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"Petits" Singes en danger
critique
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Nom |
Statut |
Effectifs restants, aire
de répartition actuel et risque d'extinction (EW ou CR) |
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Propithèque de Perrier (Propithecus perrieri)
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CR
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Effectifs restants Les
estimations varient entre 1 000 et
2 000 individus selon les données disponibles. L’UICN classe
l’espèce En danger critique d’extinction (CR).
Aire de répartition actuelle L’espèce est
strictement endémique du nord de
Madagascar, confinée à quelques fragments de
forêts sèches caducifoliées
entre les rivières Irodo et
Lokia. Elle est également
présente dans les zones protégées d’Andrafiamena‑Andavakoera
et d’Analamerana.
Pelage Le propithèque de Perrier présente un
pelage presque entièrement noir,
y compris le corps, les membres et la queue, avec un
visage et des oreilles nus
et sombres. Les yeux sont petits et orientés vers l’avant,
typiques des lémuriens.
Risque d’extinction Le risque est
extrême, l’espèce étant l’un
des primates les plus menacés au
monde. Les principales menaces sont : – déforestation
(abattage sélectif, brûlis, production de charbon) – fragmentation
sévère de l’habitat, isolant les groupes –
faible aire de répartition,
rendant l’espèce très vulnérable –
pression humaine croissante dans le nord de Madagascar
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Propithèque soyeux (Propithecus candidus)
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CR
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Lémur à
front bleu (Eulemur flavifrons)
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CR
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Maki
catta (Lemur catta)
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CR
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Microcèbe
de Mme Berthe (Microcebus berthae)
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CR

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Chirogale de Sabrée (Cheirogaleus sibreei)
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CR

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Lepilemur
septentrional (Lepilemur septentrionalis)
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CR

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Lepilemur
du Sahamalaza (Lepilemur sahamalazensis)
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CR 
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Tarsier
de Siau (Tarsius tumpara)
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CR 
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Nycticebus javanicus (loris lent de Java)
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CR 
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Nycticebus bancanus (loris lent de Bangka)
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CR

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Nycticebus borneanus (loris lent de Bornéo)
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CR

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Nycticebus kayan (loris lent de Kayan)
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CR

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Nycticebus menagensis (loris lent de Menangkabau)
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CR 
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Nycticebus pygmaeus (loris lent pygmée)
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CR 
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Loris
tardigradus (loris gracile du Sri Lanka)
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CR 
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"Grands"
Singes en danger critique
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Nom |
Statut |
Effectifs restants, aire
de répartition actuel et risque d'extinction (EW ou CR) |
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Atèle à
tête brune (Ateles fusciceps)
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CR

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Effectifs restants La taille
exacte de la population n’est pas connue, mais l’espèce est classée
En danger (EN) par l’UICN. La sous‑espèce Ateles fusciceps
fusciceps est même considérée
En danger critique et figure
parmi les 25 primates les plus
menacés au monde selon plusieurs évaluations récentes. Les
populations sont en déclin continu, principalement à cause
de la chasse et de la destruction de l’habitat.
Aire de répartition actuelle L’espèce est présente dans le
sud‑ouest de la Colombie, le
nord‑ouest de l’Équateur et
l’est du Panama. Elle occupe
les forêts tropicales humides, les
forêts sèches et parfois les
forêts de nuages. Les
populations équatoriennes sont surtout associées aux forêts les plus
humides.
Pelage L’atèle à tête brune présente un
pelage noir ou brun très sombre,
avec une tête brun foncé qui
lui donne son nom. Le corps est élancé, les membres très longs, et la
queue préhensile, également
sombre, est utilisée comme cinquième membre. Le visage est généralement
sombre, parfois plus clair selon les individus. La morphologie est typique
des atèles : silhouette fine, membres allongés et grande agilité arboricole.
Risque d’extinction Les principales menaces sont : –
chasse pour la viande de
brousse – déforestation et fragmentation des forêts,
l’espèce traversant difficilement les zones ouvertes – projets
miniers affectant des zones protégées en Équateur, aggravant la
perte d’habitat
L’espèce est en déclin rapide,
et la sous‑espèce A. f. fusciceps
est l’une des plus menacées de tous les primates.
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Ouistiti
à tête dorée (Callithrix flaviceps)
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CR

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Effectifs restants L’espèce
est classée En danger critique
d’extinction (CR). La population totale est estimée à
environ 4 440 individus,
dont moins de 2 500 individus matures,
avec un déclin supérieur à 80 %
après l’épidémie de fièvre jaune de 2016–2018.
Aire de répartition actuelle Le ouistiti à tête dorée est
strictement endémique du Brésil,
présent uniquement dans les États de
Minas Gerais et Espírito
Santo, au sein de la forêt
Atlantique de montagne jusqu’à 1 200 m d’altitude.
Pelage L’espèce présente un
dos brun fortement tacheté de chamois et de rougeâtre, un
dessous jaunâtre à orangé,
une queue touffue brun sombre annelée
de jaune, et surtout une
tête entièrement jaune ou ocracée, y compris les oreilles à courts
toupets.
Risque d’extinction Les menaces principales sont : –
épidémies, notamment la
fièvre jaune, ayant provoqué un effondrement démographique récent –
déforestation et fragmentation de la forêt Atlantique –
hybridation avec d’autres
espèces de ouistitis dans certaines zones – population très faible,
rendant la reprise lente et fragile
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Capucin
de Kaapori (Cebus kaapori)
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CR

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Effectifs restants L’espèce
est classée En danger critique
d’extinction (CR). La population a chuté de
plus de 80 % en quelques
décennies selon l’UICN. Les effectifs exacts ne sont pas connus, mais
l’espèce est considérée comme l’un des primates les plus menacés
d’Amazonie.
Aire de répartition actuelle Le Capucin de Kaapori est
strictement endémique du nord‑est de
l’Amazonie brésilienne, principalement dans les États du
Maranhão et du
Pará. Il occupe les
forêts tropicales humides et
les forêts de transition,
mais son aire est très fragmentée en raison de la déforestation massive.
Pelage Le pelage est long et
soyeux, avec : – épaules
gris argenté – dos et croupe
brun agouti grisâtre –
flancs brun grisâtre –
ventre et gorge gris argenté –
mains et pieds noirâtres –
tête claire, sans touffes,
avec une couronne brun noirâtre
descendant vers le nez La queue est
agouti grisonnante avec un pinceau terminal gris argenté.
Risque d’extinction Le risque est
extrême, l’espèce étant
menacée par : – déforestation à
outrance et perte rapide de l’habitat – exploitation
minière – chasse
pour la viande de brousse – captures pour le commerce
illégal – quasi‑absence de protection
légale dans une grande partie de son aire de répartition
L’espèce figure régulièrement parmi les
25 primates les plus menacés au monde.
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Gorille
de l’Est (Gorilla beringei)
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CR

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Effectifs restants Le
Gorille de l’Est comprend deux sous‑espèces : le
Gorille des montagnes (Gorilla
beringei beringei) et le Gorille
de Grauer (Gorilla beringei
graueri). Le gorille des montagnes compte un peu plus de
1 000 individus, avec
604 individus dans le massif
des Virunga et environ 400 dans
Bwindi. Le gorille de Grauer est plus nombreux mais en fort
déclin, avec des estimations allant de
3 800 à 6 800 individus
selon les études récentes. L’ensemble de l’espèce reste classé
En danger.
Aire de répartition actuelle Le Gorille de l’Est vit dans la région
des Grands Lacs africains,
principalement en République
démocratique du Congo, au
Rwanda et en Ouganda.
Le gorille des montagnes occupe les
forêts de haute altitude des Virunga et de Bwindi, tandis que le
gorille de Grauer vit dans les forêts tropicales de basse et moyenne
altitude de l’est de la RDC.
Pelage Le pelage est épais
et sombre, adapté aux climats frais des montagnes. Le gorille des
montagnes possède un poil plus long
et dense, surtout sur les bras et le dos, ce qui lui permet de
supporter les températures froides en altitude. Les mâles adultes présentent
le célèbre dos argenté, coloration due à l’éclaircissement
des poils avec l’âge.
Risque d’extinction Les principales menaces sont : –
perte et fragmentation de l’habitat
due à l’agriculture et à l’exploitation forestière – braconnage,
y compris les pièges posés pour d’autres animaux –
maladies, notamment celles
transmises par l’homme – conflits
armés dans la région, rendant la protection difficile
Malgré une augmentation notable
des effectifs du gorille des montagnes grâce à des efforts de conservation
intensifs, l’espèce reste extrêmement
vulnérable et dépendante d’une protection continue.
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Gorille
de Cross River (Gorilla gorilla diehli)
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CR
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Effectifs restants Le
Gorille de Cross River est la
sous‑espèce de gorille la plus menacée au monde. Les estimations
récentes indiquent entre 100 et 250
individus seulement, répartis en petits groupes isolés.
Aire de répartition actuelle L’espèce vit exclusivement dans la
zone frontalière entre le Nigeria et
le Cameroun, dans les forêts
tropicales et subtropicales de la région du bassin de la Cross
River. Sa répartition est extrêmement
fragmentée, avec une dizaine de noyaux de population séparés par des zones
dégradées.
Pelage Le pelage est noir à
brun sombre, similaire à celui du Gorille des plaines de l’Ouest,
mais cette sous‑espèce se distingue par un
crâne plus petit et des
dents plus fines.
Les mâles adultes présentent un
dos argenté comme chez les
autres gorilles.
Risque d’extinction Le Gorille de Cross River est classé
En danger critique d’extinction (CR)
par l’UICN. Les principales menaces sont :
– braconnage, même si les
gorilles ne sont pas toujours la cible directe –
perte et fragmentation de l’habitat
due à l’agriculture et à l’exploitation forestière –
isolement extrême des
groupes, réduisant la diversité génétique –
pression humaine dans une
région densément peuplée
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Orang-outan de Sumatra (Pongo abelii)
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CR

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Effectifs restants La
population totale est estimée à
environ 6.500 individus selon les données de référence disponibles.
L’espèce est classée En danger
critique d’extinction (CR) par l’UICN.
Aire de répartition actuelle L’orang‑outan de Sumatra est
strictement endémique du nord de
Sumatra, principalement dans la province d’Aceh
et dans une moindre mesure au
Nord‑Sumatra. Il occupe surtout les
forêts tropicales humides de basse
altitude, dont plus de 60 %
ont disparu entre 1985 et 2007.
Pelage L’espèce présente un
pelage roux clair à orangé, plus long et plus soyeux que celui de
l’orang‑outan de Bornéo. Les jeunes ont un pelage particulièrement clair.
Les mâles adultes développent des
faciès larges (flanges) et une barbe rousse.
Risque d’extinction Les principales menaces identifiées sont : –
déforestation massive,
notamment pour l’huile de palme, ayant entraîné une perte de 60 % de
l’habitat en zone clé –
fragmentation des forêts,
isolant les populations – conflits
humains, accentués après la fin du conflit civil en 2005, période
durant laquelle la pression sur les habitats a fortement augmenté
– braconnage et
captures illégales – faible taux de
reproduction, rendant la reprise très lente
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Orang-outan de Tapanuli (Pongo tapanuliensis)
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CR

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Effectifs restants Il
resterait environ 800 individus
d’Orang‑outan de Tapanuli (Pongo
tapanuliensis), ce qui en fait
l’hominidé le plus menacé au monde. L’UICN le classe
En danger critique d’extinction (CR).
Aire de répartition actuelle L’espèce est
strictement confinée à l’écosystème
de Batang Toru, dans la province de
Sumatra du Nord, en
Indonésie. Sa répartition est fragmentée en
trois blocs forestiers
séparés par des routes et une rivière, ce qui limite fortement les échanges
entre groupes.
Pelage L’orang‑outan de Tapanuli possède un
pelage sombre, généralement
brun foncé, avec une
barbe bien développée. Il
est globalement plus sombre que l’orang‑outan de Sumatra. Comme les autres
orangs‑outans, il est essentiellement
arboricole et vit dans les forêts tropicales humides.
Risque d’extinction Le risque est
extrême, pour plusieurs
raisons : – fragmentation et
destruction de l’habitat, notamment pour l’agriculture et les
infrastructures (dont un projet de barrage) – chasse et
conflits avec les populations locales – aire de répartition
extrêmement réduite, avec plus de la moitié des individus vivant
hors zones protégées –
faible effectif, rendant la diversité génétique très
vulnérable
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Gibbon de
Hainan (Nomascus hainanus)
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CR

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Effectifs restants Le gibbon
de Hainan est l’un des primates les plus menacés au monde. Les données
issues d’études de terrain indiquent qu’il ne reste qu’environ
20 à 30 individus, répartis
en trois groupes familiaux,
tous confinés dans une zone d’environ
16 km².
Aire de répartition actuelle L’espèce est
strictement endémique de l’île de
Hainan, en Chine. Elle ne survit plus que dans la
réserve naturelle de Bawangling,
son dernier refuge connu.
Pelage Le pelage présente un
dimorphisme sexuel marqué : – le
mâle est
noir ; – la
femelle est
dorée ; Ces différences de
couleur ont contribué à la reconnaissance de l’espèce comme distincte en
2006.
Risque d’extinction Le gibbon de Hainan est classé
En danger critique d’extinction (CR)
par l’UICN. Les principales menaces sont : –
aire de répartition minuscule,
entièrement limitée à un seul massif forestier ; –
faible diversité génétique
due à la population extrêmement réduite ; –
dégradation historique de l’habitat
; – structure sociale particulière
(un mâle pour deux femelles), limitant la vitesse de reproduction
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Gibbon de
Cao-vit (Nomascus nasutus)
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CR

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Effectifs restants Les
estimations les plus récentes indiquent
environ 74 individus, selon
une étude de 2024 utilisant une méthode de « vocal fingerprinting » plus
précise. Des recensements antérieurs
donnaient 107 à 136 individus en 2016.
L’espèce reste l’un des primates les plus menacés au monde.
Aire de répartition actuelle Le gibbon de Cao‑vit ne survit que
dans une seule forêt transfrontalière
située entre le nord du Vietnam
(Trung Khanh) et le sud de la Chine
(Bangliang). Toute la population mondiale
est confinée à ce petit massif karstique.
Pelage Comme chez les autres gibbons à huppe, le pelage présente un
dimorphisme sexuel marqué :
– le mâle est
noir avec une
huppe érigée ; – la
femelle est
beige à jaune pâle, avec une
couronne sombre sur la tête.
Les deux sexes possèdent une silhouette élancée adaptée au brachiation.
Risque d’extinction L’espèce est classée
En danger critique d’extinction (CR).
Les principales menaces sont : – aire
de répartition minuscule, limitant la capacité de croissance de la
population –
risque d’endogamie, lié à la
très faible diversité génétique –
perte d’habitat et nécessité de restaurer les corridors forestiers
– sensibilité aux
perturbations humaines, même si la chasse a fortement diminué
depuis 2007
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Rhinopithèque de Tonkin (Rhinopithecus avunculus)
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CR

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Colobe
rouge de Miss Waldron (Piliocolobus waldrona)
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CR
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Semnopithèque de Delacour (Trachypithecus delacouri)
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CR

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