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Oiseaux (endémiques) à
l'Arctique
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Nom |
Famille |
Description |
Mergule
nain (Alle alle)
Guillemot de Brünnich (Uria lomvia)
L’illustration montre deux oiseaux marins dans un paysage arctique avec
falaises glacées et montagnes en arrière-plan. L’oiseau en vol est le
Petit pingouin (Alca torda), reconnaissable à son plumage noir
et blanc et son vol près de la surface. Celui posé sur la glace est le
Guillemot de Brünnich (Uria lomvia), au corps élancé et au
plumage contrasté, typique des régions côtières froides. La scène met en
valeur leur habitat naturel et leur adaptation aux environnements polaires,
illustrant leur appartenance à la famille des alcidés.
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Alcidés
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Mergule nain (Alle alle)
Taille Très petit alcidé mesurant 19 à 21 cm de long pour une
envergure de 34 à 38 cm. Poids moyen entre 140 et 170 g. C’est le plus petit
représentant des alcidés dans l’Atlantique nord.
Distribution Espèce strictement arctique. Il niche au Groenland, au
Svalbard, en Nouvelle-Zemble, en Islande et sur plusieurs îles du
Haut-Arctique. En hiver, il descend vers les eaux libres de l’Atlantique
nord, parfois jusqu’à la Grande-Bretagne, la Nouvelle-Écosse ou
exceptionnellement les Açores et la Floride.
Adaptation au grand froid Plumage dense et isolant. Métabolisme
élevé soutenu par un régime riche en lipides (copépodes arctiques). Capacité
à plonger et nager sous la glace. Comportement grégaire renforçant la
thermorégulation en colonie.
Comportement Très grégaire, niche en colonies de plusieurs milliers
d’individus dans les éboulis rocheux. Vol rapide et bourdonnant avec des
ailes courtes. Plongeur actif, se nourrit en nageant sous l’eau. Stratégie
de double fourragement pendant l’élevage : alternance de trajets courts pour
nourrir le poussin et longs pour se nourrir soi-même.
Particularité Espèce indicatrice de la santé du zooplancton
arctique. Son régime est presque exclusivement composé de copépodes riches
en lipides. Son cri en colonie est très sonore et distinctif. Il est le seul
représentant du genre Alle.
Guillemot de Brünnich (Uria lomvia)
Taille Oiseau de taille moyenne mesurant 40 à 44 cm de long pour
une envergure de 64 à 75 cm. Poids entre 750 g et 1,5 kg. Bec épais et noir,
adapté à la capture de poissons.
Distribution Niche sur les falaises du Haut-Arctique : Groenland,
Svalbard, Islande, Canada, Russie. En hiver, migre vers les eaux libres de
l’Atlantique nord et du Pacifique. Rarement observé jusqu’au nord de la
France.
Adaptation au grand froid Plumage dense et imperméable. Capacité à
plonger profondément pour capturer des poissons sous la glace. Migration
hivernale vers les zones non prises par les glaces. Les jeunes voyagent à la
nage sur plus de 1000 km avant de pouvoir voler.
Comportement Niche en colonies sur les corniches rocheuses. Pond un
seul œuf directement sur la roche. Les poussins quittent le nid en sautant
dans la mer et sont nourris par le mâle pendant leur migration à la nage.
Plongeur efficace utilisant ses ailes pour se propulser sous l’eau. Pêche en
groupe de 20 à 200 individus.
Particularité Migration à la nage des juvéniles unique chez les
oiseaux. Spécialiste de la morue polaire et des crustacés pélagiques. Très
vulnérable aux pollutions marines et à l’ingestion de microplastiques.
Espèce emblématique des falaises arctiques. |
Labbe à
longue queue (Stercorarius longicaudus
Lagopède du Svalbard (Lagopus muta hyperborea)
L’illustration montre deux oiseaux adaptés aux environnements arctiques dans
un paysage glacé. En vol, le Labbe à longue queue (Stercorarius
longicaudus) est reconnaissable à ses longues ailes effilées et sa
queue allongée, caractéristiques du comportement aérien agile des labbes. Au
sol, le Lagopède du Svalbard (Lagopus muta hyperborea) est
représenté avec un plumage épais et clair, typique de son camouflage
hivernal, posé sur la neige dans un décor de toundra gelée. La scène met en
évidence les stratégies écologiques contrastées entre un prédateur aérien et
un oiseau terrestre spécialisé dans les milieux polaires.
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Stercoriidés
Phasianidés
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Labbe à longue queue (Stercorarius longicaudus)
Taille Longueur de 53 cm, envergure de 105 à 117 cm, poids entre
250 et 450 g. C’est le plus petit des labbes, avec une silhouette élancée et
des rectrices médianes très longues et effilées.
Distribution Niche dans la toundra arctique de l’Eurasie et de
l’Amérique du Nord, notamment au Groenland, Svalbard, Sibérie et Canada. En
hiver, migre vers les océans de l’hémisphère sud, notamment le Pacifique
central, les côtes d’Afrique occidentale et d’Amérique du Sud.
Adaptation au grand froid Plumage dense et isolant, métabolisme
élevé, comportement migratoire strict. Capable de survivre dans les zones de
toundra exposées grâce à sa capacité à exploiter les ressources saisonnières
comme les lemmings et les petits oiseaux.
Comportement Migrateur au long cours, solitaire ou en petits
groupes. Parade nuptiale aérienne spectaculaire. Défense agressive du nid,
pouvant attaquer les intrus. Se nourrit de petits rongeurs en été et adopte
un comportement kleptoparasite en hiver, volant les proies d’autres oiseaux
marins.
Particularité Espèce très élégante en vol, avec des rectrices
ondulantes caractéristiques. Son succès reproducteur dépend fortement de
l’abondance des lemmings. En hiver, il devient opportuniste et charognard,
adaptant son régime aux ressources marines disponibles.
Lagopède du Svalbard (Lagopus muta hyperborea)
Taille Longueur de 34 à 36 cm, envergure de 54 à 60 cm. C’est un
oiseau trapu, plus petit que le lagopède des saules, avec une tête et un bec
courts adaptés à la conservation de chaleur.
Distribution Sous-espèce endémique du Svalbard, présente toute
l’année dans l’archipel. C’est l’oiseau terrestre le plus septentrional,
vivant dans l’extrême Arctique sans migrer.
Adaptation au grand froid Plumage hivernal blanc, dense et
duveteux, y compris sur les pattes. Les plumes agissent comme isolant et
comme raquettes pour la neige. Métabolisme adapté à la thermorégulation.
Morphologie compacte réduisant les pertes de chaleur. Capacité à se nourrir
de végétaux pauvres en hiver.
Comportement Sédentaire, discret, actif au sol. Se nourrit de
bourgeons, graines et végétaux en hiver, d’insectes et baies en été. Nidifie
à même le sol, la femelle couve seule. Les jeunes sont nidifuges et volent
dès le 10e jour. Regroupement familial en automne.
Particularité Trois mues annuelles assurent un camouflage
saisonnier optimal. Les plumes blanches réfléchissent la lumière comme la
neige, assurant invisibilité et isolation. Les pattes emplumées offrent un
effet raquette. Espèce emblématique de l’adaptation extrême au froid
arctique. |
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Harfang
des neiges (Bubo scandiacus) L’illustration montre un
Harfang des neiges (Bubo scandiacus) en plein vol au-dessus
d’un océan agité bordé de montagnes enneigées. L’oiseau est représenté avec
ses ailes largement déployées, mettant en valeur son plumage blanc parsemé
de marques sombres, typique de son adaptation aux climats froids. La scène
souligne la puissance et l’élégance de ce rapace arctique dans son habitat
naturel, entre ciel, mer et glace.
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Strigidés
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Taille Le Harfang des neiges mesure entre 55 et 70 cm de
long, avec une envergure de 142 à 166 cm. Son poids varie de 1,6 à 2,5 kg,
les femelles étant plus grandes et plus lourdes que les mâles. C’est l’un
des plus grands hiboux du monde, avec une silhouette massive et puissante.
Distribution Il est présent dans tout le cercle arctique : toundra
d’Amérique du Nord, Groenland, Svalbard, Sibérie, nord de l’Europe. En
hiver, il migre vers le sud, parfois jusqu’en Europe centrale, en Asie du
Nord et dans le nord des États-Unis. En France, il est observé très
rarement, uniquement en hivernage exceptionnel.
Adaptation au grand froid Plumage dense et entièrement blanc, y
compris sur les pattes et les serres, assurant une isolation thermique
maximale. Yeux grands et orientés vers l’avant, adaptés à la vision dans la
pénombre arctique. Métabolisme élevé et capacité à stocker de la graisse.
Comportement migratoire flexible selon les conditions de neige et de proies.
Camouflage parfait dans les paysages enneigés.
Comportement Diurne, contrairement à la plupart des hiboux.
Solitaire ou en couple pendant la reproduction. Territorial et agressif en
période de nidification. Se nourrit principalement de lemmings, campagnols
et petits oiseaux. Chasse à l’affût ou en vol bas. Nidifie à même le sol,
dans une légère dépression. Les jeunes sont nidifuges et très vite
autonomes.
Particularité C’est l’un des rares rapaces à survivre et se
reproduire dans l’Arctique en plein été. Son plumage blanc varie selon le
sexe et l’âge : les mâles adultes peuvent être entièrement blancs, tandis
que les femelles et les jeunes sont tachetés de brun. Il peut tourner sa
tête jusqu’à 270° pour compenser l’immobilité de ses yeux. Emblème aviaire
du Québec depuis 1987. Espèce vulnérable selon l’UICN, en raison du
changement climatique et de la diminution des proies arctiques |
Oiseaux (endémiques) à
l'Antarctique
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Nom |
Famille |
Description |
Manchot
empereur (Aptenodytes forsteri)
Manchot Adélie (Pygoscelis adeliae)Illustration comparative
de deux espèces de manchots antarctiques dans leur habitat naturel. En
partie supérieure, un Manchot empereur, Aptenodytes forsteri, est représenté
debout sur la glace devant un paysage de montagnes enneigées et de glaciers,
avec un plumage noir sur la tête, des taches jaunes sur les côtés du cou et
un ventre blanc. En partie inférieure, un Manchot Adélie, Pygoscelis
adeliae, est illustré en plein saut hors de l’eau, avec des éclaboussures
dynamiques, un plumage noir sur la tête et le dos, un ventre blanc et un
anneau blanc distinctif autour des yeux. La scène met en évidence les
différences morphologiques et comportementales entre les deux espèces,
soulignant leur adaptation aux milieux polaires.
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Sphéniscidés

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Le Manchot empereur est le plus grand manchot antarctique, tandis
que le Manchot Adélie est plus petit mais plus agile. Tous deux sont adaptés
au froid extrême et présentent des comportements reproductifs et sociaux
remarquables.
Taille et morphologie Le Manchot empereur atteint jusqu’à 122 cm
pour une masse variant entre 20 et 40 kg selon la saison et le sexe. Il
possède un plumage noir sur le dos et la tête, blanc sur le ventre, avec des
marques jaunes vives près des oreilles. Le Manchot Adélie mesure entre 60 et
75 cm et pèse de 3 à 7 kg. Il se distingue par sa longue queue saillante,
son plumage noir bleuté après la mue, et ses cercles orbitaux blancs autour
des yeux.
Distribution géographique Le Manchot empereur est endémique de
l’Antarctique et se reproduit exclusivement sur la banquise continentale. Il
forme des colonies dans les régions les plus froides, parfois à plus de 100
km de la mer. Le Manchot Adélie est également présent sur tout le littoral
antarctique et les îles proches comme les Shetland du Sud et l’île de Ross.
Il occupe des zones rocheuses et côtières, souvent plus accessibles que
celles du Manchot empereur.
Adaptation au grand froid Le Manchot empereur possède une couche de
graisse épaisse, un plumage très dense et une capacité à réduire son
métabolisme pour survivre aux températures extrêmes. Il peut plonger jusqu’à
535 m et rester sous l’eau 18 minutes grâce à une hémoglobine adaptée à
l’hypoxie. Le Manchot Adélie accumule de la graisse avant la mue et la
reproduction. Il glisse sur la glace pour économiser son énergie et peut
nager à plus de 20 km/h en cas de besoin. Son comportement migratoire et sa
plasticité alimentaire lui permettent de s’adapter aux variations
climatiques et à la disponibilité des ressources.
Comportement social et reproductif Le Manchot empereur est monogame
en série et se reproduit en hiver. Le mâle couve l’unique œuf sur ses pattes
pendant que la femelle part en mer. Les parents alternent ensuite les rôles
pour nourrir le poussin. Les colonies peuvent regrouper plusieurs milliers
d’individus. Le Manchot Adélie est très grégaire et forme des colonies sur
les rochers. Il construit des nids avec des cailloux et pond deux œufs. La
reproduction dépend de la latitude et de l’état des glaces. Les adultes
arrivent tôt pour s’assurer une place dans la colonie et les jeunes
acquièrent l’expérience avant de se reproduire.
Particularités écologiques et comportementales Le Manchot empereur
est le seul manchot à se reproduire en plein hiver antarctique. Il possède
des os solides pour résister à la pression des plongées profondes et une
langue hérissée de papilles pour retenir les proies. Le Manchot Adélie passe
90 % de sa vie en mer et vit en petits groupes sauf en période de
reproduction. Il est capable de sauts puissants pour atteindre les rebords
de glace et utilise le vent pour se déplacer plus vite sur la banquise. Il
est sensible aux changements climatiques rapides et aux fluctuations de la
ressource alimentaire |
Pétrel
des neiges (Pagodroma nivea)
Cormoran antarctique (Leucocarbo bransfieldensis)
Illustration de deux oiseaux polaires dans un environnement glacé avec
montagnes enneigées en arrière-plan. En partie supérieure, un Oiseau des
neiges, Pagodroma nivea, est représenté en vol au-dessus de l’eau, avec un
plumage blanc pur et une silhouette élancée adaptée aux milieux
antarctiques. En partie inférieure, un Cormoran à ventre blanc, Leucocarbo
bransfieldensis, émerge de l’eau avec les ailes déployées, présentant un
plumage noir sur le dos, blanc sur le ventre et une posture dynamique. La
scène met en évidence la diversité aviaire des régions australes et
l’adaptation morphologique de ces espèces aux conditions extrêmes.
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Procellariidés
Phalacrocoracidés
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Le Pétrel des neiges et le Cormoran antarctique sont deux oiseaux
emblématiques des régions polaires, chacun présentant des adaptations
spécifiques au froid, à la vie marine et à la reproduction dans des milieux
extrêmes.
Taille et morphologie Le Pétrel des neiges mesure entre 30 et 40 cm
pour une envergure de 75 à 95 cm et un poids de 240 à 460 g. Son plumage est
entièrement blanc, son bec et ses pattes sont noirs. Il possède des narines
tubulaires caractéristiques des Procellariiformes. Le Cormoran antarctique
atteint 70 à 80 cm pour un poids de 1,5 à 3,5 kg. Il présente un plumage
noir sur le dos et la tête, blanc sur le ventre, avec un anneau coloré
autour de l’œil et une crête noire en période de reproduction.
Distribution géographique Le Pétrel des neiges est présent sur les
côtes antarctiques, les îles Sandwich du Sud, la Géorgie du Sud et certaines
zones subantarctiques. Il fréquente les falaises rocheuses et les zones
pélagiques. Le Cormoran antarctique est endémique de la péninsule
Antarctique et des îles Shetland du Sud. Il est le seul cormoran à pénétrer
dans l’Antarctique continental et à y maintenir un nid toute l’année si la
glace le permet.
Adaptation au grand froid Le Pétrel des neiges possède une glande
saline supra-nasale pour éliminer l’excès de sel et produit une huile
stomacale utilisée comme défense et source énergétique. Il est capable de
voler à 40 km/h et de plonger à faible profondeur. Le Cormoran antarctique
plonge jusqu’à 60 m et reste sous l’eau jusqu’à 4 minutes. Il forme des
radeaux de pêche coopérative et construit des nids isolants avec des algues
et des excréments. Ses poussins naissent sans duvet, dépendants de la
chaleur parentale.
Comportement social et reproductif Le Pétrel des neiges est
monogame et niche en colonies sur les falaises. Il pond un œuf entre
novembre et décembre, couvé pendant 41 à 49 jours. Le poussin s’envole entre
février et mai. Il est grégaire en mer et communique par gazouillis et cris
rudes. Le Cormoran antarctique est également monogame et niche en petites
colonies. Il pond jusqu’à cinq œufs dans des nids en forme de volcan
miniature. La reproduction a lieu d’octobre à novembre, avec un envol des
jeunes environ un mois après l’éclosion.
Particularités écologiques et comportementales Le Pétrel des neiges
se nourrit de krill, poissons et charognes, parfois en association avec des
baleines. Il est le seul membre du genre Pagodroma et produit une huile
stomacale projetable. Le Cormoran antarctique est le seul oiseau antarctique
à maintenir un nid toute l’année. Il vole à 50 km/h, pêche en groupe et vole
parfois des matériaux de nidification à ses voisins. Il partage ses sites de
reproduction avec d’autres espèces comme les albatros et les gorfous. |
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Labbe de
McCormick (Stercorarius maccormicki) llustration d’un Labbe
de McCormick, Stercorarius maccormicki, représenté en vol au-dessus d’un
paysage océanique glacé avec montagnes enneigées en arrière-plan. L’oiseau
présente un plumage brun avec des motifs plus sombres sur les ailes et la
queue, un bec ouvert et une posture dynamique traduisant la vigilance. Sa
morphologie robuste et son environnement polaire traduisent une adaptation
aux milieux antarctiques, soulignant son intérêt typologique et son rôle
écologique de prédateur et de charognard.
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Stercorariidés
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Le Labbe de McCormick est un prédateur antarctique robuste,
migrateur et opportuniste, doté d’une grande envergure et d’un comportement
agressif en période de reproduction.
Taille et morphologie Le Labbe de McCormick mesure environ 53 à 55
cm de long pour une envergure de 130 à 140 cm et un poids variant entre 900
et 1600 g. Il présente deux phases de plumage : une claire avec ventre brun
pâle et dos foncé, et une sombre entièrement brun-olive. Son bec crochu et
ses pattes palmées avec griffes acérées lui confèrent une allure de
prédateur marin.
Distribution géographique Il niche exclusivement sur le continent
antarctique, dans des zones libres de neige, souvent près du littoral mais
aussi à l’intérieur des terres. En dehors de la reproduction, il devient
strictement pélagique et fréquente les eaux tempérées et tropicales des deux
hémisphères. Les jeunes migrent jusqu’au Japon, au Groenland ou à la
Colombie-Britannique, tandis que les adultes restent plus proches du sud.
Adaptation au grand froid Le Labbe de McCormick est adapté aux
conditions antarctiques par son plumage dense, sa capacité à stocker de la
graisse et son comportement territorial. Il choisit des sites de
nidification dégagés de neige et peut résister à des vents violents et des
températures négatives. Son régime alimentaire varié (poissons, charognes,
œufs, poussins) lui permet de survivre dans des environnements pauvres en
ressources
Comportement social et reproductif Il est monogame et pond
généralement deux œufs dans un nid rudimentaire au sol. Il est extrêmement
agressif envers les intrus, pratiquant le bombardement en piqué pour
défendre son territoire. Bien que solitaire en mer, il forme des colonies
lâches pour la reproduction. Il est diurne et grégaire sur les zones de
nourrissage mais reste territorial autour du nid.
Particularités écologiques et comportementales C’est l’un des rares
oiseaux antarctiques à franchir régulièrement l’équateur. Il est piscivore,
carnivore, charognard et prédateur opportuniste. Il suit parfois les
chalutiers et les bancs de poissons. Il possède un vol puissant et
acrobatique, et sa longévité atteint environ 10 ans. Il joue un rôle clé
dans la régulation des populations d’autres oiseaux marins, notamment les
pétrels et les manchots. |
Mammifères (endémiques) à
l'Arctique
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Nom |
Famille |
Description |
Narval (Monodon
monoceros)
Baleine du Groenland (Balaena mysticetus)
Illustration d’un Narval, Monodon monoceros, et d’une Orque boréale, Orcinus
orca, représentés dans un environnement marin arctique avec des icebergs en
arrière-plan. Le narval présente un corps gris tacheté et une longue défense
torsadée pointée vers le ciel, tandis que l’orque émerge de l’eau avec son
dos noir, son ventre blanc et un jet d’eau expulsé par son évent. La scène
met en évidence la cohabitation de deux mammifères marins emblématiques des
régions polaires, soulignant leur intérêt typologique et leur adaptation aux
milieux glacés.
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Monodontidés
Balénidés
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Le Narval et la Baleine du Groenland sont deux cétacés emblématiques
de l’Arctique, chacun doté d’adaptations extrêmes au froid, d’une longévité
remarquable et de particularités anatomiques uniques.
Taille et morphologie Le Narval mesure entre 4 et 5,5 m pour un
poids de 800 kg à 16 t. Le mâle possède une défense torsadée pouvant
atteindre 3 m, issue de la canine gauche, utilisée comme organe sensoriel.
Il ne possède pas de nageoire dorsale et sa peau devient de plus en plus
blanche avec l’âge. La Baleine du Groenland atteint 14 à 18 m pour un poids
de 75 à 100 tonnes. Elle possède une tête massive représentant un tiers de
sa longueur, sans nageoire dorsale, et des fanons pouvant mesurer jusqu’à 4
m.
Distribution géographique Le Narval est présent toute l’année dans
les eaux arctiques du Canada, du Groenland et de la Russie. Il migre selon
les saisons mais reste dans les zones polaires. La Baleine du Groenland est
endémique de l’Arctique, répartie en quatre populations : mer d’Okhotsk,
Béring-Chukchi-Beaufort, est du Canada et ouest du Groenland, Spitzberg.
Elle fréquente les eaux peu profondes proches de la banquise.
Adaptation au grand froid Le Narval possède une épaisse couche de
graisse vascularisée, une dent sensorielle capable de détecter pression,
salinité et température, et une grande flexibilité corporelle. Il est
grégaire et peut plonger à grande profondeur. La Baleine du Groenland est
capable de briser la glace jusqu’à 1 m d’épaisseur avec sa tête, possède une
couche de graisse isolante et peut rester sous l’eau plus d’une heure. Elle
est adaptée à la vie sous la glace et à la filtration du zooplancton dans
des eaux froides.
Comportement social et reproductif Le Narval vit en groupes sociaux
stables, parfois mixtes, et migre selon les saisons. Il est vivipare,
grégaire et piscivore. Sa défense joue un rôle dans les interactions
sociales et la hiérarchie. La Baleine du Groenland est polyandre, les
femelles s’accouplant avec plusieurs mâles. La gestation dure 13 à 14 mois
et les petits naissent entre avril et juin. Elle chante pour communiquer et
se nourrir, parfois 24 h sur 24 pendant plusieurs mois.
Particularités écologiques et comportementales Le Narval est
surnommé licorne des mers. Sa dent contient des millions de terminaisons
nerveuses et peut se courber sans se briser. Il est l’un des rares cétacés à
posséder une dent sensorielle externe. La Baleine du Groenland est le
vertébré à la plus longue longévité connue, pouvant vivre plus de 200 ans.
Elle possède des gènes associés à la résistance au cancer et à la
sénescence. Elle est encore chassée de manière traditionnelle par certaines
communautés arctiques |
Phoque
annelé (Pusa hispida hispida)
Ours polaire (Ursus maritimus)
Illustration d’un Ours polaire, Ursus maritimus, et d’un Phoque annelé,
Phoca hispida hispida, représentés dans un environnement arctique composé de
banquise, d’eau glacée et d’icebergs en arrière-plan. L’ours est debout sur
un bloc de glace, gueule ouverte et pattes tendues dans une posture
agressive, tandis que le phoque repose sur une autre plaque de glace, tourné
vers le prédateur. La scène met en évidence une interaction naturelle entre
proie et prédateur dans un écosystème polaire, soulignant leur intérêt
typologique et leur adaptation aux conditions extrêmes.
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Phocidés
Ursidés
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Le Phoque annelé et l’Ours polaire sont deux espèces emblématiques
de l’Arctique, interdépendantes dans leur écosystème et remarquablement
adaptées aux conditions extrêmes de la banquise.
Taille et morphologie Le Phoque annelé adulte mesure entre 1,1 et
1,75 m pour un poids de 50 à 110 kg. Il possède un pelage gris foncé avec
des anneaux argentés sur le dos et les flancs, un ventre clair, une tête
courte et un corps trapu. L’Ours polaire mâle mesure entre 2,4 et 3 m de
long pour un poids de 400 à 800 kg, tandis que la femelle atteint 1,8 à 2,1
m pour 150 à 300 kg. Il présente une fourrure blanche dense, une peau noire,
des oreilles courtes et des pattes larges adaptées à la nage et à la marche
sur glace.
Distribution géographique Le Phoque annelé est le phoque le plus
largement répandu dans l’hémisphère nord. Il occupe l’océan Arctique, la mer
Baltique, la mer de Béring, la mer d’Okhotsk, la baie d’Hudson et le golfe
du Saint-Laurent. Il vit sur la banquise toute l’année et peut s’éloigner
des côtes grâce à ses trous de respiration dans la glace.
L’Ours polaire est présent dans tout l’Arctique circumpolaire,
réparti en 19 sous-populations. Il fréquente les zones de banquise
saisonnière et permanente du Canada, de la Russie, du Groenland, de la
Norvège et de l’Alaska.
Adaptation au grand froid Le Phoque annelé creuse des tanières dans
la neige pour mettre bas et se protéger du froid. Il possède une couche de
graisse isolante et peut maintenir des trous de respiration dans une glace
épaisse. Sa mue annuelle et son pelage imperméable assurent une régulation
thermique efficace. L’Ours polaire possède
une épaisse couche de graisse sous-cutanée, un pelage isolant et une peau
noire qui absorbe la chaleur. Ses pattes palmées facilitent la nage et sa
plante de pied est fourrée pour l’isolation et l’adhérence sur la glace.
Comportement social et reproductif Le Phoque annelé est solitaire.
Les mâles défendent des territoires contenant plusieurs tanières de
femelles. La reproduction a lieu en fin d’hiver, avec une gestation de 9 à
11 mois et une implantation différée. Le blanchon est allaité pendant deux
mois dans une tanière avant d’être sevré. L’Ours polaire est également
solitaire sauf en période de reproduction. La gestation dure environ 8 mois
avec implantation différée. Les femelles mettent bas un à trois petits dans
une tanière hivernale et les allaitent jusqu’à deux ans.
Particularités écologiques et comportementales Le Phoque annelé est
une proie principale de l’Ours polaire. Il se nourrit de poissons, crustacés
et mollusques, et peut migrer selon les conditions de glace. Il est menacé
par le réchauffement climatique qui fragilise ses tanières et réduit la
banquise. L’Ours polaire est un superprédateur, dépendant de la glace pour
chasser les phoques. Il peut nager sur de longues distances et parcourir
plus de 1000 km selon les saisons. Il est considéré comme vulnérable en
raison de la fonte des glaces et de la diminution des proies. |
Renard
arctique, blanc, ou polaire (Vulpes lagopus)
Illustration d’un Renard arctique, Vulpes lagopus, représenté
en course sur un sol enneigé avec un pelage blanc épais et une silhouette
élancée adaptée aux conditions polaires. L’animal présente une tête fine,
des oreilles courtes, une queue touffue et une posture dynamique tournée
vers l’avant. Le décor hivernal composé de neige texturée et de lumière
diffuse souligne son camouflage naturel et son intérêt typologique en tant
qu’espèce emblématique des milieux arctiques.
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Canidés
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Le Renard arctique est un canidé de petite taille parfaitement
adapté aux milieux polaires, doté d’un pelage changeant, d’une morphologie
extrêmophile et d’un comportement opportuniste.
Taille et morphologie Le Renard arctique mesure entre 46 et 68 cm
de long, avec une queue touffue de 30 cm et une hauteur au garrot d’environ
30 cm. Son poids varie de 3 à 9 kg selon la saison et la disponibilité
alimentaire. Il possède un museau court, des oreilles petites et arrondies,
des pattes trapues et une fourrure très dense, y compris sur les coussinets,
ce qui lui vaut le nom scientifique lagopus, « pied de lièvre ».
Distribution géographique Il est présent dans toute la région
circumpolaire de l’hémisphère nord : toundra arctique, banquise côtière,
zones alpines du Groenland, de l’Islande, de l’Amérique du Nord, de la
Sibérie et de l’Eurasie. Il occupe des milieux ouverts sans arbres, souvent
balayés par les vents, et peut survivre à des températures inférieures à −50
°C.
Adaptation au grand froid Sa fourrure change deux fois par an :
blanche ou crème en hiver pour le camouflage dans la neige, gris-brun ou
bleuâtre en été selon le morphotype. Il possède une couche de graisse
sous-cutanée, une thermorégulation efficace et une capacité à réduire les
pertes de chaleur grâce à sa morphologie compacte. Il enroule sa queue
autour de son corps pour dormir et se protège du vent. Ses coussinets poilus
lui assurent isolation et adhérence sur la glace.
Comportement social et reproductif Il vit en couple ou en groupe
familial dans des terriers complexes. La reproduction a lieu au printemps,
avec une gestation d’environ 50 jours. La femelle donne naissance à 6 à 10
petits, parfois jusqu’à 15 si les ressources sont abondantes. Les jeunes
sont élevés par les deux parents, mais la mortalité infantile est élevée. Il
est territorial en période de reproduction et nomade en hiver.
Particularités écologiques et comportementales Le Renard arctique
est omnivore et opportuniste. Il se nourrit de lemmings, oiseaux, œufs,
poissons, insectes, fruits, graines et charognes. Il suit parfois les ours
polaires pour consommer les restes de phoques. Il possède une excellente
ouïe pour détecter les proies sous la neige. Il n’est pas menacé à l’échelle
globale mais certaines sous-populations sont vulnérables. Il peut parcourir
des milliers de kilomètres en quête de nourriture, notamment sur la banquise
dérivante |
Mammifères (endémiques) à
l'Antarctique
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Nom |
Famille |
Description |
Phoque de
Weddell (Leptonychotes weddellii)
Phoque crabier (Lobodon carcinophagus)
Illustration comparative de deux espèces de phoques dans un environnement
marin glacé. En partie supérieure, un Phoque du Baïkal, Pusa sibirica, est
représenté avec un corps arrondi, une fourrure gris foncé et de petites
nageoires, traduisant une adaptation aux eaux douces du lac Baïkal. En
partie inférieure, un Phoque crabier, Lobodon carcinophagus, présente un
corps plus allongé, une fourrure claire ponctuée de taches sombres et une
posture dynamique, illustrant son adaptation aux milieux antarctiques. La
scène met en évidence les différences morphologiques et écologiques entre
ces deux espèces. |
Phocidés
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Le Phoque de Weddell et le Phoque crabier sont deux pinnipèdes
antarctiques aux adaptations extrêmes au froid, chacun occupant une niche
écologique distincte et présentant des comportements reproductifs et
alimentaires spécialisés.
Taille et morphologie Le Phoque de Weddell mesure entre 2,5 et 3,3
m pour un poids de 300 à 500 kg. Il possède un corps massif, une tête
petite, des nageoires antérieures courtes avec de larges griffes, et un
pelage gris sombre tacheté de beige ou brun. Le Phoque crabier mesure entre
2,03 et 2,6 m pour un poids de 180 à 300 kg. Son corps est fuselé, sa tête
allongée, son museau pointu, et sa dentition est spécialisée pour filtrer le
krill. Son pelage varie du marron foncé au beige clair selon la saison, avec
des cicatrices fréquentes dues aux attaques de léopards de mer.
Distribution géographique Le Phoque de Weddell est présent dans les
eaux côtières et intérieures de l’Antarctique, notamment en Terre-Adélie. Il
vit sur la banquise stable et utilise des trous dans la glace pour respirer.
Le Phoque crabier est l’espèce de phoque la plus abondante au monde, avec
une population estimée entre 8 et 50 millions d’individus. Il est
exclusivement antarctique et fortement lié au pack dérivant, pouvant être
emporté sur de longues distances.
Adaptation au grand froid Le Phoque de Weddell peut plonger jusqu’à
600 m et rester en apnée près de 70 minutes grâce à une réduction cardiaque
extrême et une rate contractile riche en hématies. Il entretient ses trous
de respiration en mordant la glace avec ses incisives horizontales. Le
Phoque crabier possède des molaires multilobées qui lui permettent de
filtrer le krill comme des fanons. Il consomme plus de 80 millions de tonnes
de krill par an et mue à la fin de l’été pour renouveler sa fourrure
isolante
Comportement social et reproductif Le Phoque de Weddell est peu
sociable, sauf en période de reproduction où les mâles établissent des
harems autour des trous de glace. L’accouplement a lieu dans l’eau entre
septembre et décembre, avec une implantation différée et une gestation de 9
à 10 mois. Le jeune est sevré en 1,5 à 2 mois. Le Phoque crabier est plutôt
solitaire ou en petits groupes, bien que des rassemblements de 1000
individus soient possibles. La reproduction a lieu d’octobre à décembre,
avec un petit sevré en trois semaines. Un mâle protecteur reste à proximité,
sans lien génétique garanti.
Particularités écologiques et comportementales Le Phoque de Weddell
est un plongeur exceptionnel, capable de scier la glace pour maintenir ses
accès à l’eau. Il se nourrit de poissons, crustacés et calmars. Ses
principaux prédateurs sont l’orque et le léopard de mer. Le Phoque crabier
est le plus rapide des phoques et possède une biomasse quatre fois
supérieure à celle de tous les autres pinnipèdes réunis. Il est spécialisé
dans la consommation de krill et montre une plasticité reproductive liée à
la disponibilité alimentaire |
Léopard
des mers (Hydrurga leptonyx)
Éléphant de mer du Sud (Mirounga leonina)
Illustration comparative de deux mammifères marins dans un environnement
sous-marin aux teintes bleues et vertes. En partie supérieure, un Léopard
des mers, Hydrurga leptonyx, est représenté en nage avec un corps fuselé,
une peau tachetée et une posture dynamique traduisant son rôle de prédateur.
En partie inférieure, un Éléphant de mer du Sud, Mirounga leonina, présente
un corps massif, une peau lisse brun-gris et une tête caractérisée par une
protubérance nasale, illustrant son adaptation aux milieux profonds et son
comportement plus placide. La scène met en évidence les différences
morphologiques et écologiques entre ces deux espèces antarctiques. |
Phocidés
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Le Léopard des mers est un prédateur solitaire agile et puissant,
tandis que l’Éléphant de mer du Sud est un géant polygame plongeant à grande
profondeur. Tous deux sont adaptés aux conditions extrêmes de l’océan
Austral.
Taille et morphologie Le Léopard des mers mesure entre 2,8 et 3,8 m
pour un poids de 300 à 500 kg, les femelles étant plus grandes que les
mâles. Il possède un corps élancé, une tête large, un long museau, des
mâchoires puissantes et un pelage gris argenté tacheté de noir. L’Éléphant
de mer du Sud est le plus grand des pinnipèdes. Le mâle atteint 5 à 6,5 m
pour un poids de 3 à 4 tonnes, tandis que la femelle mesure 2,5 à 3 m pour
400 à 900 kg. Le mâle se distingue par une trompe nasale proéminente
utilisée pour les vocalisations.
Distribution géographique Le Léopard des mers est présent dans les
eaux antarctiques et subantarctiques, notamment autour de la banquise et des
îles comme la Géorgie du Sud et les Shetland du Sud. L’Éléphant de mer du
Sud est circumpolaire dans l’hémisphère sud, avec des colonies sur les îles
subantarctiques (Kerguelen, Géorgie du Sud, Macquarie) et des zones de
nourrissage jusqu’au front polaire
Adaptation au grand froid Le Léopard des mers possède une épaisse
couche de graisse, un pelage dense et une grande agilité aquatique. Il peut
plonger à plus de 300 m et rester sous l’eau 15 à 30 minutes. L’Éléphant de
mer du Sud est endotherme, doté d’une peau épaisse et d’une couche de
graisse massive. Il peut plonger jusqu’à 1500 m pendant plus d’une heure
pour chasser en profondeur.
Comportement social et reproductif Le Léopard des mers est
solitaire sauf en période de reproduction. L’accouplement a lieu sous l’eau
entre décembre et janvier. La femelle met bas un petit entre octobre et
novembre après 11 mois de gestation. L’Éléphant de mer du Sud est polygame.
Les mâles forment des harems de 2 à 150 femelles sur les plages
subantarctiques. Les combats entre mâles sont violents. La mise bas a lieu
entre septembre et novembre, suivie d’un allaitement de 3 semaines avec un
lait très richeParticularités écologiques et comportementales
Le Léopard des mers est un superprédateur opportuniste. Il se nourrit de
manchots, jeunes phoques, poissons, calmars et krill. Il est réputé pour sa
férocité et sa technique de chasse brutale. Il est aussi curieux et peut
s’approcher des humains. L’Éléphant de mer du Sud est un plongeur extrême,
actif en mer pendant 10 mois. Il joue un rôle clé dans la régulation des
populations de poissons et céphalopodes et dans le cycle des nutriments
océaniques. Il présente un dimorphisme sexuel extrême et une hiérarchie
sociale marquée pendant la reproduction |
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