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Oiseaux (endémiques) à l'Arctique

Nom Famille Description
Mergule nain (Alle alle)
Guillemot de Brünnich (Uria lomvia)

L’illustration montre deux oiseaux marins dans un paysage arctique avec falaises glacées et montagnes en arrière-plan. L’oiseau en vol est le Petit pingouin (Alca torda), reconnaissable à son plumage noir et blanc et son vol près de la surface. Celui posé sur la glace est le Guillemot de Brünnich (Uria lomvia), au corps élancé et au plumage contrasté, typique des régions côtières froides. La scène met en valeur leur habitat naturel et leur adaptation aux environnements polaires, illustrant leur appartenance à la famille des alcidés. 

 

Alcidés

Mergule nain (Alle alle)
Taille
Très petit alcidé mesurant 19 à 21 cm de long pour une envergure de 34 à 38 cm. Poids moyen entre 140 et 170 g. C’est le plus petit représentant des alcidés dans l’Atlantique nord.
Distribution
Espèce strictement arctique. Il niche au Groenland, au Svalbard, en Nouvelle-Zemble, en Islande et sur plusieurs îles du Haut-Arctique. En hiver, il descend vers les eaux libres de l’Atlantique nord, parfois jusqu’à la Grande-Bretagne, la Nouvelle-Écosse ou exceptionnellement les Açores et la Floride.
Adaptation au grand froid
Plumage dense et isolant. Métabolisme élevé soutenu par un régime riche en lipides (copépodes arctiques). Capacité à plonger et nager sous la glace. Comportement grégaire renforçant la thermorégulation en colonie.
Comportement
Très grégaire, niche en colonies de plusieurs milliers d’individus dans les éboulis rocheux. Vol rapide et bourdonnant avec des ailes courtes. Plongeur actif, se nourrit en nageant sous l’eau. Stratégie de double fourragement pendant l’élevage : alternance de trajets courts pour nourrir le poussin et longs pour se nourrir soi-même.
Particularité
Espèce indicatrice de la santé du zooplancton arctique. Son régime est presque exclusivement composé de copépodes riches en lipides. Son cri en colonie est très sonore et distinctif. Il est le seul représentant du genre Alle.
Guillemot de Brünnich (Uria lomvia)
Taille
Oiseau de taille moyenne mesurant 40 à 44 cm de long pour une envergure de 64 à 75 cm. Poids entre 750 g et 1,5 kg. Bec épais et noir, adapté à la capture de poissons.
Distribution
Niche sur les falaises du Haut-Arctique : Groenland, Svalbard, Islande, Canada, Russie. En hiver, migre vers les eaux libres de l’Atlantique nord et du Pacifique. Rarement observé jusqu’au nord de la France.
Adaptation au grand froid
Plumage dense et imperméable. Capacité à plonger profondément pour capturer des poissons sous la glace. Migration hivernale vers les zones non prises par les glaces. Les jeunes voyagent à la nage sur plus de 1000 km avant de pouvoir voler.
Comportement
Niche en colonies sur les corniches rocheuses. Pond un seul œuf directement sur la roche. Les poussins quittent le nid en sautant dans la mer et sont nourris par le mâle pendant leur migration à la nage. Plongeur efficace utilisant ses ailes pour se propulser sous l’eau. Pêche en groupe de 20 à 200 individus.
Particularité
Migration à la nage des juvéniles unique chez les oiseaux. Spécialiste de la morue polaire et des crustacés pélagiques. Très vulnérable aux pollutions marines et à l’ingestion de microplastiques. Espèce emblématique des falaises arctiques.
Labbe à longue queue (Stercorarius longicaudus
Lagopède du Svalbard (Lagopus muta hyperborea)

L’illustration montre deux oiseaux adaptés aux environnements arctiques dans un paysage glacé. En vol, le Labbe à longue queue (Stercorarius longicaudus) est reconnaissable à ses longues ailes effilées et sa queue allongée, caractéristiques du comportement aérien agile des labbes. Au sol, le Lagopède du Svalbard (Lagopus muta hyperborea) est représenté avec un plumage épais et clair, typique de son camouflage hivernal, posé sur la neige dans un décor de toundra gelée. La scène met en évidence les stratégies écologiques contrastées entre un prédateur aérien et un oiseau terrestre spécialisé dans les milieux polaires.

 

Stercoriidés
Phasianidés

Labbe à longue queue (Stercorarius longicaudus)
Taille
Longueur de 53 cm, envergure de 105 à 117 cm, poids entre 250 et 450 g. C’est le plus petit des labbes, avec une silhouette élancée et des rectrices médianes très longues et effilées.
Distribution
Niche dans la toundra arctique de l’Eurasie et de l’Amérique du Nord, notamment au Groenland, Svalbard, Sibérie et Canada. En hiver, migre vers les océans de l’hémisphère sud, notamment le Pacifique central, les côtes d’Afrique occidentale et d’Amérique du Sud.
Adaptation au grand froid
Plumage dense et isolant, métabolisme élevé, comportement migratoire strict. Capable de survivre dans les zones de toundra exposées grâce à sa capacité à exploiter les ressources saisonnières comme les lemmings et les petits oiseaux.
Comportement
Migrateur au long cours, solitaire ou en petits groupes. Parade nuptiale aérienne spectaculaire. Défense agressive du nid, pouvant attaquer les intrus. Se nourrit de petits rongeurs en été et adopte un comportement kleptoparasite en hiver, volant les proies d’autres oiseaux marins.
Particularité
Espèce très élégante en vol, avec des rectrices ondulantes caractéristiques. Son succès reproducteur dépend fortement de l’abondance des lemmings. En hiver, il devient opportuniste et charognard, adaptant son régime aux ressources marines disponibles.
Lagopède du Svalbard (Lagopus muta hyperborea)
Taille
Longueur de 34 à 36 cm, envergure de 54 à 60 cm. C’est un oiseau trapu, plus petit que le lagopède des saules, avec une tête et un bec courts adaptés à la conservation de chaleur.
Distribution
Sous-espèce endémique du Svalbard, présente toute l’année dans l’archipel. C’est l’oiseau terrestre le plus septentrional, vivant dans l’extrême Arctique sans migrer.
Adaptation au grand froid
Plumage hivernal blanc, dense et duveteux, y compris sur les pattes. Les plumes agissent comme isolant et comme raquettes pour la neige. Métabolisme adapté à la thermorégulation. Morphologie compacte réduisant les pertes de chaleur. Capacité à se nourrir de végétaux pauvres en hiver.
Comportement
Sédentaire, discret, actif au sol. Se nourrit de bourgeons, graines et végétaux en hiver, d’insectes et baies en été. Nidifie à même le sol, la femelle couve seule. Les jeunes sont nidifuges et volent dès le 10e jour. Regroupement familial en automne.
Particularité
Trois mues annuelles assurent un camouflage saisonnier optimal. Les plumes blanches réfléchissent la lumière comme la neige, assurant invisibilité et isolation. Les pattes emplumées offrent un effet raquette. Espèce emblématique de l’adaptation extrême au froid arctique.
Harfang des neiges (Bubo scandiacus)

L’illustration montre un Harfang des neiges (Bubo scandiacus) en plein vol au-dessus d’un océan agité bordé de montagnes enneigées. L’oiseau est représenté avec ses ailes largement déployées, mettant en valeur son plumage blanc parsemé de marques sombres, typique de son adaptation aux climats froids. La scène souligne la puissance et l’élégance de ce rapace arctique dans son habitat naturel, entre ciel, mer et glace.

 

Strigidés

Taille Le Harfang des neiges mesure entre 55 et 70 cm de long, avec une envergure de 142 à 166 cm. Son poids varie de 1,6 à 2,5 kg, les femelles étant plus grandes et plus lourdes que les mâles. C’est l’un des plus grands hiboux du monde, avec une silhouette massive et puissante.
Distribution
Il est présent dans tout le cercle arctique : toundra d’Amérique du Nord, Groenland, Svalbard, Sibérie, nord de l’Europe. En hiver, il migre vers le sud, parfois jusqu’en Europe centrale, en Asie du Nord et dans le nord des États-Unis. En France, il est observé très rarement, uniquement en hivernage exceptionnel.
Adaptation au grand froid
Plumage dense et entièrement blanc, y compris sur les pattes et les serres, assurant une isolation thermique maximale. Yeux grands et orientés vers l’avant, adaptés à la vision dans la pénombre arctique. Métabolisme élevé et capacité à stocker de la graisse. Comportement migratoire flexible selon les conditions de neige et de proies. Camouflage parfait dans les paysages enneigés.
Comportement
Diurne, contrairement à la plupart des hiboux. Solitaire ou en couple pendant la reproduction. Territorial et agressif en période de nidification. Se nourrit principalement de lemmings, campagnols et petits oiseaux. Chasse à l’affût ou en vol bas. Nidifie à même le sol, dans une légère dépression. Les jeunes sont nidifuges et très vite autonomes.
Particularité
C’est l’un des rares rapaces à survivre et se reproduire dans l’Arctique en plein été. Son plumage blanc varie selon le sexe et l’âge : les mâles adultes peuvent être entièrement blancs, tandis que les femelles et les jeunes sont tachetés de brun. Il peut tourner sa tête jusqu’à 270° pour compenser l’immobilité de ses yeux. Emblème aviaire du Québec depuis 1987. Espèce vulnérable selon l’UICN, en raison du changement climatique et de la diminution des proies arctiques

 

Oiseaux (endémiques) à l'Antarctique

Nom Famille Description
Manchot empereur (Aptenodytes forsteri)
Manchot Adélie (Pygoscelis adeliae)

Illustration comparative de deux espèces de manchots antarctiques dans leur habitat naturel. En partie supérieure, un Manchot empereur, Aptenodytes forsteri, est représenté debout sur la glace devant un paysage de montagnes enneigées et de glaciers, avec un plumage noir sur la tête, des taches jaunes sur les côtés du cou et un ventre blanc. En partie inférieure, un Manchot Adélie, Pygoscelis adeliae, est illustré en plein saut hors de l’eau, avec des éclaboussures dynamiques, un plumage noir sur la tête et le dos, un ventre blanc et un anneau blanc distinctif autour des yeux. La scène met en évidence les différences morphologiques et comportementales entre les deux espèces, soulignant leur adaptation aux milieux polaires.

 

 

Sphéniscidés

 

Le Manchot empereur est le plus grand manchot antarctique, tandis que le Manchot Adélie est plus petit mais plus agile. Tous deux sont adaptés au froid extrême et présentent des comportements reproductifs et sociaux remarquables.
Taille et morphologie
Le Manchot empereur atteint jusqu’à 122 cm pour une masse variant entre 20 et 40 kg selon la saison et le sexe. Il possède un plumage noir sur le dos et la tête, blanc sur le ventre, avec des marques jaunes vives près des oreilles. Le Manchot Adélie mesure entre 60 et 75 cm et pèse de 3 à 7 kg. Il se distingue par sa longue queue saillante, son plumage noir bleuté après la mue, et ses cercles orbitaux blancs autour des yeux.
Distribution géographique
Le Manchot empereur est endémique de l’Antarctique et se reproduit exclusivement sur la banquise continentale. Il forme des colonies dans les régions les plus froides, parfois à plus de 100 km de la mer. Le Manchot Adélie est également présent sur tout le littoral antarctique et les îles proches comme les Shetland du Sud et l’île de Ross. Il occupe des zones rocheuses et côtières, souvent plus accessibles que celles du Manchot empereur.
Adaptation au grand froid
Le Manchot empereur possède une couche de graisse épaisse, un plumage très dense et une capacité à réduire son métabolisme pour survivre aux températures extrêmes. Il peut plonger jusqu’à 535 m et rester sous l’eau 18 minutes grâce à une hémoglobine adaptée à l’hypoxie. Le Manchot Adélie accumule de la graisse avant la mue et la reproduction. Il glisse sur la glace pour économiser son énergie et peut nager à plus de 20 km/h en cas de besoin. Son comportement migratoire et sa plasticité alimentaire lui permettent de s’adapter aux variations climatiques et à la disponibilité des ressources.
Comportement social et reproductif
Le Manchot empereur est monogame en série et se reproduit en hiver. Le mâle couve l’unique œuf sur ses pattes pendant que la femelle part en mer. Les parents alternent ensuite les rôles pour nourrir le poussin. Les colonies peuvent regrouper plusieurs milliers d’individus. Le Manchot Adélie est très grégaire et forme des colonies sur les rochers. Il construit des nids avec des cailloux et pond deux œufs. La reproduction dépend de la latitude et de l’état des glaces. Les adultes arrivent tôt pour s’assurer une place dans la colonie et les jeunes acquièrent l’expérience avant de se reproduire.
Particularités écologiques et comportementales
Le Manchot empereur est le seul manchot à se reproduire en plein hiver antarctique. Il possède des os solides pour résister à la pression des plongées profondes et une langue hérissée de papilles pour retenir les proies. Le Manchot Adélie passe 90 % de sa vie en mer et vit en petits groupes sauf en période de reproduction. Il est capable de sauts puissants pour atteindre les rebords de glace et utilise le vent pour se déplacer plus vite sur la banquise. Il est sensible aux changements climatiques rapides et aux fluctuations de la ressource alimentaire
Pétrel des neiges (Pagodroma nivea)
Cormoran antarctique (Leucocarbo bransfieldensis)

Illustration de deux oiseaux polaires dans un environnement glacé avec montagnes enneigées en arrière-plan. En partie supérieure, un Oiseau des neiges, Pagodroma nivea, est représenté en vol au-dessus de l’eau, avec un plumage blanc pur et une silhouette élancée adaptée aux milieux antarctiques. En partie inférieure, un Cormoran à ventre blanc, Leucocarbo bransfieldensis, émerge de l’eau avec les ailes déployées, présentant un plumage noir sur le dos, blanc sur le ventre et une posture dynamique. La scène met en évidence la diversité aviaire des régions australes et l’adaptation morphologique de ces espèces aux conditions extrêmes.

 

Procellariidés
Phalacrocoracidés

Le Pétrel des neiges et le Cormoran antarctique sont deux oiseaux emblématiques des régions polaires, chacun présentant des adaptations spécifiques au froid, à la vie marine et à la reproduction dans des milieux extrêmes.
Taille et morphologie
Le Pétrel des neiges mesure entre 30 et 40 cm pour une envergure de 75 à 95 cm et un poids de 240 à 460 g. Son plumage est entièrement blanc, son bec et ses pattes sont noirs. Il possède des narines tubulaires caractéristiques des Procellariiformes. Le Cormoran antarctique atteint 70 à 80 cm pour un poids de 1,5 à 3,5 kg. Il présente un plumage noir sur le dos et la tête, blanc sur le ventre, avec un anneau coloré autour de l’œil et une crête noire en période de reproduction.
Distribution géographique
Le Pétrel des neiges est présent sur les côtes antarctiques, les îles Sandwich du Sud, la Géorgie du Sud et certaines zones subantarctiques. Il fréquente les falaises rocheuses et les zones pélagiques. Le Cormoran antarctique est endémique de la péninsule Antarctique et des îles Shetland du Sud. Il est le seul cormoran à pénétrer dans l’Antarctique continental et à y maintenir un nid toute l’année si la glace le permet.
Adaptation au grand froid
Le Pétrel des neiges possède une glande saline supra-nasale pour éliminer l’excès de sel et produit une huile stomacale utilisée comme défense et source énergétique. Il est capable de voler à 40 km/h et de plonger à faible profondeur. Le Cormoran antarctique plonge jusqu’à 60 m et reste sous l’eau jusqu’à 4 minutes. Il forme des radeaux de pêche coopérative et construit des nids isolants avec des algues et des excréments. Ses poussins naissent sans duvet, dépendants de la chaleur parentale.
Comportement social et reproductif
Le Pétrel des neiges est monogame et niche en colonies sur les falaises. Il pond un œuf entre novembre et décembre, couvé pendant 41 à 49 jours. Le poussin s’envole entre février et mai. Il est grégaire en mer et communique par gazouillis et cris rudes. Le Cormoran antarctique est également monogame et niche en petites colonies. Il pond jusqu’à cinq œufs dans des nids en forme de volcan miniature. La reproduction a lieu d’octobre à novembre, avec un envol des jeunes environ un mois après l’éclosion.
Particularités écologiques et comportementales
Le Pétrel des neiges se nourrit de krill, poissons et charognes, parfois en association avec des baleines. Il est le seul membre du genre Pagodroma et produit une huile stomacale projetable. Le Cormoran antarctique est le seul oiseau antarctique à maintenir un nid toute l’année. Il vole à 50 km/h, pêche en groupe et vole parfois des matériaux de nidification à ses voisins. Il partage ses sites de reproduction avec d’autres espèces comme les albatros et les gorfous.
Labbe de McCormick (Stercorarius maccormicki)

llustration d’un Labbe de McCormick, Stercorarius maccormicki, représenté en vol au-dessus d’un paysage océanique glacé avec montagnes enneigées en arrière-plan. L’oiseau présente un plumage brun avec des motifs plus sombres sur les ailes et la queue, un bec ouvert et une posture dynamique traduisant la vigilance. Sa morphologie robuste et son environnement polaire traduisent une adaptation aux milieux antarctiques, soulignant son intérêt typologique et son rôle écologique de prédateur et de charognard.

 

Stercorariidés

Le Labbe de McCormick est un prédateur antarctique robuste, migrateur et opportuniste, doté d’une grande envergure et d’un comportement agressif en période de reproduction.
Taille et morphologie
Le Labbe de McCormick mesure environ 53 à 55 cm de long pour une envergure de 130 à 140 cm et un poids variant entre 900 et 1600 g. Il présente deux phases de plumage : une claire avec ventre brun pâle et dos foncé, et une sombre entièrement brun-olive. Son bec crochu et ses pattes palmées avec griffes acérées lui confèrent une allure de prédateur marin.
Distribution géographique
Il niche exclusivement sur le continent antarctique, dans des zones libres de neige, souvent près du littoral mais aussi à l’intérieur des terres. En dehors de la reproduction, il devient strictement pélagique et fréquente les eaux tempérées et tropicales des deux hémisphères. Les jeunes migrent jusqu’au Japon, au Groenland ou à la Colombie-Britannique, tandis que les adultes restent plus proches du sud.
Adaptation au grand froid
Le Labbe de McCormick est adapté aux conditions antarctiques par son plumage dense, sa capacité à stocker de la graisse et son comportement territorial. Il choisit des sites de nidification dégagés de neige et peut résister à des vents violents et des températures négatives. Son régime alimentaire varié (poissons, charognes, œufs, poussins) lui permet de survivre dans des environnements pauvres en ressources
Comportement social et reproductif
Il est monogame et pond généralement deux œufs dans un nid rudimentaire au sol. Il est extrêmement agressif envers les intrus, pratiquant le bombardement en piqué pour défendre son territoire. Bien que solitaire en mer, il forme des colonies lâches pour la reproduction. Il est diurne et grégaire sur les zones de nourrissage mais reste territorial autour du nid.
Particularités écologiques et comportementales
C’est l’un des rares oiseaux antarctiques à franchir régulièrement l’équateur. Il est piscivore, carnivore, charognard et prédateur opportuniste. Il suit parfois les chalutiers et les bancs de poissons. Il possède un vol puissant et acrobatique, et sa longévité atteint environ 10 ans. Il joue un rôle clé dans la régulation des populations d’autres oiseaux marins, notamment les pétrels et les manchots.

Mammifères (endémiques) à l'Arctique

Nom Famille Description
Narval (Monodon monoceros)
Baleine du Groenland (Balaena mysticetus)

Illustration d’un Narval, Monodon monoceros, et d’une Orque boréale, Orcinus orca, représentés dans un environnement marin arctique avec des icebergs en arrière-plan. Le narval présente un corps gris tacheté et une longue défense torsadée pointée vers le ciel, tandis que l’orque émerge de l’eau avec son dos noir, son ventre blanc et un jet d’eau expulsé par son évent. La scène met en évidence la cohabitation de deux mammifères marins emblématiques des régions polaires, soulignant leur intérêt typologique et leur adaptation aux milieux glacés.

 

Monodontidés
Balénidés

Le Narval et la Baleine du Groenland sont deux cétacés emblématiques de l’Arctique, chacun doté d’adaptations extrêmes au froid, d’une longévité remarquable et de particularités anatomiques uniques.
Taille et morphologie
Le Narval mesure entre 4 et 5,5 m pour un poids de 800 kg à 16  t. Le mâle possède une défense torsadée pouvant atteindre 3 m, issue de la canine gauche, utilisée comme organe sensoriel. Il ne possède pas de nageoire dorsale et sa peau devient de plus en plus blanche avec l’âge. La Baleine du Groenland atteint 14 à 18 m pour un poids de 75 à 100 tonnes. Elle possède une tête massive représentant un tiers de sa longueur, sans nageoire dorsale, et des fanons pouvant mesurer jusqu’à 4 m.
Distribution géographique
Le Narval est présent toute l’année dans les eaux arctiques du Canada, du Groenland et de la Russie. Il migre selon les saisons mais reste dans les zones polaires. La Baleine du Groenland est endémique de l’Arctique, répartie en quatre populations : mer d’Okhotsk, Béring-Chukchi-Beaufort, est du Canada et ouest du Groenland, Spitzberg. Elle fréquente les eaux peu profondes proches de la banquise.
Adaptation au grand froid
Le Narval possède une épaisse couche de graisse vascularisée, une dent sensorielle capable de détecter pression, salinité et température, et une grande flexibilité corporelle. Il est grégaire et peut plonger à grande profondeur. La Baleine du Groenland est capable de briser la glace jusqu’à 1 m d’épaisseur avec sa tête, possède une couche de graisse isolante et peut rester sous l’eau plus d’une heure. Elle est adaptée à la vie sous la glace et à la filtration du zooplancton dans des eaux froides.
Comportement social et reproductif
Le Narval vit en groupes sociaux stables, parfois mixtes, et migre selon les saisons. Il est vivipare, grégaire et piscivore. Sa défense joue un rôle dans les interactions sociales et la hiérarchie. La Baleine du Groenland est polyandre, les femelles s’accouplant avec plusieurs mâles. La gestation dure 13 à 14 mois et les petits naissent entre avril et juin. Elle chante pour communiquer et se nourrir, parfois 24 h sur 24 pendant plusieurs mois.
Particularités écologiques et comportementales
Le Narval est surnommé licorne des mers. Sa dent contient des millions de terminaisons nerveuses et peut se courber sans se briser. Il est l’un des rares cétacés à posséder une dent sensorielle externe. La Baleine du Groenland est le vertébré à la plus longue longévité connue, pouvant vivre plus de 200 ans. Elle possède des gènes associés à la résistance au cancer et à la sénescence. Elle est encore chassée de manière traditionnelle par certaines communautés arctiques
Phoque annelé (Pusa hispida hispida)
Ours polaire (Ursus maritimus)

Illustration d’un Ours polaire, Ursus maritimus, et d’un Phoque annelé, Phoca hispida hispida, représentés dans un environnement arctique composé de banquise, d’eau glacée et d’icebergs en arrière-plan. L’ours est debout sur un bloc de glace, gueule ouverte et pattes tendues dans une posture agressive, tandis que le phoque repose sur une autre plaque de glace, tourné vers le prédateur. La scène met en évidence une interaction naturelle entre proie et prédateur dans un écosystème polaire, soulignant leur intérêt typologique et leur adaptation aux conditions extrêmes.

 

Phocidés
Ursidés

Le Phoque annelé et l’Ours polaire sont deux espèces emblématiques de l’Arctique, interdépendantes dans leur écosystème et remarquablement adaptées aux conditions extrêmes de la banquise.
Taille et morphologie
Le Phoque annelé adulte mesure entre 1,1 et 1,75 m pour un poids de 50 à 110 kg. Il possède un pelage gris foncé avec des anneaux argentés sur le dos et les flancs, un ventre clair, une tête courte et un corps trapu. L’Ours polaire mâle mesure entre 2,4 et 3 m de long pour un poids de 400 à 800 kg, tandis que la femelle atteint 1,8 à 2,1 m pour 150 à 300 kg. Il présente une fourrure blanche dense, une peau noire, des oreilles courtes et des pattes larges adaptées à la nage et à la marche sur glace.
Distribution géographique
Le Phoque annelé est le phoque le plus largement répandu dans l’hémisphère nord. Il occupe l’océan Arctique, la mer Baltique, la mer de Béring, la mer d’Okhotsk, la baie d’Hudson et le golfe du Saint-Laurent. Il vit sur la banquise toute l’année et peut s’éloigner des côtes grâce à ses trous de respiration dans la glace. L’Ours polaire est présent dans tout l’Arctique circumpolaire, réparti en 19 sous-populations. Il fréquente les zones de banquise saisonnière et permanente du Canada, de la Russie, du Groenland, de la Norvège et de l’Alaska.
Adaptation au grand froid
Le Phoque annelé creuse des tanières dans la neige pour mettre bas et se protéger du froid. Il possède une couche de graisse isolante et peut maintenir des trous de respiration dans une glace épaisse. Sa mue annuelle et son pelage imperméable assurent une régulation thermique efficace. L’Ours polaire possède une épaisse couche de graisse sous-cutanée, un pelage isolant et une peau noire qui absorbe la chaleur. Ses pattes palmées facilitent la nage et sa plante de pied est fourrée pour l’isolation et l’adhérence sur la glace.
Comportement social et reproductif
Le Phoque annelé est solitaire. Les mâles défendent des territoires contenant plusieurs tanières de femelles. La reproduction a lieu en fin d’hiver, avec une gestation de 9 à 11 mois et une implantation différée. Le blanchon est allaité pendant deux mois dans une tanière avant d’être sevré. L’Ours polaire est également solitaire sauf en période de reproduction. La gestation dure environ 8 mois avec implantation différée. Les femelles mettent bas un à trois petits dans une tanière hivernale et les allaitent jusqu’à deux ans.
Particularités écologiques et comportementales
Le Phoque annelé est une proie principale de l’Ours polaire. Il se nourrit de poissons, crustacés et mollusques, et peut migrer selon les conditions de glace. Il est menacé par le réchauffement climatique qui fragilise ses tanières et réduit la banquise. L’Ours polaire est un superprédateur, dépendant de la glace pour chasser les phoques. Il peut nager sur de longues distances et parcourir plus de 1000 km selon les saisons. Il est considéré comme vulnérable en raison de la fonte des glaces et de la diminution des proies.
Renard arctique, blanc, ou polaire (Vulpes lagopus)
Illustration d’un Renard arctique, Vulpes lagopus, représenté en course sur un sol enneigé avec un pelage blanc épais et une silhouette élancée adaptée aux conditions polaires. L’animal présente une tête fine, des oreilles courtes, une queue touffue et une posture dynamique tournée vers l’avant. Le décor hivernal composé de neige texturée et de lumière diffuse souligne son camouflage naturel et son intérêt typologique en tant qu’espèce emblématique des milieux arctiques.

 

 

Canidés

Le Renard arctique est un canidé de petite taille parfaitement adapté aux milieux polaires, doté d’un pelage changeant, d’une morphologie extrêmophile et d’un comportement opportuniste.
Taille et morphologie
Le Renard arctique mesure entre 46 et 68 cm de long, avec une queue touffue de 30 cm et une hauteur au garrot d’environ 30 cm. Son poids varie de 3 à 9 kg selon la saison et la disponibilité alimentaire. Il possède un museau court, des oreilles petites et arrondies, des pattes trapues et une fourrure très dense, y compris sur les coussinets, ce qui lui vaut le nom scientifique lagopus, « pied de lièvre ».
Distribution géographique
Il est présent dans toute la région circumpolaire de l’hémisphère nord : toundra arctique, banquise côtière, zones alpines du Groenland, de l’Islande, de l’Amérique du Nord, de la Sibérie et de l’Eurasie. Il occupe des milieux ouverts sans arbres, souvent balayés par les vents, et peut survivre à des températures inférieures à −50 °C.
Adaptation au grand froid
Sa fourrure change deux fois par an : blanche ou crème en hiver pour le camouflage dans la neige, gris-brun ou bleuâtre en été selon le morphotype. Il possède une couche de graisse sous-cutanée, une thermorégulation efficace et une capacité à réduire les pertes de chaleur grâce à sa morphologie compacte. Il enroule sa queue autour de son corps pour dormir et se protège du vent. Ses coussinets poilus lui assurent isolation et adhérence sur la glace.
Comportement social et reproductif
Il vit en couple ou en groupe familial dans des terriers complexes. La reproduction a lieu au printemps, avec une gestation d’environ 50 jours. La femelle donne naissance à 6 à 10 petits, parfois jusqu’à 15 si les ressources sont abondantes. Les jeunes sont élevés par les deux parents, mais la mortalité infantile est élevée. Il est territorial en période de reproduction et nomade en hiver.
Particularités écologiques et comportementales
Le Renard arctique est omnivore et opportuniste. Il se nourrit de lemmings, oiseaux, œufs, poissons, insectes, fruits, graines et charognes. Il suit parfois les ours polaires pour consommer les restes de phoques. Il possède une excellente ouïe pour détecter les proies sous la neige. Il n’est pas menacé à l’échelle globale mais certaines sous-populations sont vulnérables. Il peut parcourir des milliers de kilomètres en quête de nourriture, notamment sur la banquise dérivante

Mammifères (endémiques) à l'Antarctique

Nom Famille Description
Phoque de Weddell (Leptonychotes weddellii)
Phoque crabier (Lobodon carcinophagus)

Illustration comparative de deux espèces de phoques dans un environnement marin glacé. En partie supérieure, un Phoque du Baïkal, Pusa sibirica, est représenté avec un corps arrondi, une fourrure gris foncé et de petites nageoires, traduisant une adaptation aux eaux douces du lac Baïkal. En partie inférieure, un Phoque crabier, Lobodon carcinophagus, présente un corps plus allongé, une fourrure claire ponctuée de taches sombres et une posture dynamique, illustrant son adaptation aux milieux antarctiques. La scène met en évidence les différences morphologiques et écologiques entre ces deux espèces.

Phocidés

Le Phoque de Weddell et le Phoque crabier sont deux pinnipèdes antarctiques aux adaptations extrêmes au froid, chacun occupant une niche écologique distincte et présentant des comportements reproductifs et alimentaires spécialisés.
Taille et morphologie
Le Phoque de Weddell mesure entre 2,5 et 3,3 m pour un poids de 300 à 500 kg. Il possède un corps massif, une tête petite, des nageoires antérieures courtes avec de larges griffes, et un pelage gris sombre tacheté de beige ou brun. Le Phoque crabier mesure entre 2,03 et 2,6 m pour un poids de 180 à 300 kg. Son corps est fuselé, sa tête allongée, son museau pointu, et sa dentition est spécialisée pour filtrer le krill. Son pelage varie du marron foncé au beige clair selon la saison, avec des cicatrices fréquentes dues aux attaques de léopards de mer.
Distribution géographique
Le Phoque de Weddell est présent dans les eaux côtières et intérieures de l’Antarctique, notamment en Terre-Adélie. Il vit sur la banquise stable et utilise des trous dans la glace pour respirer. Le Phoque crabier est l’espèce de phoque la plus abondante au monde, avec une population estimée entre 8 et 50 millions d’individus. Il est exclusivement antarctique et fortement lié au pack dérivant, pouvant être emporté sur de longues distances.
Adaptation au grand froid
Le Phoque de Weddell peut plonger jusqu’à 600 m et rester en apnée près de 70 minutes grâce à une réduction cardiaque extrême et une rate contractile riche en hématies. Il entretient ses trous de respiration en mordant la glace avec ses incisives horizontales. Le Phoque crabier possède des molaires multilobées qui lui permettent de filtrer le krill comme des fanons. Il consomme plus de 80 millions de tonnes de krill par an et mue à la fin de l’été pour renouveler sa fourrure isolante
Comportement social et reproductif
Le Phoque de Weddell est peu sociable, sauf en période de reproduction où les mâles établissent des harems autour des trous de glace. L’accouplement a lieu dans l’eau entre septembre et décembre, avec une implantation différée et une gestation de 9 à 10 mois. Le jeune est sevré en 1,5 à 2 mois. Le Phoque crabier est plutôt solitaire ou en petits groupes, bien que des rassemblements de 1000 individus soient possibles. La reproduction a lieu d’octobre à décembre, avec un petit sevré en trois semaines. Un mâle protecteur reste à proximité, sans lien génétique garanti.
Particularités écologiques et comportementales
Le Phoque de Weddell est un plongeur exceptionnel, capable de scier la glace pour maintenir ses accès à l’eau. Il se nourrit de poissons, crustacés et calmars. Ses principaux prédateurs sont l’orque et le léopard de mer. Le Phoque crabier est le plus rapide des phoques et possède une biomasse quatre fois supérieure à celle de tous les autres pinnipèdes réunis. Il est spécialisé dans la consommation de krill et montre une plasticité reproductive liée à la disponibilité alimentaire
Léopard des mers (Hydrurga leptonyx)
Éléphant de mer du Sud (Mirounga leonina)

Illustration comparative de deux mammifères marins dans un environnement sous-marin aux teintes bleues et vertes. En partie supérieure, un Léopard des mers, Hydrurga leptonyx, est représenté en nage avec un corps fuselé, une peau tachetée et une posture dynamique traduisant son rôle de prédateur. En partie inférieure, un Éléphant de mer du Sud, Mirounga leonina, présente un corps massif, une peau lisse brun-gris et une tête caractérisée par une protubérance nasale, illustrant son adaptation aux milieux profonds et son comportement plus placide. La scène met en évidence les différences morphologiques et écologiques entre ces deux espèces antarctiques.

Phocidés

Le Léopard des mers est un prédateur solitaire agile et puissant, tandis que l’Éléphant de mer du Sud est un géant polygame plongeant à grande profondeur. Tous deux sont adaptés aux conditions extrêmes de l’océan Austral.
Taille et morphologie
Le Léopard des mers mesure entre 2,8 et 3,8 m pour un poids de 300 à 500 kg, les femelles étant plus grandes que les mâles. Il possède un corps élancé, une tête large, un long museau, des mâchoires puissantes et un pelage gris argenté tacheté de noir. L’Éléphant de mer du Sud est le plus grand des pinnipèdes. Le mâle atteint 5 à 6,5 m pour un poids de 3 à 4 tonnes, tandis que la femelle mesure 2,5 à 3 m pour 400 à 900 kg. Le mâle se distingue par une trompe nasale proéminente utilisée pour les vocalisations.
Distribution géographique
Le Léopard des mers est présent dans les eaux antarctiques et subantarctiques, notamment autour de la banquise et des îles comme la Géorgie du Sud et les Shetland du Sud. L’Éléphant de mer du Sud est circumpolaire dans l’hémisphère sud, avec des colonies sur les îles subantarctiques (Kerguelen, Géorgie du Sud, Macquarie) et des zones de nourrissage jusqu’au front polaire
Adaptation au grand froid
Le Léopard des mers possède une épaisse couche de graisse, un pelage dense et une grande agilité aquatique. Il peut plonger à plus de 300 m et rester sous l’eau 15 à 30 minutes. L’Éléphant de mer du Sud est endotherme, doté d’une peau épaisse et d’une couche de graisse massive. Il peut plonger jusqu’à 1500 m pendant plus d’une heure pour chasser en profondeur.
Comportement social et reproductif
Le Léopard des mers est solitaire sauf en période de reproduction. L’accouplement a lieu sous l’eau entre décembre et janvier. La femelle met bas un petit entre octobre et novembre après 11 mois de gestation. L’Éléphant de mer du Sud est polygame. Les mâles forment des harems de 2 à 150 femelles sur les plages subantarctiques. Les combats entre mâles sont violents. La mise bas a lieu entre septembre et novembre, suivie d’un allaitement de 3 semaines avec un lait très richeParticularités écologiques et comportementales Le Léopard des mers est un superprédateur opportuniste. Il se nourrit de manchots, jeunes phoques, poissons, calmars et krill. Il est réputé pour sa férocité et sa technique de chasse brutale. Il est aussi curieux et peut s’approcher des humains. L’Éléphant de mer du Sud est un plongeur extrême, actif en mer pendant 10 mois. Il joue un rôle clé dans la régulation des populations de poissons et céphalopodes et dans le cycle des nutriments océaniques. Il présente un dimorphisme sexuel extrême et une hiérarchie sociale marquée pendant la reproduction