il collecte des glands et les enfouit dans le sol pour les
consommer plus tard, contribuant ainsi à la régénération forestière. Il
possède une mémoire spatiale remarquable et peut cacher plusieurs
milliers de graines par saison. Il est omnivore, consommant fruits,
graines, insectes, œufs, petits vertébrés et charognes. Il joue aussi un
rôle d’alerte dans les bois, lançant des cris stridents en cas de
danger, ce qui bénéficie à d’autres espèces.
Dangerosité Le geai des chênes est totalement inoffensif pour
l’humain. Il ne présente aucun comportement agressif et n’est pas
vecteur de maladies. Il peut être perçu comme nuisible dans les vergers
ou les élevages avicoles en raison de sa prédation opportuniste sur les
œufs, mais son impact reste limité. Espèce protégée, il joue un rôle
écologique important dans la dispersion des graines et la régulation des
populations d’insectes. |
Nucifraga
(1 espèce)
Le Casse‑noix moucheté,
ou Nucifraga caryocatactes,
est représenté perché sur un rocher moussu dans une forêt de conifères,
tenant une graine dans son bec. Son plumage brun sombre est densément
moucheté de blanc, avec des ailes et une queue noirâtres contrastées par
des sous‑caudales blanches. Autour de lui, des cônes de pin et des
aiguilles soulignent son habitat montagnard typique. Ce corvidé discret
mais robuste est spécialisé dans la collecte et le stockage de graines,
notamment celles du Pin cembro,
qu’il cache pour se nourrir en hiver et contribue ainsi à la
régénération forestière. |
Casse-noix moucheté (Nucifraga caryocatactes)
(29-36 cm, enverg 55 cm, moins de 200 g)

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Taille et description Le
Casse‑noix moucheté mesure environ
34 cm de long pour une
envergure d’environ 55 cm
et un poids de 150 à 200 g.
C’est un corvidé de la taille d’un geai, au plumage brun sombre
abondamment moucheté de blanc, sauf sur la calotte qui est uniforme. Les
ailes et la queue sont presque noires, cette dernière se terminant par
une bande blanche bien visible en vol. Le bec est noir, fort et droit,
parfaitement adapté à l’ouverture des graines dures. Les sous‑caudales
sont blanches, ce qui constitue un excellent critère d’identification en
vol.
Présence en France et en Aquitaine L’espèce est présente en
France principalement dans les
massifs alpins et jurassiens, où elle est liée aux forêts de
conifères d’altitude. Elle est
considérée comme sédentaire,
mais peut descendre en altitude lors de pénuries alimentaires. Elle
n’est pas naturellement présente
en Aquitaine, car elle évite les forêts de feuillus pures et
recherche les zones de montagne à conifères, absentes dans la région.
Les observations en Provence-Alpes-Côte d’Azur sont régulières, mais
aucune présence établie n’est signalée dans le Sud‑Ouest.
Particularités Le Casse‑noix moucheté possède un régime
alimentaire très spécialisé : il collecte en automne de grandes graines
oléagineuses, notamment celles du
Pin cembro ou de noisetiers, qu’il stocke dans des caches pour
passer l’hiver. Il peut transporter
plusieurs dizaines de graines dans sa gorge. Ce comportement de stockage
contribue à la régénération des forêts de pins. Il nourrit ses jeunes
avec ces graines, mais aussi avec des proies animales (insectes,
araignées, petits vertébrés). Son cri est long, grinçant et typiquement
« corvidé ».
Dangerosité L’espèce est
totalement inoffensive pour l’humain. Aucun comportement
agressif particulier n’est rapporté. Comme tous les corvidés, elle peut
se montrer méfiante ou bruyante, mais elle ne représente
aucun danger, ni
sanitaire ni physique. Elle joue même un rôle écologique positif en
disséminant les graines de conifères. |
Lanius
(3 espèces)
Le Lanius collurio,
ou Pie‑grièche écorcheur,
est perché sur une branche, reconnaissable à sa calotte gris clair, son
bandeau noir sur les yeux, ses ailes brun roux et ses dessous rosés. Le
Lanius senator, ou
Pie‑grièche à tête rousse,
est représenté en vol, avec une tête brun‑roux, des ailes noires
marquées de taches blanches et un ventre blanc. Ces deux espèces de
Laniidae se distinguent
par leur comportement prédateur, leur bec crochu et leur habitude de
stocker des proies sur des épines ou des fils barbelés.
Le
Lanius excubitor, ou
Pie‑grièche grise,
est représenté en vol au‑dessus d’une prairie sèche, avec un corps gris
clair, des ailes noires marquées de blanc et un masque facial noir bien
net. Ce prédateur discret mais efficace utilise des postes élevés pour
repérer ses proies, qu’il empale parfois sur des épines ou des fils. Ce
comportement typique des
Laniidae
lui vaut le surnom de « boucher » dans certaines traditions rurales. |
Lanius collurio – Pie-grièche écorcheur
Lanius senator – Pie-grièche à tête rousse
Lanius excubitor – Pie-grièche grise
 
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Oriolus
(1 espèce) |
Oriolus oriolus – Loriot d’Europe
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Cyanopica
(1
espèce) |
Cyanopica cooki – Pie bleue ibérique
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Passéroidés (nicheurs) en
France
Sylvioidés (nicheurs) en
France
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Espèces en France |
Espèces
representatives |
Description |
Alaudidés
(9 espèces) |
Alauda arvensis — Alouette des champs
Lullula arborea — Alouette lulu
Galerida cristata — Cochevis huppé
Galerida theklae — Cochevis de Thékla
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Hirundinidés
(3 espèces) |
Hirondelle rustique (Hirundo rustica)
Hirondelle de fenêtre (Delichon urbicum) |
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Cettiidés
(1 espèce) |
Bouscarle de Cetti (Cettia cetti) |
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Aegithalidés
(1 espèce) |
Mésange à longue queue (Aegithalos caudatus) |
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Phylloscopidés
(3 espèces) |
Pouillot véloce (Phylloscopus collybita)
Pouillot fitis (Phylloscopus trochilus) |
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Acrocephalidés
(5 espèces) |
Acrocephalus scirpaceus — Rousserolle effarvatte
Acrocephalus arundinaceus — Rousserolle
turdoïde
Acrocephalus palustris — Rousserolle verderolle
Acrocephalus schoenobaenus — Phragmite des joncs |
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Locustellidés
(2 espèces) |
Locustelle tachetée (Locustella naevia)
Locustelle fluviatile (Locustella fluviatilis) |
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Cisticolidés
(1 espèce) |
Cisticole des joncs (Cisticola juncidis) |
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Sylviidés
(env 6 espèces) |
Sylvia atricapilla — Fauvette à tête noire
Sylvia communis — Fauvette grisette
Sylvia borin — Fauvette des jardins
Sylvia melanocephala — Fauvette mélanocéphale |
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Leiothrichidés
(1 espèce) |
Turdoides hypoleuca – Turdoïde à ailes blanches |
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Muscicapoidés (nicheurs) en
France
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Espèces en France |
Espèces
representatives |
Description |
Cinclidés
(1 espèce) |
Cinclus cinclus (Cincle plongeur) |
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Sturnidés
(2 espèces) |
Sturnus vulgaris (Étourneau sansonnet)
Sturnus unicolor (Étourneau unicolore) |
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Muscicapidés
(env 15 espèces) |
Phoenicurus ochruros (Rougequeue noir)
Phoenicurus phoenicurus (Rougequeue à front blanc)
Ficedula hypoleuca (Gobemouche noir)
Muscicapa striata (Gobemouche gris) |
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Turdidés
(env 7 espèces) |
Turdus merula (Merle noir)
Turdus philomelos (Grive musicienne)
Turdus viscivorus (Grive draine)
Turdus iliacus (Grive mauvis) |
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Certhioidés
(nicheurs) en
France
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Espèces en France |
Espèces
representatives |
Description |
Troglodytidés
(1 espèce) |
Troglodytes troglodytes (Troglodyte mignon) |
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Sittidés
(1 espèce) |
Sitta europaea (Sittelle torchepot) |
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Tichodromidés
(1 espèce) |
Tichodroma muraria (Tichodrome échelette) |
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Certhiidés
(1 espèce) |
Certhia brachydactyla (Grimpereau des jardins)
Certhia familiaris (Grimpereau des bois) |
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Bombycilloidés
(nicheurs) en
France
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Espèces en France |
Espèces
representatives |
Description |
Bombycillidés
(1 espèce) |
Bombycilla garrulus (Jaseur boréal) |
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Reguloidés
(nicheurs) en
France
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Espèces en France |
Espèces
representatives |
Description |
Régulidés
(2 espèces) |
Regulus regulus (Roitelet huppé)
Regulus ignicapilla (Roitelet triple-bandeau) |
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Phylloscopidés
(5 espèces) |
Phylloscopus collybita (Pouillot véloce)
Phylloscopus ibericus (Pouillot ibérique)
Phylloscopus bonelli (Pouillot de Bonelli)
Phylloscopus trochilus (Pouillot fitis) |
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Stenostiroidés
(nicheurs) en
France
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Espèces en France |
Espèces
representatives |
Description |
Paridés
(7 espèces) |
Mésange charbonnière (Parus major)
Mésange noire (Periparus ater)
Mésange boréale (Poecile montanus)
Mésange bleue (Cyanistes caeruleus) |
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Remizidés
(1 espèce) |
Rémiz penduline (Remiz pendulinus) |
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Pnoepygoidés
(nicheurs) en
France
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Espèces en France |
Espèces
representatives |
Description |
Panuridés
(1 espèce) |
Mésange à moustaches (Panurus biarmicus) |
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